Travail & handicap

Caroline Ponton

1er Novembre 2022

Temps de lecture : 2 min 

Alors que la plupart des entreprises rencontres des difficultés pour recruter, le taux de chômage des personnes handicapées reste lui encore trés élévé (14 % contre 7,4 % pour le reste de la population active)*, ce qui soulève la question du plein-emploi pour les travailleurs en situation de handicap. 

Les chiffres montrent que l’on est donc loin encore de l’objectif fixé par la loi de 1987. Elle impose à chaque entreprise d’au moins 20 salariés d’avoir dans ses effectifs, au minimum 6 % de travailleurs handicapés. Si la société ne répond pas à cette obligation, elle doit s’acquitter d’une contribution financière.

Aujourd’hui, seules les grandes entreprises obtiennent de meilleurs résultats : 6,1 % pour celles qui emploient 2 500 salariés et plus, 4,5 % pour celles de 250 à 499 salariés et 3,3 % pour les entreprises de 20 à 49 salariés*. Au total en 2021, seulement 34 % des entreprises qui emploient suffisamment de travailleurs en situation de handicap pour ne pas avoir à verser de contribution.

Face à ce constat, nous avons souhaité donner la parole à Serge DESSAY, Président Directeur Général de Hotravail et Vice-président du Club des ETI (entreprises de taille intermédiaire) de la Région Nouvelle-Aquitaine.
Sa société emploie 97% de personnes handicapées, il nous partage son retour d’expérience sur le sujet.

1. Serge vous avez créé l’Entreprise Hotravail, il y a 20 ans. Aujourd’hui, elle emploie plus 500 salariés, dont 97 % de personnes handicapés. Pouvez-vous nous présenter votre entreprise et pourquoi vous avez fait ce choix ?

S.D : Hotravail est une entreprise multiservices, présente dans tout le grand Sud de la France. Nos domaines d’activité principaux sont le bâtiment et les espaces verts mais le groupe possède aussi un vignoble, un service de prestation de drones et un service de communication visuelle… Nous nous sommes diversifiés au fil du temps selon les besoins de nos clients. C’est un groupement d’entreprises adaptées qui permet depuis plus de 20 ans à des professionnels reconnus travailleurs handicapés d’exercer une activité professionnelle salariée dans des conditions adaptées à leurs efficiences et favorisant leur intégration dans l’entreprise.

Lorsque Hotravail est né en 1992, la question du travail des personnes handicapées était majoritairement traitée par le prisme du médico-social. Personnellement, comme d’autres de mes collègues, j’ai toujours pensé que c’était une erreur. D’abord pour la personne : on vous condamne à la seule condition « de personne handicapée », qui doit vivre toute sa vie dans l’assistanat, enfermé dans le cadre d’une institution de soin, vivant de subside de l’état et n’accédant ainsi jamais à un statut normal de salarié, comme chaque citoyen a le droit dans notre pays. Ensuite pour l’entreprise : pourquoi se priver de talent sous prétexte que la personne serait atteinte d’un handicap. Il y a des dizaines de milliers de personnes en France qui sont atteintes d’un handicap et qui ne le signalent pas par peur de perdre leur travail. Preuve qu’il y a encore du travail à faire sur le regard que porte la société sur le handicap.

2. En 2020, il y avait 800 entreprises adaptées qui emploient près de 40 000 salariés handicapés (source UNEA). HO TRAVAIL fait partie de ces entreprises, pouvez-vous nous parler de « l’entreprise adaptée » ?

S.D : Techniquement parlant une entreprise adaptée est une entreprise qui possède un agréement d’état qui lui confère ce statut. Elle a une obligation d’emploi de 50% de personnels reconnus handicapés. Au quotidien, nous sommes une entreprise normale, qui se soucie simplement du bien-être de chacun de ses individus, en adaptant son poste et sa charge de travail aux caractéristiques qui peuvent être les siennes.

3. On constate qu’une grande partie des entreprises adaptées concernent la prestation de services, est-ce adaptable à tous les secteurs d’activités ?

S.D : Traditionnellement oui, car les entreprises adaptées interviennent souvent en sous-traitance de grands groupes. Mais nous nous diversifions de plus en plus. La loi ne prévoit pas de limitations des domaines d’activité dans lesquelles ont le droit d’opérer les entreprises adaptées. Ainsi, vous pouvez voir de nos jours des entreprises comme Séquence Clé Productions, une « Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale » (ESUS) spécialisée dans la production audiovisuelle, qui emploie 80% de professionnels touchés par le handicap. Nous avons choisi de la soutenir en étant présent au capital.
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, les entreprises adaptées (EA) touchent maintenant divers domaines comme des usines de confection textile, des exploitations agricoles, des start-ups dans les nouvelles technologies… Les EA s’appuient maintenant sur les savoir-faire de leurs travailleurs handicapés pour proposer des prestations intellectuelles. Elles sont capables de mettre à disposition de leurs clients une expertise dans des domaines précis comme la communication, le marketing, le web ou les ressources humaines…

4. Selon l’étude Michael Page – Agefiph, 76 % des salariés interrogés déclarent qu’il est difficile d’accéder à un poste de cadre pour une personne en situation de handicap, pensez-vous que le handicap est-il un obstacle à une évolution professionnelle ?

S.D : En termes de discrimination à l’embauche, malheureusement les personnes handicapées sont le plus désavantagées. Cela étant dit, si aujourd’hui le fait d’être handicapé est un frein à l’évolution dans l’entreprise il l’est nettement moins qu’il y a trente ans. La société a quand même fait des progrès sur le sujet.

5. Le nombre de demandeurs d’emploi en situation de handicap est à son plus bas niveau depuis 5 ans. Le regard sur le handicap et sa prise en charge évolue tant du point de vue politique que social. Cela est notamment permis grâce à la mise en place d’une législation et d’aides financières de l’Etat en faveur de l’inclusion dans le monde de l’entreprise.
Au-delà de cela, quel conseil aimeriez-vous donner aux entreprises pour encourager le recrutement de personnes en situation de handicap ?

S.D : Ce n’est pas un conseil mais plutôt une réflexion. J’ai l’habitude de dire cela aux personnes qui m’entoure « nous sommes tous des handicapés en puissance ». Un jour ou l’autre, tout le monde ou presque peut se retrouver en situation de handicap. Est-ce que pour autant cette unique caractéristique nous définira dès lors en tant que personne ? Lorsque vous embauchez quelqu’un faites-le pour ses compétences, rien de plus.

On me parle souvent d’un manque de rendement. Dans la plupart des cas cette crainte est injustifiée. Vous serez souvent surpris des rendements que peuvent donner les personnes reconnues travailleur handicapé. Quand on laisse sa chance à quelqu’un à qui l’on répète sans cesse qu’il appartient à une catégorie de la population qui a du mal à accéder à l’emploi, sa motivation est décuplée. 

* Donnée extraite de la dernière étude de la Dares, service statistiques du ministère du Travail

Serge Dessay, PDG de Hotravail

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1er Novembre 2022 Temps de lecture : 2 min  Alors que la plupart des entreprises rencontres des difficultés pour recruter, le taux de chômage des

L’inclusion : facteur de performance pour les entreprises

Yasmine

Yasmine

23 Février 2022

Temps de lecture : 2 min 

La crise sanitaire liée à l’épidémie de la covid-19 a fortement impacté dans nos régions le tissu entrepreneurial. Autour de moi en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie, je vois les entreprises à la peine et nous savons le sort qui attend malheureusement un grand nombre d’entre elles. Si personne n’est responsable d’une telle catastrophe, si personne n’est à l’abri dans pareil contexte d’être confronté à une baisse d’activité, la crise que nous traversons m’a conforté dans la vision d’entreprise que je défends à Hotravail.

En 1992, nous étions dans les tous premiers en France à se lancer dans l’aventure de l’entreprise adaptée.  À l’époque, nous faisions le constat d’un taux de chômage très élevé chez les personnes reconnues handicapées en France. Aujourd’hui, la situation n’a pas énormément évolué, mais, modestement, nous pensons avoir contribué à améliorer l’image des personnes handicapées dans le monde du travail. 

Parti de zéro, le groupe est trente ans plus tard et avec plus de 95% de personnels reconnus travailleurs handicapés une des plus grosses EA de France. À une échelle régionale, Hotravail, qui emploie désormais des centaines de personnes, est une entreprise respectée et de poids important indépendamment de son statut. L’inclusion est donc le pilier fondateur de notre structure et sa raison d’être depuis le départ. Cette caractéristique qui peut paraitre un désavantage pour certains, par temps maussade se transforme rapidement en force.

Au cœur de la crise, j’ai vu une solidarité immense des personnels pour assurer le service minimum auprès de nos clients. Les salariés d’Hotravail ont fait corps avec leur entreprise pour continuer à satisfaire ses clients. Dans une structure qui respecte les individualités, s’adapte à l’humain, à ses défauts et ses caractéristiques le salarié se sent partie intégrante de l’entreprise. Bien souvent, nos salariés sont exclus du monde du travail depuis longtemps avant d’arriver chez nous. Le fait de se sentir accueillis, reconnus provoque automatiquement une immense reconnaissance envers l’entreprise et ses dirigeants en retour. La logique est pourtant simple : si l’entreprise est solidaire avec moi, je suis solidaire avec elle. Des salariés qui se sentent bien dans une entreprise s’investissent plus, ont une volonté forte de vouloir la  sauver en temps de crise et sont prêts à mouiller le maillot. En 2020 et 2021, nous avons soit maintenu soit augmenté notre chiffre d’affaires sur l’ensemble des structures. Tout le monde ne peut pas en dire autant. Je suis sûr que ce constat est la résultante du rapport qu’entretien Hotravail avec ses salariés. Chez nous, l’inclusion est un facteur déterminant de performance.

Il pourrait en être de même dans toutes les entreprises de France.

En 2022, année d’élection présidentielle et on l’espère de relance, j’invite mes collègues chefs d’entreprise et les politiques à replacer l’inclusion en entreprise au centre du débat public. Dans un monde ou les relations humaines sont de plus en plus volatiles, la covid nous a montré que celles des salariés avec leur entreprise l’était singulièrement. Le rôle de l’entreprise est de fédérer, aider chacun à se sentir valorisé et à avoir un rôle à jouer dans la société. Pariez sur des profils différents dans vos structures, ce n’est pas qu’une question de social : vous aurez des équipes solides pour mener à bien vos projets. 

Serge Dessay, PDG de Hotravail

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1er Novembre 2022 Temps de lecture : 2 min  Alors que la plupart des entreprises rencontres des difficultés pour recruter, le taux de chômage des

Interview de Dirigeant – Jacques Blanchet –

Je suis le dirigeant de l’entreprise BLANCHET. Jean mon père avait développé fortement sa société et lors d’une discussion en famille, il m’a sollicité pour travailler avec lui et ses équipes. J’envisageais alors de faire des études de droit afin de devenir magistrat, mais comme nous nous étions très complices et après réflexion j’ai accepté. Je me suis formé à la construction métallique, puis à l’école des jeunes dirigeants du bâtiment. Au sein de l’entreprise, nous intervenons dans 5 métiers : la charpente métallique, la métallerie, la menuiserie aluminium, la menuiserie acier et la rénovation de monuments historiques. J’ai souhaité faire mes armes dans plusieurs métiers de l’entreprise, de la fabrication, aux études, en passant par la conduite de travaux, la direction commerciale, puis la direction générale et la présidence de l’entreprise à partir de 2002. C’est une entreprise familiale que mon grand-père avait créée en 1940. Mon père l’a repris en 1973 et largement développée, puisqu’en 20 ans notre effectif est passé de 8 à plus de 100 personnes. Pour ma part, je l’ai intégré en 1991, j’en ai pris la direction en 1999 et je la dirige depuis cette période avec une équipe CODIR de 12 personnes, tous directeurs de leur service. Nous sommes 140 personnes et réalisons régulièrement 27 millions de chiffre d’affaires.  Nous intervenons dans toute la France, principalement en Région Auvergne-Rhône Alpes et à Paris. Nous accompagnons nos clients surtout le territoire. Aujourd’hui, la répartition de l’activité se compose d’environ 50% de marché publics et 50% de marchés privés.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Le bonheur n’est pas en haut de la montagne, mais dans la façon de la gravir. 

                                                                    
                                                                                                  Confucius

Une citation de Confucius, me parait appropriée, elle précise que « Le bonheur n’est pas en haut de la montagne, mais dans la façon de la gravir » elle est une incitation au parcours initiatique et un encouragement à gravir tous les échelons de l’ascenseur social tout en s’épanouissant. La seconde qui me vient à l’idée, est de Nadaud et dit que « La main réalise bien quand l’esprit la guide bien. » Pourquoi ? Dans mon parcours plusieurs passions m’animent : l’entreprise et la formation plus généralement. Cette citation souligne que c’est bien l’esprit, le cerveau qui guide la main, c’est rassurant et très encourageant pour les professionnels des activités manuelles et des métiers d’art, car il est indispensable de reconnaitre et mettre en avant durablement cette intelligence. Nos métiers sont à l’origine plutôt manuels, aujourd’hui, nous industrialisons les processus de fabrication et notamment les tâches répétitives, sans enlever les savoirs faire métiers, c’est aussi la marche du temps. D’autres challenges sont en cours, la transformation numérique de l’entreprise dans sa globalité et la prise en compte dans la conception de nos ouvrages des enjeux d’avenir et notamment les éléments liés au développement durable.

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Le premier enjeu est à mon avis de structurer et d’adapter en permanence le service commercial : nous réalisons autant de marchés publics que de marchés privés à ce jour, il est indispensable d’être agile pour répondre aux évolutions et variations d’activités dans l’un ou l’autre des secteurs. Il est important de structurer pour pérenniser l’apport commercial, notre carburant : les commandes de nos clients. Ensuite, avoir dans l’entreprise une gestion de ressources humaines proactive inscrite dans le cadre de la GPEC : Gestion des Parcours des Emplois et des Compétences. Je crois qu’en ressources humaines l’important est le savoir-être et les compétences. Nous devons échanger avec nos salariés dans l’entreprise, pour les faire participer aux différents challenges, les écouter et comprendre leurs aspirations, c’est aussi comme cela que l’on fait grandir les collaborateurs. Ce qui est important également c’est d’avoir dans nos entreprises une vision stratégique sur l’innovation et les formations que l’on va apporter aux salariés, il faut innover, trouver des solutions.

Il n’y a pas uniquement des formations et solutions académiques, il y a aussi des formations à inventer en interne, avec pour objectifs qu’elles soient pragmatiques et adaptées. Bien sûr nous effectuons des parcours plus académiques, aujourd’hui nous participons à des formations avec mes équipes dans le cadre d’un accélérateur BPI, pour apprendre à passer des caps, d’industrialisation ou d’évolution stratégique. Ensuite, il faut innover dans la commercialisation des nouveaux produits et principes constructifs. L’innovation et l’organisation de la production industrielle sont des sujets d’avenir, avec l’humain au centre de la démarche.

Dans le cadre de votre enjeu HUMAIN, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Le travail est une valeur sure, il nous structure, le travail mais aussi les récompenses du travail. Concernant le travail, tout au long du parcours nous progressons en fonction des formations réalisées, sans aucun doute l’implication et la motivation sont des accélérateurs. Pour les récompenses, depuis plus de trente ans l’intéressement et la participation sont en place dans l’entreprise. Chaque année lorsque l’entreprise obtient des résultats positifs, les salariés ont un retour. Dans les années fructueuses, l’ensemble peut représenter jusqu’à deux mois de salaire supplémentaires. Depuis toujours je le suis engagé aux côtés du DRH, je connais nos salariés par leurs prénoms et les croise une et deux fois par semaine, bien sur la taille de l’entreprise s’y prête. Que ce soient les membres du CODIR, de l’encadrement de l’entreprise ou le dirigeant, il est important d’aller sur le terrain fréquemment afin de savoir comment vont nos équipes. En ayant une action récurrente dans ce domaine, on remarque une constance dans les relations. L’encadrement est primordial pour l’accompagnement des équipes, les directeurs sont proches des collaborateurs, ils animent régulièrement des réunions de services. Avec le vecteur de la transformation numérique nous allons mettre en place un dialogue gagnant/gagnant, lorsque les personnels apportent des idées innovantes à leur poste de travail, quel que soit le service, études, achats, production d’ateliers et de chantiers, nous devrons les identifier, les formaliser, afin de les mettre en œuvre. Lors de notre CSE mensuel, nous évoquons tous les sujets, tout n’est pas parfait, mais nous mettons en œuvre les améliorations, au fur et à mesure, ainsi nous règlons les sujets un par un, la réactivité dans ce domaine est importante.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Il faut penser à ce qui marche aujourd’hui, mais surtout à ce qui marchera demain

Depuis que le monde est monde, il traverse de nombreuses crises et cela va probablement perdurer. A travers mes différentes expériences et engagements, que ce soit à la Fédération du Bâtiment ou dernièrement à la Région dans mon mandat d élu. J’ai acquis la conviction que l’union des forces est indispensable pour passer ces caps. Un chef d’entreprise se pose inévitablement la question de comment on avance et comment on avance dans et après une crise. Dans une vie professionnelle, il n’est pas anormal de traverser des cycles de turbulences, pour ma part, entré dans l’entreprise en 1991, j’ai connu, 1998, 2003 2008 , 2016 plusieurs périodes complexes et nous avons continué d’avancer. Je pense que le chef
d’entreprise, doit être un chef d’orchestre, Il ne peut pas jouer de tous les instruments mais connaît la partition, son rôle est d’entraîner la troupe, êtrela locomotive. Il doit voir clair, avoir une vision d’avenir, c’est une mission exigeante qu’on soit en période de crise ou non. Un exemple, l’année dernière, le 17 mars, nous avons annoncé à nos collaborateurs que l’entreprise allait fermer suite aux annonces du chef de l’État. Nous avions lancé la transformation numérique 2 ans auparavant, en 1 jour et demi notre DSI a su mettre 68 personnes sur 140 en télétravail, ainsi nous avons très vite appris à travailler à distance, nous avons préparé la reprise et l’avenir. Fort de tout cela nous avons pu redémarrer très vite nos activités, un mois après nous avions repris à 90% notre production. Il est indispensable dans de telles situations de prendre du recul et d’analyser ce qu’il se passe, se dire qu’on a des outils pour affronter cela, que l’humain, la combativité et savoir montrer l’exemple, sont des vecteurs de relance.

