Baisse importante du nombre de chomeurs en France

Caroline

Caroline

2 Février 2022.

Temps de lecture : 2 min 

D’après l’INSEE, le taux de chômage est au plus bas en France depuis 2012. « Le nombre de personnes sans activité inscrites à Pôle emploi a baissé de 520 000 en un an » peut-on lire dans Les Echos cette semaine. Une reprise économique plus forte qu’attendue malgré la crise sanitaire.


Eric Gras
, Senior Marketing Manager Employer Insight de INDEED et membre de la communauté Entreprise DU FUTUR, nous apporte un éclairage chiffré du marché du travail en ce début d’année 2022.

 

« Le 21 janvier 2022, le volume d’offres d’emploi* sur Indeed France se situait 29,7 % au-dessus de son niveau de référence pré-pandémie du 1er février 2020. Les entreprises recrutent encore à grande échelle. »

 

Dans l’ensemble, ce sont toujours les professions dites « essentielles » (santé, soins à domicile, transport, logistique, sécurité) qui affichent les progressions les plus importantes, avec un volume d’offres en augmentation de 71,9 % en moyenne par rapport au 1er février 2020.
Les recrutements dans les métiers du tourisme et de la restauration se stabilisent (+41,6 % par rapport au 1er février 2020). Les professions « non essentielles » et des métiers du bâtiment et de l’habitat (essentiellement composés de l’architecture, de la construction, de l’installation et de la maintenance et de l’immobilier) affichent des progressions plus mesurées de 21,1 % et 17,8 % respectivement. 

Dans le détail, des disparités toujours importantes persistent selon les métiers. Certains métiers de la santé (les soins infirmiers, la pharmacie et l’assistance médico-technique), les soins personnels ou à domicile et les métiers de la propreté et de l’hygiène affichent toujours un volume d’annonces plus de deux fois supérieur à celui d’avant-crise.
À l’inverse, les recrutements dans les sciences humaines et sociales, l’ingénierie mécanique ou civile et le support informatique pâtissent toujours de la crise, avec des baisses de volume d’annonces de 4 % à 20 % par rapport au 1er février 2020. Sur un an glissant, ce sont les métiers de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration qui ont le plus augmenté leur volume de projets de recrutements. Enfin, sur les deux dernières semaines, on notera la poursuite de la reprise du secteur aérien (+ 10,7 points).

 

L’intérêt des candidats ne suit pas l’accroissement du volume d’offres et donc la « tension » sur les métiers des soins personnels et à domicile, les soins infirmiers ou encore la restauration s’accroît.
À l’inverse, les métiers de l’ingénierie ou le support informatique affichent des progressions de clics par annonce importantes, alors que l’on observe toujours une baisse du nombre d’offres d’emploi.
Pour autant, certains métiers ont vu leur attractivité relative augmenter avec la crise : les métiers faisant appel aux mathématiques et aux statistiques (data scientist notamment) affichent par exemple des progressions importantes malgré un accroissement des tensions sur l’année écoulée, alors que leur volume d’offres reste inchangé par rapport à avant la crise. Sur un an glissant, les tensions se sont en outre particulièrement accrues dans les ressources humaines, l’ingénierie mécanique ou l’hôtellerie-tourisme


Des inégalités territoriales


Le contraste en termes de volume d’offres entre l’Île-de-France et le reste du pays s’accroît encore, puisque la région francilienne affiche une hausse de 11,0 % par rapport à l’avant crise, en progression de 2,1 points par rapport au 7 janvier dernier. La région continue de tirer la moyenne nationale vers le bas : toutes les autres régions se situent au-dessus des 27,9 % de progression du volume total des offres.

*une mesure en temps réel de l’activité du marché du travail, corrigée des variations saisonnières

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