INTERVIEW DE DIRIGEANT – JEAN-PAUL BABEY

1. Votre histoire, votre entreprise

Je vous propose de vous présenter, de nous parler de votre parcours et de votre entreprise.

Je suis Jean-Paul Babey, je dirige le groupe de protection sociale Alptis. Nous avons la particularité d’exister sous une forme associative. Cela signifie que nous bâtissons des programmes destinés à l’assurance des personnes. Cela va de la complémentaire santé jusqu’à l’assurance vie.

Lorsque nos clients nous rejoignent, ils deviennent adhérents de l’une de nos associations (en fonction de leur type de besoin). Nous travaillons sur 3 marchés différents, que sont le marché des particuliers, le marché des professionnels/TNS ainsi que le marché des entreprises.

Nous avons un rôle de constructeur de garanties, que nous cherchons à assurer à travers 25 organismes distincts. Ils sont distribués partout en France, à travers un réseau de 6000 courtiers-distributeurs.

Le groupe Alptis a été fondé à Lyon en 1976. Nous comptons aujourd’hui 600 collaborateurs. Nous gérons 350 millions d’euros de prime et nous couvrons 500 000 personnes, sur tout le territoire français. 

Nous nous définissons comme un organisme à rentabilité raisonnée. Nos clients sont membres de nos associations à but non-lucratif. Nous n’avons donc pas de dividende à reverser. De ce fait, nous consacrons l’essentiel de nos excédents financiers au réinvestissement, dans l’objectif de toujours accroître la qualité fournie à nos clients.

Concernant mon parcours professionnel, j’ai été pendant 12 ans Directeur International de Mondial Assistance. Cela m’a permis d’acquérir une habilité à décoder les cultures ainsi qu’une connaissance des différentes équations économiques dans le monde. Puis, je me suis plus intéressé au secteur de l’assurance depuis 2004, date à laquelle j’ai pris la direction du groupe Alptis.

L’Entreprise DU FUTUR a pour but de créer de la « confiance » entre dirigeants. Pour vous, qu’est-ce que signifie cette notion au sein de votre entreprise ? 

La confiance vis-à-vis de ses collaborateurs se bâtie grâce à une relation de progrès, de bienveillance, mais aussi d’exigence.

L’entreprise est un lieu où l’on doit faire prospérer l’équation économique et où le lien de confiance est essentiel. Il faut l’instaurer, mais surtout savoir le faire prospérer.

Vis-à-vis de ses clients, la confiance se gagne en tenant les promesses qui ont pu être faites sur la solution proposée. Cette intégrité permet de fidéliser ses partenaires commerciaux et d’établir des relations pérennes. 

Quelle vision avez-vous de l’entreprise de demain ? 

Je pense que l’entreprise de demain restera une aventure humaine. Elle a été construite par l’homme et elle le restera toujours.

Elle sera également respectueuse de ses différents écosystèmes. Premièrement, de son écosystème économique, avec ses fournisseurs, ses clients et ses différentes parties prenantes.

Elle respectera également son écosystème humain. Nous assistons aujourd’hui à l’apparition d’une nouvelle forme d’organisation du travail. Je pense qu’il faut donc savoir respecter le bien-être des contributeurs à l’entreprise, tout en coconstruisant des solutions économiques pertinentes.

Pour finir, l’entreprise de demain respectera son écosystème sociétal et écologique, c’est-à-dire la société et la nature qui l’environne.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) pourriez-vous transmettre à vos pairs entrepreneurs pour surmonter cette crise sanitaire ?

Je ne souhaiterais donner aucune leçon moralisante, car chaque entreprise est confrontée à des situations différentes. Les positions, les marchés, les clients et les contributeurs ne sont pas les mêmes et ne réagissent pas de la même manière. Les exigences de poursuite d’activité en fonction du métier sont très différentes, d’autant plus dans ce contexte sanitaire dégradé.

Chez Apltis, nous avons la chance d’avoir un métier qui se digitalise. Nous avons une excellente organisation du traitement de l’information, ce qui nous a permis d’être à 100 % en télétravail, et ce, depuis 1 an. Mais ce n’est pas le cas de tous les métiers et j’en suis bien conscient.

Pour ma part, ce qui m’importe beaucoup, c’est de garder confiance en la vie, malgré la pression des médias qui diffusent des informations parfois très anxiogènes.

Il est important de rayonner l’optimisme !

Cette pandémie doit être combattue, mais nous devons considérer les signes d’optimisme qu’elle nous laisse entrevoir. Il faut savoir trouver le positif de ce que nous sommes en train de vivre.

2. Votre engagement aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR en tant que membre du Programme Présidents ? 

Ce qui m’intéresse, c’est l’ouverture d’esprit. Le métier de chef d’entreprise est un métier de solitaire. Il est donc toujours très enrichissant de pouvoir échanger entre pairs.

Également, je souhaite comprendre les enjeux qui sont à l’œuvre dans les différents secteurs.

Dans notre métier assurantiel, nous avons un rôle sociétal. Nous sommes là pour apporter des remèdes à ce que j’appelle « l’aversion au risque ». Nous ne vous assurerons pas contre un risque que vous ne considérez pas ou qui ne vous effraie pas. Cependant, vous allez effectivement vouloir vous assurer contre des risques qui peuvent nuire véritablement à vos finances, à votre environnement, à ce quoi vous tenez, à l’exercice de votre activité économique, etc.

Il est donc essentiel pour nous de comprendre toutes les mutations sociétales et cela est intéressant de le faire au contact d’autres entreprises. Nous souhaitons comprendre leurs enjeux, leurs soucis, leurs préoccupations, leurs victoires aussi. Cela nous permet d’imaginer le futur et ce à quoi nous ferons plus attention demain.

Dans le cadre de votre adhésion, prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès annuel de l’Entreprise DU FUTUR, prévue le 1er juillet 2021 ?

C’est un grand oui !