Pendant cette période, nous avons mis à profit ce temps pour élaborer et formaliser la stratégie future. Nous avons confirmé nos investissements, la nécessité d’apporter de nouveaux moyens à l’ensemble de notre équipe opérationnelle. Une alternative est possible, elle est très utile de prendre le temps d’analyser pour construire une stratégie de redémarrage et être au rendez-vous de reprise d’activité.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Pour le personnage, je le verrai bien sortir d’une bande dessinée et qu’il soit monté sur ressorts, en clair du ressort et de l’agilité ! Quant à l’analogie, je pense à un pilote de formule 1, il conduit un bolide, mais doit toujours regarder devant, car tout va très vite et la sortie de route est plus que jamais une composante du défi. Il faut rester dans la trajectoire et piloter finement, être très réactif, s’intéresser et maitriser de nombreux sujets, être inventif et innovant. Ce personnage est très engagé, sportif, privilégie l’analyse et prends de nombreuses décisions. L’entreprise est une formule 1, son moteur de haute technologie évolue très vite. La gestion des ressources humaines est primordiale comme en course, indispensable de constituer une équipe prête à relever les challenges. Nous les relevons d’autant plus que nous connaissons bien les femmes et les hommes qui travaillent avec nous. Un chef d’entreprise est conscient et sait prendre des risques, souvent l’entreprise familiale est patrimoniale, en clair sont risque est aussi là, mais l’exercice apporte d’immenses satisfactions, quelques fois même, on n’a l’impression d’avoir gagné une course !

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Ce que j’attends de mes collaborateurs ? Cela doit être une relation gagnant/gagnant, nous les accompagnons et les formons aux différents métiers, c’est avant tout une relation de confiance, je souhaite qu’ils mettent en avant leur créativité et apportent de nouvelles solutions, de nouveaux produits, des idées innovantes. Par leur intelligence et leur culture ils feront grandir l’entreprise, elle s’engage à la réciprocité. L’expérience additionnée à de nouvelles énergies accélère le développement. Ce qui est ’intéressant dans les nouvelles générations c’est qu’elles ont intégré dans leur l’ADN qu’il faut préserver la planète. Le meilleur avenir que l’on puisse réserver à notre jeunesse, c’est de tout mettre en œuvre pour accompagner cette ambition. Les chefs d’entreprises le savent, Il est nécessaire et indispensable de s’impliquer maintenant pour que ce mouvement soit vertueux, récurent et durable. La stratégie de développement doit être lisible et partagée, elle est alimentée par des solutions agiles apportées par toutes les bonnes volontés.

‘’Cette stratégie doit être Co-construite’’.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

En tant que partenaire, j’ai appris beaucoup de choses, cette expérience rend humble. Il y a des chefs d’entreprises plus expérimentés qui ont fait leurs preuves, ‘’des ténors’’ et également la jeune génération pleine de talents et d’idées pertinentes, cette journée a été très inspirante. Depuis nous avons mis en pratique quelques enseignements au sein de l’entreprise. Je m’y suis rendu pour apprendre et cela permet vraiment d’accélérer, c’est aussi productif pour les mises en relations avec d’autres entrepreneurs qui peuvent devenir potentiellement des clients. J’ai eu la chance d’échanger et rencontrer Julia de Funès pour la partie RH et philosophie de l’entreprise. J’ai rencontré et déjeuné avec Garry Kasparov le champion du monde d’échecs, des personnalités que je n’aurai probablement jamais eu la chance de croiser autrement. Entreprise du Futur, c’est une très belle expérience pour les chefs d’entreprise, une réunion hyper enrichissante. 

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Pour moi, c’est une réelle opportunité afin d’échanger avec les différents dirigeants de PME et ETI. Je me décris comme n’étant pas un “homme de réseau”. Aussi, grâce à cette adhésion, c’est avant tout pour moi, l’occasion d’échanger avec mes homologues sur des expériences et situations vécues. Je souhaite participer à des webinaires intéressants proposés par l’Entreprise Du Futur qui me permettront de développer de façon raisonnable mon réseau afin de créer des liens auprès de fournisseurs et clients. 

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Bénédicte DURAND DELOCHE –

MECELEC COMPOSITES est le leader français de la  transformation de matériaux composites.  Le groupe développe de l’outillage spécifique pour différents secteurs d’activité (transports terrestres, maritimes, ferroviaire, énergie, BTP, équipement, infrastructures, médical, sécurité…)  ainsi qu’une expertise et des technologies de pointe dans les composites. En 2021, MECELEC se développe en créant Althéora. Altheora a pour mission d’accompagner la transformation RSE de chacune des entreprises qui en fait partie. Elle atteindra cette mission en partageant les ressources et les processus d’industrialisation du groupe, en insufflant les valeurs de la RSE dans les innovations industrielles, en générant de la croissance durable et une vision enthousiasmante de l’avenir et en créant un cluster industriel régional dynamique et inspirant. 

Fondé en 1934, Mecelec a été créé par Jean Rigau, ingénieur mécanicien et Gabriel Noize, ingénieur électricien. Un de ses premiers chantiers conséquent est le déploiement des premiers réseaux électriques sur l’ensemble du territoire français. Mecelec s’est imposé après-guerre sur un domaine différent qui est la transformation des matériaux composites et des plastiques. L’entreprise s’est également renouvelée en intégrant dans les années 1980 les premiers processus de recyclage. En créant un écosystème industriel innovant et respectueux, Altheora se donne l’objectif de transformer les industries traditionnelles en industries du futur.

 

Bénédicte Durand-Deloche est issue d’une business school et a terminé ses études à l’EMLyon business school avec un équivalent de MBA. Elle travaillait dans un grand groupe et voulait évoluer. Son père a racheté MECELEC en 2010 avec un fond d’entrepreneurs de la région lyonnaise et elle a rejoint l’aventure.

Aujourd’hui, leur activité principale est la transformation de matériaux composites et polymères. Ils ont une chaîne de valeur et positionnement très différent de ce qu’on peut trouver d’habitude chez les industriels. Ils conçoivent et co-conçoivent les produits et offrent beaucoup de services. Ils sont axés sur le partage et la transmission. “Le petit pas de côté” est un signe distinctif de l’entreprise. C’est une vieille entreprise créée en 1934 mais en avance sur son positionnement.

Votre histoire, votre entreprise

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Les trois enjeux majeurs de l’entreprise sont :

   L’innovation, c’est notre histoire passée et notre futur. Dans le milieu industriel, l’innovation est généralement de l’innovation de rupture. Nous faisons également de l’innovation de processus et de business model.

      La RSE a toujours été importante pour l’entreprise. Dans notre nouveaux projets, c’est la pierre angulaire de notre plan stratégique. nous parlons d’environnement, de responsabilité sociétale, d’homme de formation et de compétences.

       L’international. Nous sommes présents sur tous les continents. Notre terrain de jeu est le monde. 

Dans le cadre des 5 l’enjeux H.E.R.O.S, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Humain : Nous sommes très attachée à la formation. Au-delà des études, c’est à l’entreprise d’accompagner la formation. Ont accordent un budget important à la formation. ont travaillent sur du management, du leadership, du design thinking ou encore les bonnes postures à adopter pour les ingénieurs. La valeur essentielle du management est l’autonomie. Pour donner de l’autonomie il faut avoir confiance et cette confiance passe par des compétences. Dans les usines, nous avons des grands programmes de formation. Dans le milieu industriel c’est quelque chose qui n’a jamais été fait.  C’est important de tendre la main. C’est le rôle de l’entreprise.

Révolutionnaire : Le côté révolutionnaire est présent sur le volet de l’innovation.  au point et industrialisé un composite biosourcé en série, chose qui n’a jamais été faite auparavant. Le deuxième volet révolutionnaire est sur le business model. Nous arrivons avec des approches différentes chez nos clients. 

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Un chef d’entreprise doit être ouvert, connaître son écosystème et être engagé dans son entreprise mais aussi en dehors de son entreprise pour son entreprise. La porosité est importante. La porosité est le fait d’être ouvert sur ce qui se passe à l’extérieur, regarder ailleurs ce qui se passe. La notion d’ouverture est essentielle.  Il faut partager ses valeurs et l’altruisme.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Ce sont les
collaborateurs qui font l’ordre du jour. Chaque collaborateur a un rôle différent.
 C’est une manière qui responsabilise les collaborateurs, en animation c’est puissant. “Ce ne sont pas mes sujets mais les sujets de la boîte. “

Au premier confinement, ils ont travaillé sur les 12 travaux d’Hercule. Ils ont travaillé en groupes transversaux. Dans le groupe, il y avait un collaborateur dont le thème était le corps de métier et deux personnes plus étrangères au thème. Le livrable est le plan stratégique de l’entreprise.

La notion de réseau est indispensable pour nous. Il est important de travailler en mode réseau. L’union des
forces est un atout. Chaque crise est une source d’opportunités pour se repositionner et se moderniser sur l’outil industriel ou les modèles de management.

Il est également essentiel que les nouveaux collaborateurs partagent les valeurs du groupe. Elle prône la transparence et la communication. La transparence est vertueuse. C’est d’être acteur dans l’entreprise. Elle encourage une démarche de symbiose avec un système de donnant donnant.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Altheora apporte un projet clair et une vision stratégique et ambitieuse. Le projet stratégique allie les enjeux du monde d’aujourd’hui, du monde de demain et de l’industrie. Il y a un projet autour des projets.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

j’attend de l’entreprise du futur continue de partager plus. Il y a eu un très bon élan pendant le confinement. L’initiative est simple et fraîche. J’aimerais que la dynamique perdure. 

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Lionel CUNY –

Lyonnais d’origine, Lionel CUNY a d’abord suivi 3 ans d’études à Sciences Po Lyon avant de rejoindre Sup de Communication Toulouse où il achèvera ses études en 1995. Il s’envolera vers les îles Fidji pour effectuer son service militaire pendant deux ans, avant de rentrer en France et démarrer sa carrière professionnelle dans TBWA, une agence de communication basée à Paris.
16 ans plus tard, il reprend la direction d’INSIGN basé à Lyon. Entre 2012 et aujourd’hui, la petite agence de communication grandit et compte désormais 250 collaborateurs répartis sur plusieurs sites ( Lyon, Tournon-sur-Rhône, Paris, Dakar et Los Angeles) et affiche un chiffre d’affaires important.
Son domaine d’activité se tourne entre autres vers la conception de modèles inédits pour repenser les activités et l’organisation interne de ses clients. Ces derniers sont très variés : grands groupes, ETI, start-up ou institutions.
L’agence emploi la méthode du business hacking, qui repose sur quatre piliers: Inventer de nouveaux modèles de croissance, valoriser la marque dans la société, développer les revenus et audiences, et transformer l’organisation par le collectif.

Votre histoire, votre entreprise

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Trois enjeux sont portés par INSIGN dans sa recherche d’excellence. 

Le premier enjeu soulevé est le plus difficile pour une société de conseil comme INSIGN, est d’avoir les meilleures intuitions possibles. Dans la démarche d’amélioration du résultat ou d’augmentation de performance d’une entreprise, fournir des chiffres précis et cohérents est la chose la plus difficile. 

Je pense que la solution réside dans la “data science”, afin de concevoir des modèles toujours plus précis corrélants avec les différentes interventions clients et les différents leviers.
Je mets également en avant que le monde professionnel d’aujourd’hui pousse “à une recherche de quantité, au détriment de la qualité”. Or, ce concept semble désuet, puisqu’il faut être en recherche de performance et d’efficacité. 

Une personne lambda est quotidiennement exposée à quelques 500 signaux et messages publicitaires, mais combien la toucheront réellement ?

Enfin, INSIGN souhaite appuyer un modèle de fonctionnement prônant la responsabilisation, l’autonomie, la compétence versus la hiérarchie. Approcher des fonctionnements type d’entreprise libérée, ou holacratie permet de rendre responsable chacun des collaborateurs d’INSIGN et de les faire sentir entrepreneur. La plupart des entreprises sont organisées en Business Unit et prennent la forme de structures héritées de la première révolution industrielle, un modèle qui ne semble plus du tout adapté au monde dans lequel on vit.

Dans le cadre de l’enjeu de la HUMAIN, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Pour une entreprise, l’engagement et la capacité des personnes recrutées sont deux composantes essentielles à la performance. Pour favoriser l’humain, il est important de réorganiser le temps de travail des collaborateurs. Même si économiquement, faire travailler les salariés à 100% sur les dossiers clients, semble bien plus profitable, on observe une perte de performance opérationnelle, qui se traduit par des clients moins contents. Pour contrer ce phénomène, INSIGN souhaite créer une organisation où un collaborateur conserve 10% de son temps pour la gestion des projets en interne et 20% pour lui-même. Cela lui permet d’effectuer des activités en parallèle telles que la participation à des conférences, la lecture, l’autoformation et donc le développement personnel. 

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Premièrement, les entreprises doivent saisir l’opportunité de transformation de leur activité durant cette période creuse. En effet, au vu du ralentissement du flux ou du volume d’activité, elles pourraient profiter de cette “accalmie” pour investir et se préparer à une relance plus forte. Plutôt que de tout bloquer, l’investissement est important pour ressortir plus fort après la crise.

Un bon rebond s’effectuera par la sollicitation active des salariés et l’intéressement financier de ceux-ci, avec de la création de valeur. C’est notamment la stratégie d’INSIGN pour fidéliser ses salariés.
Deux tactiques sont à retenir :
– La mise en place d’une forme actionnariale en continuant à proposer aux collaborateurs performants et engagés de pouvoir investir dans l’entreprise et de profiter de la création de valeur ;
– L’établissement d’une politique d’intéressement. Chez INSIGN, dès que les résultats prédits sont atteints, la partie au-delà de l’objectif est redistribuée majoritairement aux collaborateurs. Cela permet de faire des objectifs le contrat de base, tout en distribuant intelligemment tout ce qui dépasse le contrat. De cette façon, INSIGN pousse  ses collaborateurs à aller plus loin que les résultats attendus.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Les PME et ETI qui auront du succès demain seront celles qui auront la faculté de s’adapter et de présenter une certaine résilience face à l’adversité. Je compare ces dernières à “Mystik”, héroïne de l’univers des comics X-MEN qui peut changer d’apparence à souhait et donc s’acclimater assez aisément à l’intrigue.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Qu’ils me challengent et aient envie de prendre ma place. C’est ce qui va permettre à INSIGN de vouloir être toujours plus performant. Les compétences requises pour cela sont : l’autonomie, l’esprit critique, la proactivité et l’esprit collectif.

Pour ce qui est de la crise sanitaire du COVID, cela ne change rien et j’espère que cela va au contraire créer un appel d’air, une période d’euphorie, d’enthousiasme et de créativité une fois cette crise passée.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Il faut réussir à créer une atmosphère de confiance et une structure qui responsabilise. La création de cet environnement va permettre de créer une relation de confiance avec les collaborateurs tout en les incitant à se dépasser. INSIGN offre à ses collaborateurs l’opportunité de progresser, de prendre de la place et de grandir au sein de l’entreprise.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

C’est un moyen d’apporter de nouvelles idées que l’on pourrait mettre en pratique, d’avoir un regard extérieur d’autres dirigeants de PME et ETI qui pourrait nous permettre d’anticiper un peu mieux les tendances, les évolutions de ces entreprises. Des idées plus “rupturistes”, plus radicales sont attendues. Egalement, j’espère avoir la possibilité de rencontrer de potentiels clients.

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Yves NOIROT –

Les Fonderies de Sougland est une entreprise réalisant des pièces en acier ou en fonte dans leur intégralité.  Les différentes étapes commencent par la conception assistée par ordinateur puis à l’assemblage et le parachèvement de celles-ci en passant par la fonderie. Cette entreprise évolue sur un marché B to B et intervient dans une multitude de secteurs : la construction navale, l’agriculture, l’automobile, le ferroviaire….

Ce qui la rendant unique est la présence de la R&D interne à l’entreprise.

Les Fonderies de Sougland est la plus ancienne entreprise industrielle des Hauts-de-France et la 15ème entreprise fondée en Europe : elle a été fondée en 1543. 

De sa fondation à maintenant ses fourneaux ne se sont jamais arrêtés, même si ces propriétaires ont changé : des Dormoy à la famille Lang l’entreprise n’a jamais cessé de se développer pour devenir une entreprise alliant savoir-faire séculaire et innovation. 

M.Yves a travaillé 30 ans au sein d’un grand groupe familiale dans l’énergie industrielle (Suez, EDF) Il a pu être administrateur, président, Président Directeur Général, Directeur GénéralDirecteur Administratif et Financier de groupes et filiales, des marchés, des filières, des métiers et des segments d’activités variés.

Après une formation à HEC, il y a 16 ans, il conseil et accompagne des entreprises dans leurs organisations et leurs stratégies.

C’est dans ce cadre, qu’il a découvert pour la première fois les Fonderies de Sougland.

Depuis maintenant 7 ans Yves Noirot est en charge de la Direction Générale des Fonderies de Sougland avec la mission d’organiser un pivot et d’assurer son développement et sa pérénnité.

Il est Directeur Général à mi-temps avec son rôle de coach qu’il continue d’exercer. 

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

 Seul l’homme entreprend, en équipe il construit 

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Les 3 enjeux majeurs de la fonderie de Sougland sont :

  1. Innovation R&D : Développer l’entreprise pour ne plus uniquement être une fonderie mais être une entreprise “globale” c’est-à-dire une entreprise pouvant travailler à toutes les étapes d’un projet. Passer des « Fonderies de Sougland » à « Sougland ».C’est une industrie qui peut renvoyer une image sombre. Le marché est vraiment attaqué par les marchés asiatiques, Indien Turcs… En France ils auront beau être les plus modernes ils seront toujours rattrapés. C’est pourquoi il est important d’être attentif aux besoins du clients en développant un accompagnement personnalisé pour chaque projet à toutes les étapes.
  2. Développer « Sougland Académie » : Transmettre le savoir-faire qui est en train de se perdre suite à la désindustrialisation importante de la France. Faire en sorte qu’au sein des recrutements, en interne ainsi que les clients connaissent mieux ce secteur. Ils souhaitent être un centre de formation et délivrer des certificats. Il y a également une initiation aux méthodes de fonderie, aux modules de management, communication … Des partenariats sont en cours avec des grandes écoles de la région.
  3. Développement durable : Il est important de penser en termes d’économie circulaire lors de la production. C’est un enjeu vraiment important depuis quelques années.

Dans le cadre de l’enjeu de la STRATEGIE, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Être stratège au sein des Fonderies de Sougland c’est innover pour survivre !

Pour cela, ils se positionnent un peu différemment en accompagnant les clients au plus près de leurs besoins. Ils produisent notamment des nouveaux barreaux de chaudières biomasse par exemple à la place d’acheter une machine pour faire des anciens.  Ce sont notamment des pièces qui durent beaucoup plus longtemps dans un esprit vertueux d’économie circulaire.

Il est cependant difficile de faire passer cette nouvelle image car ce sont des fondeurs de base. C’est une entreprise qui s’appuie sur sa raison d’être pour se développer.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Il faut voir la crise comme une opportunités. On sait bien que le covid a généré plusieurs effets négatifs. Cependant, les territoires éloignés ne le sont plus aujourd’hui. Grâce au virage du numérique, il est possible de faire des choses beaucoup plus simplement, communiquer beaucoup plus et bien mieux.

Il y a également une vraie prise de conscience de protection de la planète

La stratégie à adopter serait de mettre l’accent sur l’innovation, l’environnement et le collaboratif

Selon Yves il faut être en révolution permanente !

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Il faut toujours être en mouvement si on s’arrête on recule. 

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Yves attend de la rigueur, de la qualité et une nouvelle façon de penser. Chaque salarié peut apporter quelque chose à l’entreprise. Avant tout, Yves Noirot attend que les personnes qui viennent travailler au sein de l’entreprises soient heureuses.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Les Fonderies de Sougland apportent une histoire et un savoir-faire. Un point d’attention est porté sur la formation avec la Sougland Académie détaillée plus haut, ainsi qu’à la responsabilisation des salariés. la communication est complètement libérée tous les salariés peuvent parler de l’entreprise et parfois certains mieux que le Directeur Général.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Etre membre d’Entreprise Du Futur m’apporte beaucoup de créativité, cela me permet d’infuser des idées et de s’adapter avec le digital. Il y a beaucoup d’échanges : on donne et on reçoit ! 

 

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

8 conseils d’entrepreneurs pour traverser la crise

Caroline

Caroline

2 Juin 2021.

1 / Ne pas rester seul !

Le chef d’entreprise doit être ouvert et savoir capter les conseils que son réseau professionnel peut lui fournir, d’autant plus durant quand il traverse une période difficile. Le plus important et de ne pas s’enfermer dans ses certitudes. S’intéresser au monde et le comprendre ouvre des champs plus grands pour bâtir des stratégies justes et organiser l’entreprise.
Il est donc primordial d’adhérer à des organisations patronales, associations professionnelles pour échanger sur ses expériences et prendre le temps de discuter avec ses pairs…

Conseil de Jean-Pascal REY, Fondateur Associé de Odicéo. 

2 / S’appuyer sur ses collaborateurs et être curieux. 

Travailler avec ses collaborateurs pour se réinventer. Le rôle du manager est essentiel, mais sa première qualité c’est l’humilité. Il ne faut pas capter le succès de son équipe mais contribuer à rendre celui-ci possible.

Si on doit retenir une leçon de cette crise qu’on traverse, c’est vraiment la capacité à imaginer l’impossible. Celle-ci nous enseigne donc à être toujours plus curieux, tant en interne qu’en externe. Rester ouvert et disponible pour identifier les signaux faibles et les opportunités de croissance me semble, plus que jamais essentiel. 

Conseil de Jullien BREZUN, Directeur Général de Great Place To Work. 

3 / Savoir se remettre en question. 


Lorsque l’on rencontre une période de crise, il faut être capable de remettre en question tous les modèles de pensée, de travail et de vision (économique, humain…).
Il faut prendre le recul nécessaire et se poser les bonnes questions. La prise de hauteur est essentielle pour avoir une vision globale de la situation et savoir en dégager les opportunités. 
Conseil de Pascal BLANDIN, Président de Crowe Avvens. 

4 / Développer son leadership. 

Dans les périodes mouvementées, les collaborateurs ont besoin d’un capitaine, c’est à dire une personne qui saura les guider pour faire face aux changements. 
Un bon “capitaine” se doit de travailler sur lui-même, pour cultiver son leadership. 

Cela suppose de se focaliser sur les principes de « l’intelligence émotionnelle ». L’une des formes d’intelligence la plus importante dans la gestion d’une entreprise.

Conseil de Cédric SIMONIN, Président de Trianon Résidences. 

5 / Miser sur l’Humain & renforcer la communication.

Lorsqu’une entreprise rencontre une période d’incertitudes, l’équipe de direction doit est essayer de communiquer au maximum pour redonner du sens et rassurer les collaborateurs.  Il faut partager sa vision et ses objectifs pour évoluer dans un environnement de confiance.
Également, il est nécessaire d’impliquer les salariés dans les prises de décision et recherche de solutions. Souvent, les idées qui viennent du terrain qui sont les plus pertinentes. Elles sont d’autant plus faciles à mettre en œuvre, quand elles proviennent directement des équipes.
Conseil de Patrick BERTHET, Directeur Général Industriel chez Conductix-Wampfler & Sarah VACQUANT, Directrice Générale de Motovario.


6 / Anticiper & avoir une vision à long terme.

Cette période demande aux dirigeants d’apprendre à piloter dans l’incertitude. Pour cela, il est intéressant de penser la stratégie avec la technique des scenarii. C’est-à-dire, ne pas penser à une seule stratégie, mais établir plusieurs scenarios possibles. Selon celui qui se présentera, il pourra être réactif car il aura anticipé la situation. 

Le dirigeant s’engage pour son entreprise, ses clients et ses collaborateurs. Il faut doit voir au-delà de la crise pour avoir une vision à long terme : chercher à construire et continuer d’investir.
Conseil de Stéphane RONTEIX, Président Directeur Général de Force Plus, Citizen Call et UpMybiz & de Nicolas BRET, Président de Tosevents Groupe. 

7 / Faire preuve d’agilité et de la résilience.

Il faut savoir faire preuve d’agilité, de sang-froid et de résilience.
Ne resterez pas dans l’attendre mais prenez du temps pour analyser : quels sont les problématiques et besoins des collaborateurs et des clients ?
Cela permet de trouver les bonnes formules. La créativité permet de surmonter les obstacles.

Le meilleur conseil pour surmonter une crise est de savoir l’anticiper et cela passe par une organisation adaptée permettant l’agilité.

Conseil de Fabien DURANEL, Fondateur et Directeur Général de Mondial Events. 

8 / Rester optimiste.

Continuer d’y croire est devenu une responsabilité. Il faut rester optimiste.

En tant que dirigeant, il faut savoir embarquer ses équipes dans une dynamique d’avancée. Pour cela, avoir un regard positif sur l’avenir et le transmettre. Donner envie à tous ses collaborateurs et ses clients de continuer à se battre, leur faire comprendre que l’on saura être au rendez-vous quand l’activité reprendra.

Conseil de Simon HOAYEK, Co-fondateur de BYBLOS Group.

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Chaque trimestre nous interrogeons 1200 Présidents et Directeurs Généraux de PME & ETI, pour dégager les grandes tendances de leurs actions et orientations stratégiques autour de 5 enjeux clés.

Retrouvez ci-dessous les résultats du 4eme et dernier trimestre de l’année 2021 !

Les 3 enjeux prioritaires des PME et ETI
en 2022 sur l’HUMAIN sont :

42% le recrutement de nouveaux collaborateurs ;
13% la fidélisation des collaborateurs ;
12% l’attractivité de l’entreprise ;

alors que seuls 1.5% prioriseront la digitalisation de la fonction RH.

Les 3 enjeux prioritaires des PME et ETI
en 2022 sur l’ENGAGEMENT sont :

30% la qualité de vie au travail ;
25% la transition environnementale ;
12% l’impact au niveau local ;

alors que seuls 3.6% vont faire de la diversité,
mixité et inclusion une priorité de leur
engagement en 2022.

Les 3 enjeux prioritaires des PME et ETI
en 2022 sur la RÉVOLUTION sont :

36% la digitalisation des processus, méthodes et outils internes (ERP, CRM) ;
12% la digitalisation de la production (IOT, usine) ;
10% l’alignement de la stratégie digitale et les enjeux métiers ;

alors que 7% vont faire de la cybersécurité
une priorité en 2022.

Les 3 enjeux prioritaires des PME et ETI
en 2022 sur l’ORCHESTRATION sont :

30% le développement à l’international ;
22% l’amélioration de la performance des processus ;
17% le développement national ;

alors que seuls 2% vont faire de la conformité
réglementaire (Loi sapin 2, dématérialisation
des factures…) une priorité.

Les 3 enjeux prioritaires des PME et ETI
en 2022 sur la STRATÉGIE sont :

27% l’élargissement de la proposition de valeur de l’entreprise ;
12% la diversification de l’offre client ;
12% la transformation de son modèle économique produit en un modèle d’usage ;

alors que seuls 3.5% vont se concentrer sur
leur coeur de métier historique.

Enquête réalisée par l’Entreprise DU FUTUR et implid en juillet 2021,
auprès de 1200 dirigeants de PME & ETI de tous secteurs d’activité. 

Typologie d’entreprises : 62% PME | 23% ETI | 10% TPE | 5% Grand groupes.
Typologie secteurs : 53% d’industriel | 36% de services et conseils |
6% de numérique | 5% retail

Interview de Dirigeant – Mathieu LIBESSART –

Sthree est la Maison mère de Progressive Recruitment mais aussi de Computer Futures, qui se focalise sur les métiers de l’IT, Huxley, spécialiste des métiers de la Finance et Real Staffing, qui se consacre à la représentation de talents sur les métiers de l’Industrie Pharmaceutique notamment.

Sthree est à ce jour le leader mondial de l’intermédiation de Freelances STEM dans le monde avec 11000 freelances en mission dont 700 en France.

Progressive Recruitement est un cabinet de conseil en recrutement et carrière dans les secteurs de l’ingénierie, l’IT, et de l’embarqué.
L’entreprise propose des services de recrutement CDI, assistance technique ou prestations et Recrutment Process Outsourcing (aide pour trouver des sous-traitants).
Lié à l’industrie 4.0 : automatisation, amélioration continue…M.Libessart a fait des études de commerce dans le Nord de la France et les a complétées plusieurs années plus tard avec un executive MBA à HEC Paris.

Il est ensuite entré chez Progressive Recruitment en tant que profit center manager.

En 2004, il intègre Progressive en tant que commercial junior, démarre une activité française pour Progressive depuis Londres et constitue une équipe autour de lui.

Son métier, c’est l’intermédiation de freelances pour des ingénieurs, l’équivalent “d’agents” d’ingénieurs en freelance.

ll poursuit sa vocation managériale : d’abord Business Manager puis Directeur France & Bruxelles et enfin Directeur de Progressive Recruitement. Aujourd’hui il est Directeur en charge des Partenariats Stratégiques au sein de Sthree, la maison mère de Progressive.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Je pense que le futur du travail sera encore plus humain qu’il ne l’est aujourd’hui.

Dans un monde où le digital prend de plus en plus de place, nous cherchons, chez Sthree, à garder une dimension humaine. Pour pallier le manque d’humain, l’isolement que conduisent les nouvelles technologies.

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

 Chez Sthree, nous cherchons à être la touche humaine qui manque de plus en plus à notre quotidien.

Pour moi, les trois enjeux sont les suivants :

  1.  Il faut sortir de l’ombre, Sthree représente un peu moins de 100 millions de CA mais personne ne nous connaît. Il y a de meilleurs communicants que nous, notamment les start-ups. Eux brûlent énormément d’argent et donc peuvent se rendre plus présents. Notre argent est celui des actionnaires donc nous ne pouvons pas faire n’importe quoi avec. On doit mieux communiquer avec nos restrictions.
  2. Je pense que nous avons loupé le coche sur l’informatique, nous ne sommes pas perçus comme le leader sur le secteur du freelance en informatique. A défaut d’avoir la casquette de leader sur ce domaine, nous devons aller la chercher dans d’autres domaines. Faire avancer les mentalités sur le territoire français.
  3. Lié à nos valeurs, nous avons un rôle à jouer sur la diversité et l’inclusion. On se doit de montrer l’exemple et d’éduquer le marché sur la diversité pour qu’il n’y ait plus de discrimination, nous voulons en être un pionnier.

Dans le cadre de l’enjeu de l’ENGAGEMENT, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Nous sommes dans  un processus de certification B corp : Sthree devient une entreprise à mission. Il s’agit de se rendre compte de l’impact qu’on a sur notre société. C’est la réflexion profonde sur le choix de ses fournisseurs, prestataires en fonction de leur choix en matière d’empreinte carbone, d’inclusion.

Sthree fait partie des 6 premiers membres du programme Mixity, qui a pour but de montrer aux collaborateurs qu’ils comptent pour SThree, que l’on se dote d’une mission plus large que notre secteur d’activité.

 

 

On souhaite devenir exemplaire et faire en sorte que nos collaborateurs et collaboratrices se sentent eux-mêmes. 

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Il faut s’entraider entre entrepreneurs et ne pas s’isoler. Pour cela, il faut identifier des possibilités de synergie avec d’autres structures et ne pas chercher forcément à se reposer sur des aides. Cela aide en temps de crise à passer la tempête, et cela ne doit pas être arrêté à la fin de la crise du covid. Il faut aussi pleinement intégrer le télétravail dans l’entreprise car il permet un gain de bien-être pour les collaborateurs. Le télétravail leur permet aussi d’intégrer des postes loin de leur domicile contrairement à avant où il fallait habiter proche de son lieu de travail.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Je représenterais les PME et ETI de demain par un animal : Le caméléon. Il a une capacité à se transformer, à s’adapter et à se réinventer en fonction du contexte. C’est quelque chose que l’on retrouve bien dans les PME et les ETI.

J’attends de mes collaborateurs qu’ils puissent être authentiques et qu’ils soient fiers de leurs particularités, qu’ils se sentent libre d’être eux-même peu importe leur ancienneté.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

J’attends de mes collaborateurs qu’ils puissent être authentiques et qu’ils soient fiers de leurs particularités, qu’ils se sentent libre d’être  eux-même peu importe leur ancienneté. Eux aussi attendent de nous, et ce qui est important, c’est de faire en sorte que chacun se sente épanoui et être clair vis-à-vis du fait que le travail n’est pas une fin en soi mais un moyen de financer sa vie. Un collaborateur doit être de bonne humeur au travail pour l’être ensuite chez lui. Cette ambiance saine lui permet d’avoir envie de se dépasser et de s’investir dans de nouveaux projets. Ce dont on ne se préoccupe pas dans l’entreprise, c’est des titres de nos collaborateurs, on y accorde volontairement de moins en moins d’importance.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

On attire des nouveaux collaborateurs et l’on se sent responsable, redevable de la confiance qu’ils nous donne. Pour les fidéliser, on essaie donc de leur donner les bons outils pour être performant dans leur travail. On essaie d’avoir au maximum une approche collaborative où chacun peut partager, s’ il le souhaite, son point de vue et ses expériences de manière bienveillante. L’objectif, c’est de créer une volonté de travailler ensemble, de développer le monde du freelancing.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

En réalité, je n’en attends pas grand chose, notamment parce que j’ai intégré l’Entreprise DU FUTUR juste avant l’arrivée du Covid. Je reste convaincu qu’Entreprise DU FUTUR apporte beaucoup de positif à ses membres et à leurs entreprises mais je n’ai pas eu la chance de l’expérimenter pour le moment. Étant aussi impliqué dans d’autres organisations, comme l’APM, je dois faire des choix et n’ai donc pas encore eu l’occasion de découvrir pleinement l’Entreprise DU FUTUR. 

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Guillaume PAIN –

Le joint technique est une entreprise familiale, fabricant de joints et de solutions d’étanchéité à partir d’élastomères. Notre force est notre expertise marché qui nous permet de se positionner sur quatre secteurs d’activité : l’automobile, l’industrie, la mobilité (hors automobile tels que les poids lourds, le ferroviaire, la défense, l’aéronautique…) et le médical (cosmétique, pharmaceutique et alimentaire).
Les normes propres à chacun de ces secteurs nécessitent une expertise métier. Ainsi, nous avons modifié notre organisation pour répondre à ces exigences.
Parmi elles, nous pouvons parler des problématiques de volume. En effet, alors que certains marchés nécessitent de produire plus de 10 000 000 de pièces par an, d’autres ne représentent que 50 000 pièces. Il faut noter par ailleurs que les procédés diffèrent suivant les applications. C’est pourquoi, l’usine est divisée en mini-usines, chacune dédiée à un secteur spécifique.
La polycompétence est encouragée dans notre entreprise, les marchés étant grands il y a assez de travail dans chacune des mini-usines pour que le personnel n’ait pas à changer de domaine. Les fonctions supports sont connectées avec tous les métiers.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Cette citation résume très bien l’ADN de l’entreprise.
L’objectif est d’être en permanence en renouvellement dans une perspective d’amélioration continue. C’est une question de survie.
Le prix de la technologie qu’on vend à un instant donné est voué à descendre au cours du temps. Il s’agit de proposer sans cesse de nouvelles solutions techniques afin que les clients ne se désintéressent pas de leur produit. Innover est donc obligatoire !

La qualité et le service client sont les domaines sur lesquels on met particulièrement  l’accent.

 

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

  • La qualité . On est expert sur chacun de nos marchés, métiers et savoir-faire.
  • La satisfaction totale de nos partenaires et des équipes.
  • L’agilité, la résilience et la capacité d’adaptation.
  • L’engagement, pour donner du sens, écologiquement et géographiquement.

Dans le cadre de l’enjeu de l’ENGAGEMENT, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Notre stratégie d’entreprise est de conserver notre industrie en France ainsi que de développer des emplois en France.

Notre usine en Tunisie permet de nous assurer la pérennité des usines françaises pour se focaliser sur du développement et des investissements qu’on ne pourraient pas faire. C’est un “garde-fou” qui permet aux usines françaises de rester compétitives et de se développer. L’usine tunisienne continue à produire d’anciennes références qui sont toujours consommées dans le monde et accompagne les partenaires sur ce type de solutions. Cela donne l’opportunité aux usines françaises de prototyper des solutions sur mesure et toujours à la pointe de la technologie.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Chaque dirigeant a sa façon de fonctionner, son instinct, sa propre méthode. Cette crise a forcé tout le monde à s’adapter et je suis convaincu que ce n’est pas la seule crise que l’on vivra.

J’insiste sur la stratégie, une entreprise doit vraiment avoir des fondations solides et être capable de se remettre en question pour faire face à ce type de crise.

Dans ma vision stratégique, j’ai récemment intégré la notion de pérennité. Egalement, par rapport à notre cible, j’intégre la notion de sérénité. 

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

L’entreprise de demain est une entreprise connectée avec tout son écosystème. C’est une société agile, humaine, sociétale, engagée et surtout performante !

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Qu’ils partagent des valeurs de fierté, c’est à dire d’être engagé pour un projet plus que pour soi-même, de respect, d’exemplarité, de passion des défis et de travail d’équipe. Ces 5 valeurs passent avant les compétences.

Des compétences, de la créativité, d’aimer les challenges, de tout ce qui peut faire avancer l’entreprise.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

“Pour rester engagé, il faut qu’il y ait du plaisir à venir travailler.”

 

Les temps sont difficiles en ce moment car il y a beaucoup de stress. Il faut donc de bonnes conditions de travail, mais ce n’est pas tout. Je cherche à donner du sens à mes collaborateurs, afin de donner l’envie de venir travailler. Le collaborateur doit apprendre, progresser, grandir et permettre de faire grandir l’entreprise. 

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

L’entreprise DU FUTUR est une belle dynamique. Cela permet de se connecter avec l’écosystème composé d’autres dirigeants et d’échanger sur ce gros sujet qu’est l’industrie du futur. La création de lien est importante.

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Stephane CHARRE –

L’entreprise CARBODY est un équipementier automobile spécialisé dans les pièces de sécurité et d’étanchéité. C’est une ETI qui a pris son indépendance d’un grand groupe en 2012, qui regroupe environ 500 collaborateurs et dont le siège est situé à Witry-les-Reims. Stéphane Charre en est le Directeur Général depuis 2015.

Aujourd’hui CARBODY compte 4 sites de production (France et République Tchèque), un centre de R&D et des filiales au Maroc, en Chine , en Allemagne et en Turquie.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Un fournisseur de solutions, agile et structuré.

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

L’humain, surtout dans les structures de cette taille là où tout le monde porte une partie importante du projet. Il faut que ça matche.

La compétitivité, surtout dans le secteur de l’automobile qui est très concurrentiel. C’est pour cela que nous avons investi massivement dans l’automatisation depuis 2012.

L’internationalisation, dans notre secteur tout devient de plus en plus standardisé avec le développement des plateformes, il est important d’être présents où il le faut pour ces marchés.

Dans le cadre de votre enjeu  HUMAIN, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

L’Humain est à l’origine du succès ou de l’échec. Dans les entreprises de notre taille, il n’y a pas de phénomène d’inertie. Il faut commencer par bien s’entourer avec des gens qui se connaissent et avec qu’il n’y a pas de conflit de valeur. Le rôle de leader est très important, il faut montrer la voie, décider, assumer et faire grandir les personnes avec soi. 

 

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Il faut essayer de sentir les choses, accepter de se tromper, avoir du courage et de l’humilité.

Le premier que je m’applique c’est l’humilité. Celui qui est certain de savoir ce qu’il faut faire ou ce qu’il va se passer se trompe surement. Il faut essayer de sentir les choses, accepter de se tromper, avoir du courage et de l’humilité.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

J’aimerais déjà rendre hommage aux bonnes PME et ETI d’hier et d’aujourd‘hui car les fondamentaux vont rester les mêmes.

J’aime les comparer à un bateau : une embarcation adaptée, avec un bon équipage, moins résistante au vent qu’un paquebot mais plus maniable. 

Il faut commencer par bien s’entourer, avec des personnes qui se connaissent, et avec qui il n’y a pas de conflit de valeur. 

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui vont rejoindre votre entreprise ?

Du savoir-être. Et pour les jeunes, je rajouterais : de l’écoute et du respect associé à une dynamique de renouveau.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

La possibilité de s’épanouir, à condition d’en partager les valeurs. Nous proposons également un parcours « à la carte », à la hauteur de ce que chaque collaborateur est prêt à apporter.

Les PME et ETI permettent d’accéder à des fonctions assez hybrides taillées sur mesure. La chaine de décision est courte et il y a une proximité avec le résultat. 

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Avec l’Entreprise DU FUTUR, je cherche de l’inspiration et de la respiration. Le risque est pour moi de m’asphyxier et aller confronter mes idées en dehors de l’entreprise. 

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Frédéric GIRARDON –

BIGMAT Girardon est une entreprise qui a été fondée en 1971 par Guy Girardon, chimiste de formation. Aujourd’hui la société est co-dirigée par ses trois fils qui ont repris l’entreprise familiale de distribution de matériaux de construction. L’ainé Didier, issu d’une formation d’ingénieur (ECAM) a rejoint l’entreprise en 1995 ; le cadet, Frédéric ainsi que le benjamin Nicolas, tous deux issus de formation Sup de Co (Clermont et Troyes) ont rejoint l’entreprise familiale respectivement en 1997 et 2000.

Aujourd’hui BIGMAT Girardon compte 350 salariés avec 9 sites de vente qui s’étendent de Valence à Annemasse en passant par la, métropole lyonnaise pour un chiffre d’affaires de 100 millions d’€. Ce Chiffre d’affaires est réalisé à 80% avec les pros du bâtiments et 20% pour les particuliers. L’effectif se compose de 70 chauffeurs qui réalisent près de 200 livraisons par jour sur les chantiers, autant de magasiniers, 130 personnes orientées commerce, le restant de l’effectif composant l’exploitation, le management et les services dédiés du siège (RH, Informatique, Achat, Contrôle de Gestion, Finance, Communication).

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Rien n’est jamais acquis à l’homme.


                                                                           Aragon

En effet la période du Covid image bien cette citation, personne n’aurait pu prévoir cela. L’Homme pense toujours que tout est bien en place, mais il faut en réalité toujours rester vigilant, car un problème peut arriver à tout moment et il faut toujours être capable de réagir. Il faut réussir à saisir l’opportunité laissée par cette crise pour faire une relecture complète de l’entreprenariat.

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

La Rentabilité, c’est l’enjeu majeur d’une entreprise.

Près de 90% des starts up échouent car elles ne sont pas rentables ou ont des problèmes de trésorerie.

Il ne faut pas se laisser embarquer. Il faut toujours se demander ce que va devenir l’argent que l’on investit.

« L’humain aussi ça compte », c’est la signature de BIGMAT.

Si on veut avoir de la croissance il y aura forcément besoin de relais humains.

La croissance, il faut se challenger pour grossir. 

La croissance permet aussi de motiver les équipes.

C’est le plaisir du challenge, se motiver pour grandir ensemble

Dans le cadre de votre enjeu  ENGAGEMENT, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Engagements RSE au travers de plusieurs étapes “j’agis”

Le plus simple concerne l’Environnement (changer les gobelets en plastique par des mugs pour les collaborateurs, investir dans des véhicules électriques, des salles de visios pour éviter des déplacements de nos équipes pour deux heures de rdv …)

Mais nous sommes allés sur d’autres sujets où les enjeux sont de l’ordre de l’humain (égalité homme-femme), de la gouvernance (transmission à nos enfants, croissance), loyauté des pratiques commerciales pour les clients et les consommateurs, bonnes conditions de travail et notion de connexion avec l’économie locale.

Nous avons revu notre process de livraison et de stockage, ce qui nous a permis une réduction de 700.000 km parcourus sur une année, et d’économiser 1.2M€ d’économisé pour le même CA.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

En 2021, les entreprise les plus en place devront saisir les opportunités de croissance

Il faut relativiser les choses, pleins d’opportunités vont s’ouvrir, notamment économiques.

Hormis des secteurs sinistrés tels la restauration, le tourisme ou l’événementiel, les entreprises ont finalement relativement bien traversé la crise du Covid.

Certes durant une année, il y a eu beaucoup de restrictions et un ralentissement violent au second trimestre. Mais un rebond a eu lieu à partir de juin 2020.

En 2021, les entreprises les plus « en place » devront saisir les opportunités de croissance, que ce soit au travers de rachat ou de développement de nouveaux produits et services.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

« Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va » Sénèque.

Deux aspects sont très importants, se préparer, et rester agile.

Se préparer, c’est entre autre de constituer une équipe solide. Nous privilégions chez nous le savoir être au savoir-faire, l’esprit d’équipe est primordial. Il faut toujours préférer quelqu’un qui va s’intégrer dans une équipe soudée plutôt qu’avoir une somme des meilleures individualités.

Rester agile, c’est organiser son entreprise et ses process, mais sans l’engoncer dans des lourdeurs de décision.

Il n’y a pas de vent favorable pour celui pour celui qui sait où il va


                                                                        Sénèque

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui vont rejoindre et de leurs compétences qui vont vous permettre d’accompagner les enjeux de transformation de votre entreprise ?

Une ouverture d’esprit ainsi que des collaborateurs qui respectent leurs engagements.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Un process décisionnel court qui permet d’être agile.

Une entreprise familiale dans laquelle les collaborateurs ne sont pas des pions et qui pourront saisir des opportunités d’évolution de poste.

Enfin un travail de lutte contre le sexisme, le racisme et l’homophobie a été entrepris cette année. 

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

L’intérêt de faire partie de ce groupe est de pouvoir échanger des points de vue différents, de faire ensemble une lecture du présent et du futur, en apportant chacun nos expériences. Il faut être à l’écoute pour être innovant.

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Serge PAPO –

C’est après une maîtrise de physique fondamentale et un DESS de gestion que Serge Papo se lance dans l’aventure entrepreneuriale et crée en 1988 sa première société, spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information : Sphère Communication. 

 

Alors attiré par les médias, il rejoint par la suite Prisma Presse, dont il a été le Responsable multimédia de 1994 à 1999.

 

En 1999, Serge Papo rejoint les équipes de Boo.com, une start-up internationale de e-commerce, dont il a ouvert la filiale française, puis MinutePay, un service de porte-monnaie électronique lancé avec la BNP.

 

En 2002, il co-crée la société Nomination, une plateforme de prospection B2B. Ils produisent depuis 20 ans des données fiables et inédites sur les entreprises et leurs décideurs ; fournissent des points d’entrée, des signaux d’affaires et des arguments d’accroche, afin d’améliorer les chances de réussite en prospection commerciale.

 

Nomination a pour mission de faire gagner du temps dans les démarches commerciales et d’aider à développer le business de ses clients efficacement !

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Une boite unie traverse plus facilement les crises.

Tout d’abord un dicton oriental : « la seule chose qui ne change pas est que tout change tout le temps. » L’entreprise a été créée il y a 19 ans, et elle change sans arrêt. Les transformations s’enchaînent, de façon non linéaire, par étapes. Sans forcément que l’ADN de l’entreprise ne change.

 

Ensuite : « l’union fait la force » : le collectif est une énergie extrêmement puissante, qui permet de traverser de nombreuses tempêtes.

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

  • Recruter les meilleurs collaborateurs pour Nomination. Fidéliser et faire grandir les équipes. Car une entreprise sans équipe n’est rien du tout. Si nous avons envie de développer une entreprise sans en embrasser les valeurs, alors on ne fait rien du tout.
 
  • Pérenniser dans la durée la dynamique d’entreprise et commerciale. On a des offres qui aident les entreprises à trouver des clients et qui fonctionnent à 100% en digital. On est dans l’air du modern selling / remote selling, on a des produits excellents qui répondent aux besoins des clients. Une bonne dynamique d’entreprise, business et commerciale. « C’est comme une plante, il faut sans arrêt lui apporter de l’amour et de l’engrais. Une entreprise c’est vivant, il faut lui apporter de l’énergie. »
 
  • Réussir notre roadmap. Faire les bons choix d’investissement, choisir les bons projets et les mener à bien.

Dans le cadre de votre enjeu  HUMAIN, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Je mettrais en premier l’Humain : on s’attache à être dans la plus grande transparence possible avec les salariés. Un discours de vérité sur ce qui va et ce qui ne va pas. Partager ensemble sur des projets, librement, en interne. Cela induit de la confiance.

 

Ensuite l’Orchestrateur. Il faut faire les choses dans le bon ordre : bien gérer les priorités, bien gérer les relations avec les financiers.

 

Enfin en dernière position je dirais Stratège, au sens stratégie marketing et commerciale, pour ouvrir de nouveaux marchés avec les bons discours et les bonnes offres.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Plus on fait de la superformance, plus on a envie d’en faire. Il faut déplafonner les commissionnements, sinon ce n’est pas très motivant   !

Tout d’abord une communication corporate vraiment transparente avec un discours de vérité.

 

Puis deux conseils : je recommanderais une bascule en objectifs collectifs. « Nous, on en mesure les bienfaits ». Originalement, les commerciaux ont des objectifs individuels, ou de chiffres d’affaires pour le groupe. Mais s’il n’y a que des objectifs individuels, cela crée de la concurrence interne. Le collectif gomme ces guerres et ces déséquilibres, qui s’accentuent d’ailleurs avec la Covid. Il faut que la base de travail soit la même pour tous. 

« Par exemple, celui qui s’occupe du secteur de l’événementiel : il est désavantagé par rapport à celui qui s’occupe de la technologie. Si on passe sur du collectif, on gomme le déséquilibre avec du partage.»

 

Et il faut des objectifs ajustés pour laisser les commerciaux dans une dynamique positive. Fixer des objectifs un peu sous-évalués, pour que les sales puissent être dans une bonne performance. On fixe 2 millions, et ces millions sont faits au bout de 10 mois. Au-delà on est en surperformance. 

 

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

J’attache beaucoup d’importance aux soft skills. Les hard skills c’est la face visible de l’iceberg, le commercial sait vendre, il a de l’expertise… On peut facilement l’appréhender au travers de son expérience.

 

Les softs skills sont très importants : l’esprit d’équipe, l’esprit de partage, de penser au collectif avant de penser à soi. Il faut un engagement sans faille en échange d’une grande confiance.

 

Évidemment la confiance va dans les deux sens !

Le deal : tu as toute ma confiance et tu me donnes tout ton engagement

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

On a un processus d’intégration assez costaud. On mixe des plateformes de recrutement digitales avec des cabinets de recrutement. On a pour enjeu de retravailler notre marque employeur : on ne met pas assez en avant nos valeurs. Parce que l’esprit est super important. C’est l’ADN de la boîte qu’ils rejoignent. 

 

On passe beaucoup de temps avec nos collaborateurs pour présenter le fonctionnement des services. On essaie de projeter le collaborateur sur une trajectoire d’évolution dans la boîte. Ce n’est pas évident car on est une petite boîte, il y a moins d’étages dans la hiérarchie, de mobilités possibles, de services ou ils peuvent évoluer transversalement. Mais on est quand même 60, on prévoit de passer à une centaine de collaborateurs, il y aura des opportunités d’évolution. 

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’attends plus de business. Cela permet de rencontrer d’autres dirigeants dans des secteurs qui n’ont rien à voir avec les nôtres. C’est enrichissant sur le plan intellectuel. Mais ça ne peut pas être que ça. Peut-être qu’Entreprise du Futur pourrait créer des partenariats entre entreprises qui peuvent travailler ensemble. C’est toujours bien de joindre l’utile à l’agréable.

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Franck Guillaumin

Née en 1987, d’abord indépendante, la société PSA Aménagement est depuis 2005 une filiale du groupe Steelcase, leader mondial de l’aménagement. Avec ses 39 salariés et 16 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020, PSA Aménagement propose des solutions innovantes sur les nouveaux modes de travail. Située à Saint-Priest, elle repense les espaces de travail pour accroître les interactions sociales, l’expression personnelle et la créativité. Elle améliore les expériences de travail selon 5 principes : résilience des espaces, attraction de talents, image de marque, collaboration, intimité et bien-être. Motivé par la passion et la créativité, PSA Aménagement propose des produits relatifs aux recherches de l’entreprise pour transmettre leur savoir.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Il n’y a point de bon vent pour qui ne connaît son port.

 Sénèque.

Pendant mes études, un professeur me disait souvent “si tu ne sais pas où tu veux aller tu n’iras pas loin”.

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Le premier enjeu est l’adaptation au monde du travail post-pandémie.

Chez PSA on fonctionne avec les 3 W :

  • Work : le travail ne se fait plus de la même façon puisqu’il se fait partiellement en distanciel
  • Worker : peu importe la génération, les attentes sont nouvelles. Les employés souhaitent travailler où et quand ils veulent
  • Workplace : repenser l’aménagement d’espaces pour remplir les exigences sanitaires et répondre aux attentes de demain.


Le deuxième enjeu est le développement durable dans le monde du mobilier. Avant d’être un enjeu marketing, Steelcase travaillait sur l’écoconception depuis plus de 40 ans. Aujourd’hui, on parle aussi d’upcycling : réutilisation du mobilier ancien ou de seconde main.

 

Le troisième enjeu est l’adaptation aux modes de consommation dans le monde du mobilier avec une offre innovante.

Dans le cadre de votre enjeu ENGAGEMENT, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

C’est la thématique responsabilité sociétale et environnementale.
Nos partenariats avec les entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire jouent un rôle important dans cet engagement, tant en termes de réinsertion sociale que de protection de la planète.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Je dis toujours à mes équipes : soyez curieux, intéressez-vous !

Ce qui fait qu’on a passé le cap : agilité et différenciation.

 

Je dis toujours à mes équipes : soyez curieux, intéressez-vous !

 

En start-up on trouve cette qualité de réactivité. Les grandes entreprises essaient et devraient fonctionner sur le modèle start-up. 

Grâce à la double casquette PSA/Steelcase je le vois bien : d’un côté Steelcase est un grand groupe peu agile tandis que PSA filiale d’où partent les idées est agile et adaptable et nous sommes souvent les pilotes de nouveaux métiers.

 

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Demain les sociétés seront au service des Hommes, pas l’inverse. Les Hommes reprennent le pouvoir en entreprise. Phénomène sûrement générationnel, mais j’ai l’impression que les sociétés doivent s’adapter à l’Homme. Le bien-être doit être au centre de l’entité pour tirer le meilleur parti du collaborateur ! Nous en R&D c’est l’humain qui est au cœur de nos réflexions, en audit, tout tourne autour de l’Homme. On se demande : comment favoriser la collaboration et l’intimité ? 

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Chez nos nouveaux collaborateurs, on recherche le côté humain. On considère l’échange comme primordial pour le fonctionnement d’une entreprise de notre échelle. Si demain je dois choisir entre un profil qui a toutes les compétences et un autre moins qualifié mais sensible à nos valeurs, je prendrais le deuxième.

On considère l’échange comme primordial pour le fonctionnement d’une boîte de notre échelle.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Le bien-être : dans les relations comme dans les espaces de travail. L’aménagement chez nous est souvent retravaillé pour que les gens se sentent bien, soient heureux de venir travailler. Nous avons d’ailleurs une Happiness Manager qui fait le lien entre tous les collaborateurs.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Ce que j’attends de ce congrès c’est l’échange. Il est plutôt difficile d’appeler un patron qu’on ne connaît pas, pour parler des difficultés qu’il a déjà rencontrées. Je cherche des conseils, mais aussi à apporter ma vision sur les espaces de travail intelligents pour demain. Avec la pandémie, les entreprises sont perdues et s’interrogent sur leurs espaces.

– Interview réalisée par  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Barometre Semestre 2

Chaque trimestre nous interrogeons 1200 Présidents et Directeurs Généraux de PME & ETI, pour dégager les grandes tendances de leurs actions et orientations stratégiques autour de 5 enjeux clés.

Retrouvez ci-dessous les résultats du 2eme trimestre 2021 !

25%

seulement des entreprises ont prévu d’externaliser certaines compétences à des prestataires externes pour face aux transformations des métiers et compétences.

1 entreprise sur 3 

ne prévoit aucune action pour accompagner les RPS (Risques psychosociaux) de ses collaborateurs.

85%

a mis en place des mesures de soutien RH sur le 3ème trimestre, parmi lesquelles l’aide à l’embauche des jeunes est la mesure prioritaire à 42%.

43%

des entreprises s’engagent dans la RSE au service d’une marque employeur plus attractive.

3 freins majeurs

pour engager une démarche RSE sont : le temps, le manque de culture partagée et de compétences en interne.

1 entreprise sur 3

estime le ROI de sa transition écologique d’ici 1 à 5 ans, alors que 2 entreprises sur 10 en ont déjà un.

56%

des entreprises déploient une stratégie data au service de la conquête et de la fidélisation client.

86%

des entreprises exploitent en priorité la donnée au service de prises de décisionsstratégiques à court terme.

3 actions prioritaires

du développement d’une stratégie data pour les entreprises dans les 12 prochains mois, sont de développer les compétences et les outils, ainsi que les indicateurs de pilotage.

2 impacts majeurs

identifiés par les dirigeants face à une
cyberattaque sont l‘arrêt total de l’entreprise
et la perte de CA associée.

40%

des entreprises n’ont pas encore mis en
place de procédures face aux risques cyber.

1 entreprise sur 3

seulement apporte un niveau d’importance majeur à la cybersécurité, situé entre 9 et 10/10.

36%

des entreprises ont prévu d’axer leur stratégie de croissance pour les 3 prochaines années sur de la croissance externe.

1 dirigeant sur 3

axe sa stratégie de croissance sur le CA
sans se soucier de la marge contributive.

52%

des entreprises ont prévu de revoir le pilotage de leur entreprise face à leur nouvelle stratégie de croissance.

Enquête réalisée par l’Entreprise DU FUTUR et implid en février 2021,
auprès de 1200 dirigeants de PME & ETI de tous secteurs d’activité, avec 20% de répondant. 

Barometre Semestre 3

Chaque trimestre nous interrogeons 1200 Présidents et Directeurs Généraux de PME & ETI, pour dégager les grandes tendances de leurs actions et orientations stratégiques autour de 5 enjeux clés.

Retrouvez ci-dessous les résultats du 3eme trimestre 2021 !

Les 3 priorités RH

pour les PME et ETI à la rentrée 2021 sont d’accompagner le management (77,6%), restructurer par du recrutement (58,8%) et développer la RSE (47%).

+ d’1 entreprise sur 2 

prévoit de recruter suite à l’impact de la COVID 19.

1 entreprise sur 2

a mis en place des mesures de soutien RH sur le 3ème trimestre, parmi lesquelles l’aide à l’embauche des jeunes est la mesure prioritaire à 42%.

+ d’1 entreprise sur 2 

donne la priorité à l’économie, parmi les 3 piliers de la RSE, alors que 1 entreprise sur 5 (20%) en fait une priorité environnementale.

13%

des entreprises ont nommé un responsable RSE à temps plein, alors que 39% pilotent le sujet par une mission à temps partagée.

1 entreprise sur 2

voit la RSE comme le 1er levier d’engagement en 2022.

1 entreprise sur 2

a accéléré sa transformation digitale de 1 à 3 ans suite à la crise, alors que 39% ne ressentent pas d’accélération sur leur transformation digitale.

1 / 3 entreprise

privilégie l’accélération de sa transformation digitale au service de la performance et de l’excellence opérationnelle.

25%

des entreprises ont fait le choix d’un membre du COMEX versus la Direction Générale pour être le pilote principal de la transformation digitale dans l’entreprise.

Les 3 axes principaux

de la performance financière des PME et ETI sont aujourd’hui centrés sur : l’excellence des processus (71%), l’amélioration de la productivité (70%) et la maîtrise des risques (47%).

71%

des entreprises souhaitent optimiser en priorité le pilotage de la performance sur l’année 2022, alors que seules 12% souhaitent optimiser le processus de trésorerie.

Les 3 initiatives de conformité

les plus importantes sont aujourd’hui centrées sur la relation client-fournisseur : 58% pour simplifier et accélérer le traitement des factures, 53% pour communiquer efficacement avec ses fournisseurs, 42% pour améliorer le délai de paiement.

80%

des entreprises ont connu une évolution de leur chiffre d’affaires sur le 1er semestre 2021, dont pour 50% une croissance de plus de 10%.

86%

des entreprises prévoient d’avoir une croissance positive de chiffre d’affaires sur l’année 2021.

Les 2 risques majeurs

qui menacent la rentabilité des PME et ETI sont : la volatilité des prix des matières premières (51,5%) et le coût de la masse salariale (21,8%).

Enquête réalisée par l’Entreprise DU FUTUR et implid en juillet 2021,
auprès de 1200 dirigeants de PME & ETI de tous secteurs d’activité. 

Typologie d’entreprises : 60% PME l 25% ETI l 10% TPE l 5% Grand groupes
Typologie secteurs : 60% industrie, retail, distribution l 35% services
conseils l 5% numérique.

L’actualité des partenaires

Retrouvez ci-dessous l’ensemble des actualités des partenaires de l’Entreprise DU FUTUR.

Mesurez gratuitement votre Indice de Performance Sociale

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Cet indice vous permet de :

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Interview de Dirigeant – Christian Douillet

Créée en 2015, Artemis RD est une société de conseil, audit et suivi d’entreprises dans le secteur de l’informatique et des télécommunications. Elle propose d’envoyer des équipes dans les entreprises souhaitant organiser leur système d’information, ou amorcer une transformation digitale.

En plus, l’entreprise a récemment fait l’acquisition d’une filiale nommée Garuda, dédiée aux collectivités territoriales qui a permis d’intégrer aux services un volet software pour la gestion électronique des documents. Artenis à également racheté un parc client sur Avignon. Ces acquisitions permettront d’avoir une croissance à 3 chiffres sur l’année 2021.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Pour moi, ce qui compte, c’est la mise en avant de l’humain.

Dans ma vie professionnelle, il y a eu beaucoup de changements. Souvent les personnes qui travaillaient déjà avec moi m’ont suivi dans mes nouvelles aventures professionnelles.

Si l’on veut résumer mon entreprise, on pourrait dire que le socle d’Artémis c’est le capital humain.

Selon vous, quels seraient les enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Ce qui compte vraiment  c’est :

  • de pérenniser ce capital humain, de ne pas décevoir les personnes avec qui je travaille.
  • la transmission de l’entreprise et sa pérennisation. Même si je dois quitter l’entreprise, je ne veux pas être égoïste et chercher du profit en la vendant mais tenter de la faire perdurer le plus longtemps possible.

Dans le cadre de votre enjeu HUMAIN, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

L’humain est un enjeu majeur au sein de notre entreprise. Cependant, il n’y a pas de bonne pratique ni de règle. Ce qui compte le plus, c’est l’ambiance, la confiance, le bien-être, la relation qu’on peut avoir avec les gens au sein de l’entreprise.
Si l’on devait vraiment définir une bonne pratique ça serait un bon comportement, le fait d’essayer d’amener du plaisir, d’être content de se retrouver, de pouvoir se sentir comme chez soi au travail.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Il ne faut pas garder le même modèle à l’infini, mais pouvoir être réactif si son business n’est plus intéressant.

La force d’une entreprise s’est de pouvoir s’adapter au contexte, d’être agile. Pour saisir le rebond 2021, il ne faut pas garder le même modèle à l’infini, mais pouvoir être réactif si son business n’est plus intéressant. Il ne pas se borner, se buter mais être opportuniste, être capable de s’adapter.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Si l’on devait formuler une analogie pour représenter les PME et ETI de demain, je dirais qu’il faut être opportuniste et comme un bateau à voile suivre le vent. Si on essaye d’avancer contre le vent, rien de bon ne peut se passer.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Ce que j’attends de nouveaux collaborateurs, c’est une capacité d’intégration. Il faut être capable de faire partie du groupe, c’est la première chose demandée. La notion de comportement est donc très importante. Cependant, c’est aussi à l’entreprise d’adapter certaines choses, de modifier ses produits ou ses services pour des personnes qui se sont bien intégrés. L’idée principale, c’est d’avoir une adaptation dans les deux sens.

Nous faisons en sorte que les collaborateurs aient envie de participer à la vie de l’entreprise, que tout le monde comprenne qu’il peut être un acteur majeur de la vie et de l’avenir de la société.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Actuellement à Artemis RD, nous sommes 15 collaborateurs mais nous pourrions être 40. Cependant, il faut garder sa ligne de conduite et garder le côté humain. Recruter pour recruter n’est pas utile sinon on risque de devoir les licencier à moyen terme à la fin de la mission. Je préfère refuser du business si l’on a pas les bonnes personnes en face.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’ai toujours participé à des initiatives pour défendre ou être représenté dans et par différents organismes. EDF a une capacité à regrouper autour de thématiques, échanger autour de thématiques plutôt qu’autour d’activités syndicales.

Ce qui est remarquable, c’est d’avoir pu regrouper autant de dirigeants et de belles boîtes, alors que l’industrie aujourd’hui souffre en France. (alors qu’on ne peut pas se développer qu’autour du service).

Je suis toujours très étonné de la densité d’entreprises de boîtes entre 300 et 5500 employés au sein de EDF.

Les discussions entre dirigeants sont une chance pour moi, qui ait une petite entreprise, afin de pouvoir discuter et échanger entre dirigeants, peu importe la taille de l’entreprise.
Les problématiques et discussions se font d’égal à égal, et il y a une véritable attention entre les dirigeants.

– Interview réalisée par Paul-Ambroise BURDET, Raphael SABRAN et Matisse BOFFY, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Laurent VERNEDE et Brice LANTERNIER

TECHNAX est créé en 1989 et se spécialise dans la conception et la fabrication d’équipements destinés à l’assemblage des métaux en soudage par résistance. Dès 1993, l’entreprise élargit son savoir-faire à d’autres technologies de soudage en intégrant l’induction, le laser et plus récemment l’ultrason. Les domaines d’applications sont multiples et concernent aussi bien l’industrie de la mobilité (automobile, le ferroviaire, l’aéronautique) que l’énergie (le solaire, le nucléaire), l’électronumérique, l’horlogerie…

 

En 2017, sous la nouvelle équipe dirigeante avec la nomination de Laurent VERNEDE en tant que Président, TECHNAX accélère son développement en renforçant l’innovation comme vecteur de positionnement stratégique. TECHNAX imagine de nouveaux moyens de production, apporte son expertise sur l’assemblage à chaud de métaux et propose de nouvelles techniques d’assemblage plus performantes. L’entreprise s’attache à simplifier certaines méthodes de fabrication, à les optimiser et les rendre plus précises tout en réduisant les coûts au service d’une industrie toujours plus polyvalente.

 

En parallèle, TECHNAX renforce son engagement socialement responsable en adhérant au Global Compact dès 2014 (Pacte Mondial des Nations Unies) et en se challengeant via une plateforme d’évaluation de la RSE.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Brice L : Une citation de Henry Ford : Les obstacles sont ces choses que vous voyez lorsque vous perdez l’objectif de vue.
Il ne faut pas trop s’attarder à regarder les problèmes car sinon on ne peut pas innover.

Laurent V : Une image : une vision de l’horizon sur l’océan, car on ne voit pas de limite.
On vend un état d’esprit, un savoir-faire, ce qui nous intéresse c’est ce que l’on n’a pas encore fait. On ne met pas de limite à notre imagination, notre seule limite est la technologie.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Nos enjeux sont :

1. Etre à la pointe de l’innovation et de la technologie car dans un secteur concurrentiel comme le nôtre, ce sont les seuls moyens de se démarquer. On doit créer de nouvelles machines et assemblages répondant aux demandes du marché et en les anticipant, sinon on est condamné à disparaitre.

2. Un enjeu d’internationalisation. Il faut aller au-delà du marché français pour se développer, se confronter aux idées du monde entier et ainsi atteindre un volume suffisant. 

3. Un enjeu humain. L’humain reste central. Il faut avoir des gens motivés et compétents. Ce ne sont pas les robots qui pensent les solutions, mais les humains, qui ont cette capacité à innover.

Dans le cadre de vos enjeux, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

L’humain est certes la clé de l’entreprise mais il faut avoir un état d’esprit, donc on choisit RÉVOLUTIONNAIRE. Il faut savoir remettre en question nos connaissances et avoir une ouverture d’esprit. On doit prendre de la hauteur pour dépasser les problèmes concrets, puis redescendre pour mettre en place ce côté “révolutionnaire”.

 

La partie “Stratège” est d’autant plus importante dans cette période de Covid. Il faut plus encore regarder ailleurs ce qui fonctionne ou pas. La crise a permis d’accélérer cette démarche.

Se réinventer tous les jours, c’est une chose ancrée chez TECHNAX du fait de notre activité de concepteur de machines spéciales.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Même s’il y a des embûches, si on sait que son idée va fonctionner parce qu’on y a réfléchi, il faut persévérer. Le travail paie toujours !

Laurent V : Je conseillerais aux nouveaux arrivants d’avoir confiance en leurs convictions, de ne pas se laisser perturber par des tiers pour de mauvaises raisons. Même s’il y a des embûches, si on sait que son idée va fonctionner parce qu’on y a réfléchi, il faut persévérer !  Le travail paie toujours. 

Brice L : Mon conseil serait d’avoir un bon dosage entre ses convictions et ce qui fonctionne historiquement, tout en faisant évoluer ses pratiques dans ce monde en perpétuel mouvement.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Laurent V : Demain c’est aujourd’hui. Une entreprise qui n’innove pas est morte à moyen ou long terme. Il ne faut jamais se reposer sur ses acquis.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Laurent V : Ce qu’on attend de nos collaborateurs c’est:

  1. De l’implication, de la motivation et de l’intérêt.
    Des personnes qui ne sont pas fermées d’esprit, mais ouverts aux changements et à la nouveauté.
  2. D’être capable d’allier les connaissances, l’expérience à l’enthousiasme.

Un mariage intergénérationnel est souvent fructueux.


Brice L :
On attend une ouverture, une curiosité, une envie d’apprendre perpétuelle, pour nourrir la culture de l’innovation. Il faut des collaborateurs capables de secouer les pratiques ! Il faut avoir envie de tout.

Il faut des collaborateurs capables de secouer les pratiques !

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Brice L :  Lespersonnes s’épanouissent par l’aspect innovation, car on va de la conception à l’installation de la machine, c’est intéressant de voir tout le processus. On part d’une idée, qui devient un croquis fonctionnel, puis des plans et enfin une machine. On voit ce château prendre forme, jusqu’à la livraison au client : parfait pour quelqu’un de curieux ! On ne fait jamais deux fois la même machine, ce qui parle à ceux qui veulent se diversifier.

Le fait d’exporter permet de se confronter à des cultures et des méthodes de travail différentes, c’est enrichissant.

Laurent V : Nous sommes une petite structure, on a une liberté dans la manière de faire son travail. On n’a pas un carcan “je suis sur une ligne, je dois rester sur une ligne”, on n’a pas ces filtres qui dégradent l’idée première.
Si on apporte son projet et que l’on décide de le faire, on va pouvoir le suivre et voir sa concrétisation. Même quand on n’est pas chef de projet, on voit tout ce qu’on a créé, on peut tout suivre ! La personne qui a fait le prototype voit quelques mois après sa machine qui fonctionne, avec tous les aménagements demandés.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Brice L & Laurent V : Entreprise DU FUTUR nous permet de faire partie d’une communauté de dirigeants pour confronter nos points de vue et idées. On n’est pas seul !
Même si on n’a pas la même activité, on a les mêmes problématiques au fond. Nos expériences nous permettent d’apporter des solutions les uns aux autres

– Interview réalisée par Victoire Bertrand, Valentine Hassoun et Siméon Valdman,  étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Jean-Jacques Laurent

Jean-Jacques Laurent prends la suite de mon père en 2005 à la tête d’ANDRE LAURENT SAS. Crée en 1967, cette entreprise est spécialisée dans la Fabrication de visserie/boulonnerie et pièces mécaniques d’assemblage de haute technologie.
Elle se distingue par une maîtrise des procédés de forgeage à chaud, usinage, rectification, roulage, assemblage, traitements thermiques et de surface et une expertise dans les aciers fortement alliés, inoxydables, superalliages, titanes. L’entreprise est présente dans les domaines du nucléaire, de l’aéronautique, du pétrole, de l’hydro-électrique, moteur marins, ferroviaires, levage et  manutention.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

“Plus proche pour aller plus loin” : tel est le slogan de notre entreprise. Il est indispensable d’entretenir cette proximité avec nos clients.

Chez André Laurent SAS, nous sommes un fabricant expert en assemblage vissé/boulonné. A mon sens, ce qui fait notre force est notre savoir-faire et notre capacité à travailler en étroite collaboration avec nos clients. En effet, nous restons à leur écoute pour respecter notre engagement qui est la satisfaction de nos clients.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Trois enjeux stratégiques majeurs sont portés par André Laurent SAS.

Tout d’abord, la dimension internationale est actuellement notre priorité, et elle le restera encore pendant quelques années. Il s’agit d’une voie de développement à fort potentiel. Pendant le premier confinement, nous avons d’ailleurs identifié 40 cibles intéressantes à l’international.

D’autre part, nous modernisons notre entreprise en termes de productivité / qualité / traçabilité pour s’inscrire dans une logique “d’entreprise 4.0”. Cette dynamique est favorisée par les subventions reçues dans le cadre des récents plans de relance.

Enfin, l’acquisition de compétences est primordiale. Nous recherchons du personnel capable de maîtriser la robotisation. Nous mettons en place des dispositifs automatisés pour aller plus vite et satisfaire nos clients. Pour cela, nous recherchons des régleurs présentant diverses compétences.

Dans le cadre de votre enjeu HUMAIN, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

On a beau avoir les meilleures machines, ce qui fait une entreprise, ce sont les hommes et les femmes qui y travaillent !

L’Humain a une importance capitale. On a beau avoir les meilleures machines, ce qui fait une entreprise, ce sont les hommes et les femmes qui y travaillent !

J’ai pu me rendre compte de cela à plusieurs reprises. Nous avons connu trois crises majeures en moins de 12 ans (en 2008, 2015 et 2020) !  Ce qui nous a permis de garder le cap est la solidarité au sein de l’entreprise. Chez André Laurent SAS, on a une capacité à s’écouter et communiquer, c’est ce qui nous permet de rebondir et d’aller de l’avant.

J’essaie d’instaurer une logique de Bottom Up (en opposition avec la logique de Top Down). Cela signifie que l’on détecte les problèmes dès le départ et on fait remonter les informations venant du terrain. Il faut enregistrer et faire circuler l’information rapidement.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Le rebond 2021 est un tournant important à saisir.

Nous vivons dans un monde en mutation, où les enjeux évoluent de plus en plus rapidement. Le plus important est de rester à l’écoute des vibrations de notre entourage (collaborateurs ou clients).

Il faut aussi rester vigilant face aux séquelles psychologiques que la crise sanitaire peut entraîner. Se tenir informé est essentiel pour avoir accès aux plans de relance et aux aides mises en place.

En bref, je conseillerai à tous mes pairs entrepreneurs de rester curieux et à l’écoute afin d’avoir accès au maximum d’informations.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Je ne pourrai pas décrire avec précision ce à quoi ressembleront les PME et ETI du futur. Cependant, j’imagine qu’elles mettront l’accent sur le télétravail et sur les outils digitaux. Cela permet un gain de temps, d’énergie et cela favorise une démarche plus écologique (moins de voyages d’affaires, par exemple). Les visioconférences apportent de la simplicité et de la souplesse à l’organisation d’une entreprise.

On peut également imaginer une démondialisation sociale, sociétale et écologique. Peut-être que dans le futur, on fera en sorte que l’économie mondiale soit plus proche de l’endroit où on en a besoin.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

J’attends d’eux qu’ils se distinguent dans leur écoute et leur communication. On pourrait penser que la communication est naturelle mais malheureusement elle ne l’est pas, elle est exceptionnelle. La plupart du temps il n’y a pas une réelle communication mais une succession de monologues, ce qui empêche d’accéder à la bonne idée et de faire le meilleur choix.

Dans un second temps, je voudrais que mes futurs collaborateurs soient curieux et aient la volonté d’apprendre. Le diplôme nous permet d’avoir un fort esprit analytique mais il faut toujours essayer de le mobiliser à outrance. De plus, cette démarche nous permet de nous épanouir professionnellement.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Une de nos fiertés est la mise en place d’entretiens individuels qui nous permettent de mieux communiquer et de faire passer des messages aux collaborateurs. Grâce à ceux-ci, nous percevons plus en détails les souhaits et les ambitions de la personne, permettant ainsi qu’elle s’épanouisse plus facilement.

Nous faisons en sorte que les collaborateurs aient envie de participer à la vie de l’entreprise, que tout le monde comprenne qu’il peut être un acteur majeur de la vie et de l’avenir de la société.

Par le passé, notre entreprise avait une logique paternaliste, avec un transfert de l’information du haut vers le bas de la hiérarchie. De nos jours, nous faisons en sorte que les collaborateurs aient envie de participer à la vie de l’entreprise, que tout le monde comprenne qu’il peut être un acteur majeur de la vie et de l’avenir de la société.


De nouveau, nous insistons beaucoup sur le côté humain car cela est peut-être l’avenir des ETI. Effectivement, il faut sans doute être plus petit pour être plus agile. Les ETI seront donc peut-être amenées à se reconvertir en PME afin d’être plus réactives. On observe déjà cette tendance par la multiplication des autoentrepreneurs et on pourrait penser que les grosses structures vont avoir de plus en plus de mal à s’adapter aux prochaines évolutions.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

La dynamique Entreprise DU FUTUR nous permet d’échanger, partager et réfléchir sur des thématiques auxquelles je m’intéresse. Je suis curieux d’avoir la vision des autres dirigeants de PME et ETI, sur l’évolution du monde et en particulier de l’industrie. Il reste encore de nombreux sujets sur lesquels il y a du pain sur la planche.

– Interview réalisée par Antoine Auvergne, Léa Berry et Benoit Gengler, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Antoine De RIEDMATTEN

 

Fondée en 1991, IN EXTENSO est un groupe de 250 agences d’expertise comptable comptant 5000 collaborateurs. In Extenso se concentre sur le développement de services à destination des TPE-PME, tant dans les domaines de l’expertise comptable que dans les domaines liés à la gestion et à l’accompagnement du chef d’entreprise.
In Extenso est l’interlocuteur privilégié de plus de 100 000 clients appartenant à tous les secteurs d’activité et a réalisé en 2020 un chiffre d’affaires de 405 millions d’euros.

Votre histoire, votre entreprise

Comment votre parcours vous a-t-il amené à occuper votre fonction actuelle dans votre organisation ?

Mon parcours professionnel est fait d’opportunités et de tournants que j’ai pu et su saisir. Rien n’était calculé mais c’est une volonté et une capacité à accepter de nouveaux défis. Ces nouveaux défis apportent des expériences qui sont utiles pour les choix suivants. En d’autres termes, rien n’est prémédité. Il faut être disponible pour de nouveaux challenges.

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Nous avons un slogan : être là, rendre clair.
Être là veut dire être présents quand les clients ont besoin de nous.
Être clair rejoint la dimension technique du métier. Il est assez facile d’utiliser la technique comme une protection et jouer les techniciens vis-à-vis des clients en utilisant des mots qu’ils ne comprennent pas forcément, dans le but d’avoir une image “d’expert”. Mais ce n’est pas notre volonté et notre façon de travailler.

Nous sommes dans une logique d’aide à nos clients. Nous souhaitons comprendre la réglementation qui s’applique, la fiscalité, et les décisions. Nous espérons faire grandir cette culture financière auprès d’eux, pour pouvoir être de ceux qui expliquent, qui font comprendre et qui simplifient.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Le premier enjeu stratégique est le talent, le deuxième la transformation digitale des métiers et le troisième, le commerce.
Concernant les talents, nous avons un certain nombre d’agences qui en manquent actuellement car nous cherchons à recruter et nous avons du mal. 

Par exemple, sur 5000 collaborateurs, nous avons environ 250 postes ouverts. Nous sommes donc limités dans la capacité à accompagner nos clients à se développer par manque de ressources. 

Il faut aussi faire évoluer les talents au fur et à mesure des transformations de leurs métiers. Il s’agit d’une difficulté car nous constatons que certaines choses se transforment rapidement mais nos clients vivent ces transformations à des vitesses différentes, suivant leurs secteurs, l’âge du dirigeant etc.… Toute la difficulté est d’adapter en permanence les compétences de nos collaborateurs aux besoins d’évolution de nos clients. Cela passe par des formations, des outils. En réalité, peu de personnes aiment le changement. Toute la difficulté est de faire ce changement pour eux et non pas contre eux.

La transformation digitale des métiers est également un enjeu crucial chez In Extenso. 

Beaucoup de métiers vivent une révolution au niveau de leur digitalisation. Un des plus gros changements à venir dans notre secteur d’activité est la facture électronique. Elle va révolutionner les choses. Dès son émission, elle pourra être comptabilisée directement, ce qui signifie un changement dans le travail quotidien pour un grand nombre de nos collaborateurs. 

Notre rôle est d’accompagner ce changement, en accompagnement le client de A à Z.

Le commerce représente le dernier enjeu majeur de nos activités. Nous sommes une profession réglementée. Les experts comptables vendant des prestations à des sociétés et le monopole de la tenue comptable tendant à disparaître, le commerce va devenir quelque chose de plus en plus important dans ces métiers. D’ordinaire, une profession réglementée n’inclut pas d’aspect commercial. On fait peu de publicité et on est assez limité sur un certain nombre de techniques commerciales. Ces transformations sont donc un enjeu majeur qu’il faut savoir relever. 

Dans le cadre de votre enjeu ORCHESTRATEUR, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Aujourd’hui, nous nous lançons dans un plan stratégique pour 2028. 

Du fait de la crise du Covid, beaucoup de gens ont du mal à se projeter. Une crise comme celle-ci pousse à privilégier le court terme. C’est pourquoi j’ai choisi une date assez lointaine, en 2028.  

Nous travaillons également sur la raison d’être du groupe In Extenso, dans l’objectif de se fixer un cap et prendre des décisions en adéquation sur le court et le long terme.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Mon conseil est de recruter de jeunes talents. L’erreur serait de se renfermer sur soi-même.

Accueillir de nouveaux profils est l’occasion d’accélérer certains mouvements. 

La digitalisation nous a appris à travailler différemment et à gagner du temps sur certains sujets. Cela va continuer avec le recrutement de nouveaux arrivants sur le marché du travail, qui vont continuer à changer les choses.

Ma conviction est que la fin de cet épisode sanitaire ne ramène pas au point de départ, mais à une nouvelle normalité. Je suis convaincu qu’au moment où l’on sera sorti de cette crise, le travail sera différent de celui d’avant. La relation avec le bureau en tant que lieu physique va changer, comment seront les réunions, le travail d’équipe… 

Pour être sûr de bien gérer tout cela, il faudra recruter de nouveaux talents, qui ameneront des idées différentes et novatrices.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Je constate qu’il y a de plus en plus de crises, qui sont plus dures qu’auparavant (crises financières, de santé, macroéconomique…). J’en déduis que ce qui est le plus important aujourd’hui, c’est la résilience et la capacité à réagir en tant de crise.

La phrase qui me vient donc en tête est celle de Nietzsche : “ce qui ne tue pas rend plus fort”. Il faut être dans une logique de travail, où l’on évite que son entreprise soit mortelle. Pour cela, il ne faut pas dépendre d’un seul homme mais d’une équipe.
Egalement, il faut savoir profiter des crises, pour voir quels en sont les bons aspects.
Il faut regarder la crise avec un peu de hauteur, pour pouvoir par la suite modifier toutes les choses qui avaient du mal à évoluer avant cette période d’agitation.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

La première chose que j’attends d’eux, c’est de l’enthousiasme.

Notre volonté est que le moteur des collaborateurs soit leur passion. Dans un monde de transformations, d’incertitudes et de changements cela est primordial, car les passionnés acceptent mieux la remise en question.

Traditionnellement, nous avions plus tendance à recruter des personnes sur des compétences techniques et aujourd’hui, nous privilégions les compétences relationnelles.

Ces qualités sont encore plus difficiles à acquérir car la technique s’apprend plus facilement que le sens relationnel. 

J’aime citer une expression de Deloitte : “il faut tuer SALY (same as last year)”. 

Dans notre profession comme dans d’autres, cela rassure toute le monde de faire les mêmes choses que l’année précédente. Le problème en faisant cela, c’est que l’on passe à côté de choses très importantes.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Je pense que nous apportons un projet entrepreneurial. Nous proposons à ces futurs collaborateurs, de pouvoir devenir chef d’entreprise au bout de quelques années. D’abord à l’échelon d’une de nos agences, puis d’une région. En perspective d’évolution, nous proposons de gérer une équipe de 20 personnes par exemple, dans une de nos agences. Cela leur permet d’être responsable d’une TPE. 

Il y a également d’autres aspects, mais c’est une originalité de pouvoir prétendre à ce type de responsabilité. Lorsque que l’on est responsable d’une agence, on a un rôle très complet et de nombreux sujets à gérer.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’attends d’Entreprise DU FUTUR des confrontations d’idées et d’expériences. Je suis persuadé qu’aujourd’hui, il ne faut pas juste regarder ce que font les concurrents mais il faut aller chercher dans des secteurs différents pour voir comment les différents entrepreneurs réagissent à la crise.

Comment se réinventent-ils, à quelles problématiques font-ils face. Il faut voir large et au-delà des entreprises elles-mêmes (hors de leur secteur d’activité, de leur marché…).

– Interview réalisée par Camille DELORME, Lisa FILLIPI et Thomas DEVALQUENAIRE, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Loïc BUSNEL

 

Fondée en 1961, la société BÖWE Systec France est une filiale d’un constructeur et distributeur de solutions matérielles et logicielles du traitement de document et de l’automatisation des processus.
Acteur majeur des transformations et des nouvelles technologies avec un état d’esprit international, novateur et responsable, l’expertise de BÖWE Systec réside dans la fourniture de solutions de pointe pour un large éventail de marchés et d’applications alliant qualité, entrepreneuriat et diversité.
Nous associons les avantages d’un groupe actif à l’échelle mondiale avec une entreprise à présence locale. 

Les besoins de nos clients nous inspirent pour un développement continu de notre portefeuille de produits en fonction de leurs souhaits. Nous apportons notre savoir-faire d’experts, l’expérience, et la passion pour la mise en œuvre des exigences de notre clientèle.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Mon leitmotiv : “Il faut remettre une vraie valeur au sein de notre entreprise : la valeur du travail. S’il n’y a pas l’envie de travailler, on n’y arrive pas. Je préfère quelqu’un de bosseur que quelqu’un de brillant. Il faut que mes collaborateurs soient en dehors de leurs zones de confort.” 

Cette valeur de travail n’a du sens que si elle est ramenée dans une valeur sociétale : la reconnaissance de celui-ci.
Un des commerciaux a 36 ans d’ancienneté. Cet exemple montre bien que lorsque l’on met les valeurs en avant, il n’y a pas besoin d’aller voir ailleurs.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

– La reconnaissance du travail. Comme je l’ai dit auparavant.
– Rentabilité : une notion toujours importante pour les entreprises.
– Remettre l’humain au milieu de l’entreprise.
Avant, lors du temps de mon prédécesseur, il y avait un modèle très patriarcal et pyramidal.
Aujourd’hui, les 3 enjeux sont gérés par l’entreprise.

Dans le cadre de votre enjeu d’Engagement, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Ces sujets ne peuvent être faits que si l’économie est présente.
Notre engagement se retrouve aussi bien au niveau de notre entreprise qu’au niveau de notre écosystème.

Aujourd’hui, je réintègre du lien social avec mes collaborateurs, je communique réellement avec eux pour favoriser cet engagement.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Comme dans le théâtre ou le sport, l’athlète et le comédien n’est bon que s’il s’est entraîné à toutes les situations.

Il ne faut pas survoler les choses et aller au fond de ce qu’on fait, même si cela nous paraît trivial. Ensuite, le résultat coule de source.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

‘’No Pain, No Gain’’

Je pense qu’aujourd’hui, une PME est agile et résiliente. Sur les 4 dernières années, nous avons apporté 4 cœurs de métiers dans notre entreprise, d’où une accélération de l’agilité des équipes.
Il y a 3 ans, je ne pensais pas aller sur un marché futur.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

J’attends de mes nouveaux collaborateurs de l’engagement, de l’agilité et je souhaite qu’ils soient acteur du changement. C’est à eux de trouver des solutions.

Les nouveaux collaborateurs doivent être de véritables leaders et être dans la recherche de solutions.

J’aime bien que mes collaborateurs me proposent des solutions et soient de véritables acteurs au sein de l’entreprise. Je n’en voudrais jamais à un collaborateur qui me propose une idée.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Je ne sais pas vraiment ce que mon entreprise apporte mais j’ai eu beaucoup de discussion avec ma RH sur cette question afin d’apporter du nouveau et des éléments différenciants. 

Aujourd’hui, on ne peut se baser que sur le poste et sur le salaire. Il faut une réelle valeur ajoutée à laquelle on réfléchit vraiment chez BÖWE SYSTEC.

Ne craignez pas les initiatives et de sortir du cadre. Il faut expliquer aux nouveaux entrants que l’erreur est bonne. 

Plantez-vous, faites des erreurs !
Vous n’êtes pas sanctionnés en cas d’erreur ! Il y a juste un accompagnement pour éviter à nouveau l’erreur.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’attends l’échange sur de vraies problématiques, que l’on vit au quotidien. 

L’Entreprise DU FUTUR possède un vrai ADN d’échange et je souhaite partager mes idées sur un ensemble de domaines avec d’autres dirigeants, comme l’exemple des aides BPI.
J’aime aller plus en détail sur la gestion des échanges et sur comment gérer le service client.
Parfois, des collaborateurs m’ont dit : Loïc, tu vas connaître “la solitude du manager” et c’est parfois vrai.
Justement, l’Entreprise DU FUTUR est une organisation pour corriger cela.
L’entreprise DU FUTUR n’agit pas que sur les problématiques métiers mais sur les problématiques en entreprise.
Il y a des marchés proches et parfois éloignés, mais dans tous les cas, ce sont des problématiques récurrentes qui reviennent.

– Interview réalisée par Sammy TECHE, Victoire RAVILLON et Annie KURKDJIAN, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Mickaël BONIN

 

Diplômé de l’Université Lyon 3 en Systèmes d’Information d’Avancés, mon premier poste à été celui d’ingénieur IT chez Unilog.

J’entre chez TeamWork en 2007, en tant que Consultant en Intelligence Décisionnelle et je progresse rapidement au sein de l’entreprise pour devenir Team Leader en 2008, puis Directeur Général adjoint dès 2012.
Finalement, j’occupe le poste de Directeur Général chez Univers SAP, la branche de Teamwork dédiée à l’ERP SAP, depuis février 2020.
TeamWork est reconnu par ses clients pour accroître leur performance opérationnelle, les accompagner dans leur transformation et générer de nouveaux leviers de croissance et de compétitivité. 

Nous accompagnons aussi bien des grands comptes internationaux que des ETI sur 5 grands métiers : Management Consulting, SAP Business Solutions, Technology Platforms, Data Analytics et Salesforce.
Comptant aujourd’hui près de 900 collaborateurs et 20 bureaux à travers le monde, TeamWork se distingue par sa capacité à garantir une infogérance en 24/7, ainsi qu’une proximité géographique avec ses clients.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

L’expertise et l’humain au service de nos clients.

Nous nous devons d’accompagner nos clients dans leurs choix d’infrastructure, supply chain, logistique…

Nous accentuons beaucoup chez TeamWork l’expertise.

L’humain est aussi essentiel chez nous, cela explique notre turnover très faible. Nous souhaitons continuer comme cela.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Pour moi, les trois enjeux stratégiques majeurs sont :
– Accompagner les clients dans leur transformation digitale et technologique, les aider pour qu’ils prennent le bon virage.
– Conserver les positions stratégiques chez les clients, en particulier après l’année Covid. Ne pas délaisser les clients en difficultés à cause de la crise, tout en restant présent pour les autres.
– Gérer l’humain au sein de l’entreprise.

Il y a un vrai bouleversement dans le monde du travail. Il y a un besoin de s’adapter, garder une flexibilité sur le télétravail. Ainsi, il est temps de se poser les bonnes questions.

Il faut travailler le sentiment d’appartenance, donner envie de aux collaborateurs de revenir sur le site.

Dans le cadre de votre enjeu d’Humain, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

L’humain est un enjeu majeur dans la pérennité de notre entreprise et de notre métier. 

Cet enjeu se retrouve sur deux axes principaux :
– La Teamwork Academy : elle permet aux collaborateurs de s’étendre sur d’autres domaines de compétences, sur de la finance, le cloud, sur les métiers fonctionnels et elle est ouverte à tous les collaborateurs.
On a des formations de plusieurs niveaux, cela permet de former les nouveaux arrivants et permet aux collaborateurs déjà expérimentés de monter en compétence.
– Pour certaines personnes, les années 2020 et 2021 ont été très compliquées. Malgré les outils de visioconférence, nous avons pu remarquer une gestion complexifiée du sentiment d’appartenance, de gestion du stress. 

Des ateliers ont été mis en place, animés par un coach externe. Ils permettent d’aborder des sujets centrés sur l’humain, la gestion de soi, du stress, son équilibre personnel, le sentiment d’appartenance.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Pour moi, entreprendre c’est construire et réfléchir un projet dans le temps. Il faut essayer d’améliorer une situation, apporter de nouvelles idées.

Il faut avoir un bon réseau avec lequel collaborer, s’appuyer sur un socle de collaborateurs.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe, d’un personnage, comment représenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Selon moi, les ETI et PME de demain pourraient prendre la forme d’une régate : prendre les bon vents au bon moment.

Le terme “régater” est souvent utilisé lors des réunions au sein de Teamwork.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Je vais faire le lien avec la partie Teamwork Academy citée précédemment. 

Elle a l’avantage d’être animée par des anciens, qui peuvent transmettre leur savoir aux nouveaux profils. Ces profils amènent une nouvelle vision de l’organisation du travail, des perspectives d’évolution. 

Les jeunes sont plus proches des tendances technologiques du marché et sont une vraie force qui permettra de répondre aux nouveaux problèmes qui commencent à émerger.

Ces nouveaux talents sont difficiles à prospecter et cela représente un enjeu pour nous. C’est pour cela que nous mettons en place diverses méthodes pour attirer et fidéliser nos futurs collaborateurs.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Dans notre entreprise, l’humain et la famille sont deux points clés. Ce qui compte, c’est le respect de l’humain avant de chercher des bénéfices. 

On échange d’abord avec le collaborateur sur sa vision du projet, ses envies… avant de dire oui au client. 

Nous sommes une société indépendante financièrement, nous ne répondons donc pas à un fond d’investissement. Cela permet de joindre les décideurs très rapidement. Nous avons des méthodes de management très horizontales, cela permet de ne pas avoir deux mondes totalement déconnectés l’un de l’autre. 

Nous faisons aussi attention à la possibilité d’évolution des carrières, tout en faisant attention à la formation continue de nos collaborateurs. Pour cela, La Teamwork Academy est un vrai plus.
Nous avons aussi des passerelles possibles entre nos structures, d’un point de vue géographique puisque nous sommes présents sur des continents différents, mais aussi d’un point de vue secteur d’activité.
Sur un second plan, chaque année, un voyage est organisé, permettant à tous de partager des moments de liberté, sans engagements professionnels. Nous avons beaucoup d’événements extra professionnels et sportifs. Notre Président Directeur Général est un grand fan de sport et il permet à tous ses collaborateurs de participer à des événements sportifs. 

Des évènements sont aussi organisés avec les clients.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Je suis tout nouveau dans l’Entreprise DU FUTUR, donc j’espère pouvoir en apprendre plus rapidement.
Ce qui semble intéressant, c’est de pouvoir travailler avec ses pairs sur les problématiques actuelles.
J’espère y trouver un espace de partage, dans des domaines variés.

– Interview réalisée par Paul-Ambroise BURDET, Raphaël SABRAN et Matisse BOFFY, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Nos partenaires prennent la parole – Jean-Loup Rogé

Je vous propose de nous introduire en quelques mots la société implid.

implid est un collectif d’experts mobilisés aux côtés des entrepreneurs, dirigeants et décideurs d’entreprises en mouvement. 

Experts-comptables, avocats, juristes, huissiers, notaires, auditeurs, consultants, recruteurs : chez implid, chacun se nourrit du collectif, s’engage et innove pour conseiller ses clients et répondre à leurs défis, jour après jour.
Pionnière par nature, implid est la 1ère société française « du chiffre et du droit » à proposer 4 métiers de service juridique aux entreprises.
Impliqués auprès de créateurs d’entreprises comme de groupes cotés, start-up, PME familiales ou ETI de croissance, les 900 collaborateurs d’implid appréhendent les enjeux à court et long terme de tous ceux qui feront l’économie de demain. 

Ils partagent une même mission : donner à chacun de l’élan pour grandir.

Pourquoi avez-vous choisi d’être PARRAINS de la 6e édition du Congrès de l’Entreprise DU FUTUR ?

Cela fait maintenant 6 ans que nous sommes partenaire Fondateur du Congrès Entreprise DU FUTUR. 

Nous sommes allés chercher une vraie collaboration avec des personnes différentes, pour réfléchir à la manière d’envisager l’avenir. Ce qui nous a plu : se retrouver dans un collectif, dans une dynamique d’entraide pour imaginer demain. 

Pour cette 6ème édition, compte tenu du contexte actuel, il nous semblait plus important que jamais, d’être l’un des PARRAINS et de participer à cette relance économique.

De quelle manière avez-vous été acteur de cette nouvelle édition ?

Nous sommes parrain de l’enjeu « ORCHESTRATION » et dans ce cadre je suis intervenu en introduction de la keynote animée par Corinne Molina. 

En tant que tiers de confiance auprès des chefs d’entreprise, il nous paraissait intéressant de se positionner sur ce thème de l’orchestration pour témoigner de ce que nous vivons chaque jour à leur côté.
Nous avons animé également deux Masterclass autour de l’enjeu HUMAIN : « Boostez l’engagement de vos collaborateurs à travers l’empowerment » et de l’enjeu ENGAGEMENT : « La gestion de votre patrimoine numérique au service du pilotage de votre conformité RSE ».
Enfin, nous sommes tous les ans animateurs du baromètre de l’Entreprise DU FUTUR by implid. Ce baromètre a pour vocation de saisir les ambitions des chefs d’entreprises de PME et ETI face aux enjeux majeurs à venir. Cette année, le baromètre intègre une modification conjoncturelle importante. Ainsi, au lieu de présenter un seul baromètre, nous avons réalisé  4 mini-baromètres trimestriels. Une synthèse des deux premiers baromètres était distribuée à tous les participants lors du déjeuner.

Lors de votre présence, vous avez animé une MasterClass sur l’enjeu HUMAIN et une sur ENGAGEMENT. Sur quelles problématiques les dirigeants ont-ils travaillé avec vous ?

Masterclass HUMAIN : « Boostez l’engagement de vos collaborateurs à travers l’empowerment »
La crise sanitaire a bouleversé notre rapport au travail. Selon une étude OpinionWay réalisée fin 2020, 1 salarié sur 2 reste dans son entreprise faute de trouver mieux et 35% déclarent ne pas trouver un sens à leur travail.

Nous avons proposé avec notre partenaire Wittyfit d’échanger de manière collaborative autour des enjeux liés à l’engagement collaborateurs et des dispositifs concrets à mettre en œuvre à travers l’intervention d’un de nos clients :
– Comment réaliser un diagnostic précis et fiable du ressenti de vos équipes en cette période complexe, mais également hors contexte Covid ?
– Quels sont les ingrédients clés pour développer et maintenir l’engagement collaborateur ?
– Comment mesurer le ROI des actions mises en œuvre ?

Masterclass ENGAGEMENT : « La gestion de votre patrimoine numérique au service du pilotage de votre conformité RSE »

Le volume de données collectées par les entreprises ne cesse de croître. La maitrise de la donnée devient donc un enjeu majeur pour les entreprises : veille, amélioration de la productivité, gestion des risques et de la conformité, performance commerciale… autant de raisons de mettre en place une stratégie de gestion des données.

Perfect Memory, start-up du groupe implid, spécialisée dans la captation, la sécurisation, le partage et la valorisation de la donnée a proposé d’échanger de manière collaborative autour de la gouvernance de la donnée. 

Nos experts ont illustré leur intervention à travers un retour d’expérience appliqué à la conformité RSE de la chaine d’approvisionnement :
• Comment maitriser la donnée au sein de son entreprise ?
• Comment automatiser la collecte et faciliter l’accès à des sources de données hétérogènes ?
• Comment superviser l’alignement des fournisseurs de la chaine d’approvisionnement avec la politique RSE de l’entreprise  ?

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Nos partenaires prennent la parole – Christophe SCHERRER

Je vous propose de nous introduire en quelques mots Malakoff Humanis.

Malakoff Humanis est un groupe de protection sociale à gestion paritaire.
A ce titre nous exerçons deux métiers :
– La gestion de la retraite complémentaire, une mission d’intérêt général menée pour le compte de l’AGIRC – ARRCO,
– L’assurance de personnes, dont notre démarche intégrée Diagnostic et protection du capital humain
Au travers de ce second métier, notre mission est de proposer aux entreprises, à leurs salariés et aux futurs retraités, des solutions de protection sociale, assurance santé et prévoyance (décès, arrêt de travail et invalidité) complémentaires aux prestations de la sécurité sociale.
Notre offre est également constituée de dispositifs de retraite supplémentaire qui s’ajoute à la retraite complémentaire, ainsi que des dispositifs d’épargne salariale.
Considérant que notre rôle n’est pas uniquement de couvrir les risques, mais également de les prévenir, nous avons, depuis de nombreuses années, fait le choix stratégique d’intégrer à nos solutions assurantielles des services de prévention santé et un accompagnement social, destinés aux entreprises et à leurs salariés, pour une approche globale de la santé au travail.
Nous sommes convaincus que la crise sanitaire va profondément modifier le paysage et créer de nouvelles vulnérabilités. 

Plus que jamais, notre responsabilité est de continuer à protéger les salariés dans le cadre d’une protection sociale durable. Cette pérennité repose sur la prévention et l’accompagnement dans la durée. Là est notre rôle d’assureur.

Pourquoi avez-vous choisi d’être PARRAINS de la 6e édition du Congrès de l’Entreprise DU FUTUR ?

Tout d’abord, nous nous sommes engagés auprès d’Entreprise DU FUTUR dès le début de l’aventure. 

Alors comment aurions-nous pu ne pas être à nouveau à vos côtés pour cette 6ème édition qui sera l’une des premières occasions de rencontrer physiquement des dirigeants depuis le début de la crise sanitaire ? 

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous nous réjouissons d’avoir été présents.
Mais au-delà de cet aspect conjoncturel, il y a les valeurs fortes que nous partageons avec Entreprise DU FUTUR. 

Le congrès est le moment majeur au cours duquel nous pouvons partager, avec l’ensemble des participants et plus spécifiquement ceux qui participeront à notre Masterclass ou nous feront l’honneur de partager le déjeuner à l’une de nos tables, nos expériences et nos réflexions sur l’entreprise de demain : nouvelles formes de travail, nouvelles attentes des salariés, nouveau rôle de l’entreprise, nouvelles pratiques managériales, développement du télétravail et nouveaux modes de travail hybride….

En tant que Parrain de la lettre H Comme HUMAIN, pouvoir échanger avec des dirigeants qui, comme nous, placent l’Humain au cœur de leur stratégie, pour confronter nos convictions et nos expériences autour des sujets liés au développement du capital humain et pouvoir ensuite imaginer des expérimentations collaboratives tous ensemble, est une opportunité que nous ne pouvions pas manquer.

De quelle manière avez-vous été acteur de cette nouvelle édition ?

En tant que Partenaire Parrain de l’événement, nous avons eu  l’honneur :
– De prendre la parole en introduction de la Keynote du H « comme humain » de Karima Kahlaoui et Melanie Del Gobbo : une occasion exceptionnelle d’évoquer notre engagement d’accompagnement de nos clients sur la valorisation de leur capital humain et l’optimisation de leur performance sociale au service de la performance économique.
– De faire du déjeuner un moment unique d’échanges avec nos invités.
– D’animer une Masterclass pour faire vivre aux dirigeants participants une expérience collaborative enrichissante et conviviale.

Lors de votre présence, vous avez animé une MasterClass sur l’enjeu HUMAIN. Sur quelles problématiques les dirigeants ont-ils travaillé avec vous ?

Les deux Masterclass que nous avions animées l’an dernier avaient rencontré un grand succès. Notre challenge cette année était donc de proposer une nouvelle fois un sujet apte à susciter l’intérêt des congressistes.
Pour ce faire, nous avons choisi cette année de proposer aux participants d’appréhender les véritables enjeux de la RSE.
Sous le titre énigmatique “La RSE pour de vrai : Quand la performance sociale devient créatrice de valeur pour votre entreprise.”
Nous avons proposons une Masterclass participative orientée sur les aspects sociaux de la RSE, qui s’est déroulé en trois temps. Elle a interrogé la manière de décider et d’agir au quotidien, pour en faire un levier de performance économique au sein des organisations.

Notre objectif était de permettre aux dirigeants de repartir avec des clés concrètes de transformation « pour de vrai » de leurs entreprises.

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Nos partenaires prennent la parole – Isabelle HUAULT

Je vous propose de vous présenter et de nous introduire en quelques mots EM Lyon Business School.

Diplômée d’emlyon business school, j’ai aujourd’hui plaisir et l’honneur d’être Présidente du Directoire et Directrice générale de cette prestigieuse école de commerce depuis septembre 2020.

Avec le Directoire, composé de 3 femmes et 2 hommes, nous portons un plan stratégique ambitieux qui vise à faire d’emlyon une des 15 meilleures Global Universities européennes d’ici 2025.

Notre projet est clair : diffuser la connaissance et développer les compétences qui permettent aux organisations et aux managers responsables de répondre aux enjeux sociaux, numériques et écologiques, ici et maintenant.

Pourquoi avez-vous choisi d’être PARRAINS de la 6e édition du Congrès de l’Entreprise DU FUTUR ?

emlyon business school est un des membres fondateurs de l’Entreprise DU FUTUR.

Véritable partenaire économique depuis 150 ans des entreprises du territoire, l’École souhaite cette année, plus que jamais, leur montrer leur soutien dans le contexte actuel et encourager la relance.

De quelle manière avez-vous été acteur de cette nouvelle édition ?

L’engagement social et environnemental constitue désormais le fil conducteur pour toutes les opérations de l’École.

Nous formons des managers responsables capables d’appréhender la complexité du monde et de relever les défis sociaux, technologiques et environnementaux.

Pour incarner cette mission, emlyon accompagne sur scène un entrepreneur H.E.R.O.S de l’Engagement et contribuera à insuffler une dynamique positive aux dirigeantes et dirigeants d’entreprise de la communauté.

Lors de votre présence, vous avez animez une MasterClass sur l’enjeu ENGAGEMENT. Sur quelles problématiques les dirigeants ont-ils travaillé avec vous ?

emlyon compte 160 professeurs-chercheurs qui produisent des savoirs et sont garants de la qualité académique de l’École. 

La MasterClass emlyon était l’occasion d’exposer les dirigeantes et dirigeants d’entreprise aux travaux de recherche d’un de ces experts : Philippe Silberzahn, professeur en innovation et entrepreneuriat.
Auteur de l’ouvrage “Petites victoires” et nourri par ses trente années d’expérience auprès d’organisations publiques et privées, Philippe Silberzahn a montré comment une série de petites victoires est plus susceptible de résoudre les problèmes complexes, qu’il s’agisse de la transformation d’une entreprise ou de la lutte contre le réchauffement climatique. 

Son objectif était de donner des clés pour agir de façon déterminée dès aujourd’hui et commencer à transformer le monde.

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1er Novembre 2022 Temps de lecture : 2 min  Alors que la plupart des entreprises rencontres des difficultés pour recruter, le taux de chômage des

Nos partenaires prennent la parole

Le 1er juillet 2021, s’est tenu la 6ème édition du Congrès de l’Entreprise DU FUTUR, au Groupama Stadium, à Lyon. A l’occasion de cet évènement, placé sous le signe de la relance économique, les Partenaires Parrains du Congrès 2021 nous partagent leurs visions.

Découvrez le contenu de ces échanges…

EM LYON BUSINESS SCHOOL

Isabelle HUAULT, Présidente du Directoire et Directrice Générale

Découvrez son témoignage.

MALAKOFF HUMANIS

Christophe SCHERRER, Directeur Général

Découvrez son témoignage.

JEMS GROUP

Matthieu LENTZ, Directeur Marketing

Découvrez son témoignage.

VISIATIV

Laurent FIARD, Président

Découvrez son témoignage.

IMPLID

Jean-Loup ROGE, Président Directeur Général

Découvrez son témoignage.

Nos partenaires prennent la parole – Matthieu LENTZ

Je vous propose de nous introduire en quelques mots JEMS Group.

Le monde vit une révolution industrielle avec la donnée. 

JEMS Group est l’un des acteurs de cette révolution. Nous sommes une société d’ingénierie data de 800 personnes. Notre métier c’est de créer, gérer et exploiter le patrimoine data de nos clients pour révolutionner leur industrie.
Concrètement, nous déroulons tout un projet data pour nos clients, de A à Z. Cela va de la récupération des données jusqu’à la création de cas d’usage disruptifs, que ce soit une application mobile ou un nouveau service.
Pour construire cet écosystème, nous nous entourons de partenaires. DataGalaxy et BlueWay sont deux de nos partenaires clés, qui interviennent à des étapes particulières d’un projet data. DataGalaxy cartographie les données d’une entreprise (quelles sont-elles, où les retrouver, sous quelles formes, etc.) et BlueWay s’occupe de la mise en forme de ces données, pour qu’elles soient exploitables par la suite.

Pourquoi avez-vous choisi d’être PARRAINS de la 6e édition du Congrès de l’Entreprise DU FUTUR ?

Nos clients nous ont demandé d’être beaucoup plus proches d’eux en province pour suivre leur projet data, notamment en région Auvergne Rhône-Alpes. 

Nous avons fait l’acquisition de 2 sociétés ce qui a étendu notre présence à 13 métropoles françaises. Mais ce n’était pas suffisant. Il nous manquait un partenaire pour accroître notre notoriété.
Nous avons donc fait appel à l’Entreprise DU FUTUR, qui nous a semblé être le meilleur acteur pour nous aider à nous faire connaître sur la région Auvergne-Rhône-Alpes.

De quelle manière avez-vous été acteur de cette nouvelle édition ?

Nous avons choisi de prendre la parole au début de la keynote de Tony Parker et Jean-Michel Aulas, pour partager notre conviction avec l’assemblée sur l’importance d’avoir une stratégie data.

C’est notre premier évènement aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR. 

Nous souhaitons y favoriser le networking, car nous savons que nos clients aiment échanger entre pairs, autour de problématiques stratégiques.

L’après-midi, nous avons animé une MasterClass nommée : « Stratégie data : arrêter la mystification et redonner du bon sens ».
Enfin, nous avons pris la parole sur le plateau télé B SMART, avec un client dans l’expertise comptable qui nous a expliqué ce qu’est pour lui une plateforme data et comment a-t-il pu mettre en place des cas d’usages qui ont pu faire évoluer son marché. 

Lors de votre présence, vous avez animé une MasterClass sur l’enjeu STRATEGIE. Sur quelles problématiques les dirigeants ont-ils travaillé avec vous ?

Nous souhaitions amener les dirigeants à prendre de la hauteur face au surplus d’informations sur la data, qui nous pollue le message et la clarté de cette stratégie.
Nous désirons y redonner du bon sens. Que fait-on avec la data ? Quelle stratégie peut-on mettre en place de manière très simple, avec un ordre de marche très précis, au sein de son organisation ?
Ainio, nous avons donné aux dirigeants les clés pour organiser leur stratégie data, à travers des retours d’expériences et des conversations bienveillantes et amicales entre pairs.
C’était un échange très simple, sur les enjeux et bonnes pratiques à intégrer.

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1er Novembre 2022 Temps de lecture : 2 min  Alors que la plupart des entreprises rencontres des difficultés pour recruter, le taux de chômage des

Nos partenaires prennent la parole – Laurent FIARD

Je vous propose de vous présenter et de nous introduire en quelques mots le groupe Visiativ.

Visiativ est un accélérateur de transformation et d’innovation pour les PME et les ETI.

Pourquoi avez-vous choisi d’être PARRAINS de la 6e édition du Congrès de l’Entreprise DU FUTUR ?

Entreprise DU FUTUR, c’est une histoire de fidélité et de passion.

Nous sommes à l’impulsion de ce magnifique collectif, véritable plateforme collaborative de dirigeants, qui se rencontrent notamment à l’occasion d’un Congrès, qui a eu lieu cette année le 1er juillet 2021.

Dans cette dynamique de relance, nous sommes fiers d’être Parrain de cet évènement.

C’est aussi l’opportunité pour nous, d’être en connexion toute l’année avec les dirigeants, afin de partager des expériences et des expertises.

Qu’avez-vous pensez de cette nouvelle édition ?

Le Congrès de l’Entreprise DU FUTUR est un évènement incontournable !
Son contenu est rythmé de moments forts, d’inspiration et d’échanges.
Cette édition était l’un des premiers évènements B to B qui a permis de tous nous retrouver en physique.
C’était aussi l’opportunité d’aller chercher tous ensemble, une nouvelle croissance et de la compétitivité.

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1er Novembre 2022 Temps de lecture : 2 min  Alors que la plupart des entreprises rencontres des difficultés pour recruter, le taux de chômage des

Interview de Dirigeant – Didier PETETIN

Vicat est une entreprise familiale française créée il y a 165 ans par Joseph Vicat, fils de Louis Vicat, inventeur du ciment artificiel en 1817.
Depuis les années 90, le groupe dirigé par Guy Sidos poursuit son expansion à l’international et s’implante au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud. La France représente aujourd’hui un tiers des activités du groupe.

Votre histoire, votre entreprise

Plaisir : J’ai toujours aimé ce que je faisais.
Sueur : J’ai travaillé, observé, écouté, appris sur le terrain et en dehors, souvent accepté de sortir de ma zone de confort.
Transmission : Savoir transmettre est important : j’ai bénéficié de cette chance dans mon parcours, celle d’être parrainé, accompagné par des « anciens ».
Humanité : J’ai aimé les équipes avec lesquelles j’ai travaillé. Donner sa chance, développer des collaborateurs qui ont du potentiel. Savoir s’entourer des bonnes compétences et personnalités est également une clé de succès.

Respect : On a toujours des clients et on est toujours le client de quelqu’un. Le respect de l’autre est essentiel. L’expérience montre que le monde est petit.

Equilibre : Mon parcours de vie m’a permis de devenir résilient et engagé.
• Mon éducation, ma formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts & Métiers, le judo, les gens exceptionnels que j’ai rencontrés m’ont forgé un mental dur à l’épreuve.
• Mon service militaire en tant qu’officier aspirant chef d’une section de combat à Berlin en 1991, juste après la chute du mur, a été ma première expérience de management. Ce fut une énorme chance avant d’affronter le monde du travail, où j’ai vécu la mixité et l’inclusion.
• Donner libre cours à sa créativité, le dessin humoristique est ma passion. C’est un terrain d’expression jubilatoire : quelques traits réussissent à résumer une situation… Sans se prendre au sérieux.
Et demain ? : J’ai encore beaucoup à apprendre !

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Les mots d’un sportif doté d’une grande intelligence situationnelle : « La vraie réussite d’une équipe, c’est d’assurer la compétitivité dans la pérennité. »
Chez Vicat, cette réussite et cette pérennité sont incarnées par la 7ème génération de la famille, menant la destinée d’un groupe de près de 10000 collaboratrices et collaborateurs dans 12 pays. C’est une fierté de participer à son histoire, c’est aussi une grande responsabilité.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Transition écologique : Réduire notre empreinte carbone est vital. Nous menons cette démarche dans un cadre RSE assumé et partagé avec toutes les parties prenantes, sur des principes de boucles courtes d’économie circulaire. Notre ambition est de substituer 100% des énergies fossiles employées dans le process cimentier par des déchets issus des territoires, à l’horizon 2025.
Innovation : Nous faisons partie des 16 premiers lauréats récompensés par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), dans le cadre du plan de relance pour les actions en faveur de la décarbonation. Notre projet, près de Nancy, consiste à produire du ciment bas carbone à partir de ressources locales, réduisant l’empreinte carbone de plus de 30 % par tonne produite.
Maintenir la compétitivité du tissu industriel français : Renforcer la solidarité entre acteurs industriels et de services. Un pays avec une industrie faible n’est plus un pays souverain. Cela passe par une transition numérique réussie comme levier essentiel d’accélération, en prenant soin de ne perdre personne en route.

Dans le cadre de votre enjeu d’Engagement, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Nous avons lancé le programme CAP24 qui place le client au centre. La nouvelle entité, nommée Circulère, vise à développer l’économie circulaire dans le domaine de la valorisation énergétique.

Fédérées, nos équipes ont fait des choses fantastiques – permettant de développer une forme d’intelligence collective bénéfique. Mais le juge de paix fut la crise COVID et le premier confinement.
En plaçant la santé de nos salariés comme priorité, puis l’accompagnement de nos clients pendant la crise et à la reprise, nous sommes restés engagés dans la tempête et nos clients nous en sont aujourd’hui reconnaissants.
Grâce à cet engagement, nous sommes sortis renforcés de ce premier confinement.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

L’intérêt entre pairs est de partager des pratiques, des tendances, se comparer, aux plus petits et aux plus gros, pour gagner en compétitivité et en agilité, sans renier nos valeurs.

J’aimerais partager tout conseil permettant de doter nos territoires de visions communes, partagées et assumées par toutes les parties prenantes, pour qu’elles puissent être inscrites dans la commande publique.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

J’attends qu’ils soient eux-mêmes, engagés, compétents, forces de proposition, capables de prendre des initiatives et de les assumer. Si l’entreprise doit s’adapter pour intégrer les entrants, ces derniers doivent accepter les valeurs de l’entreprise.
La carrière professionnelle est longue, les parcours alternant postes opérationnels et fonctionnels sont enrichissants pour l’individu et l’entreprise.
La formation est également essentielle.

Se remettre en question sans cesse est un signe de bonne santé.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Vicat, c’est des valeurs humaines fortes, c’est une famille, des perspectives d’innovation et de développement prometteurs : dans les produits de la construction mais aussi dans les énergies nouvelles et le transport.

Construire un monde meilleur et durable est un magnifique défi qui mérite d’être vécu.

Intégrer le groupe Vicat, c’est participer à de magnifiques projets, à des ouvrages emblématiques reliant les Hommes (Groupama Stadium et Tour Incity à Lyon, route du littoral à la Réunion, TELT, Viaduc de Millau, etc.).

Rejoindre l’aventure Vicat c’est être intégré à des programmes passionnants d’innovation (impression 3D béton, bétons biosourcés, etc.).

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Taper la balle, être challengé, challenger sans complexe et avec bienveillance, partager, apprendre des expériences des autres, anticiper des changements de cap brutaux ou stratégiques.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

Oui, je serai présent.

– Interview réalisée par Siméon VALDMAN, Victoire BERTRAND et Valentine HASSOUN, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Baisse importante du nombre de chomeurs en France

Caroline

Caroline

2 Février 2022.

Temps de lecture : 2 min 

D’après l’INSEE, le taux de chômage est au plus bas en France depuis 2012. « Le nombre de personnes sans activité inscrites à Pôle emploi a baissé de 520 000 en un an » peut-on lire dans Les Echos cette semaine. Une reprise économique plus forte qu’attendue malgré la crise sanitaire.


Eric Gras
, Senior Marketing Manager Employer Insight de INDEED et membre de la communauté Entreprise DU FUTUR, nous apporte un éclairage chiffré du marché du travail en ce début d’année 2022.

 

« Le 21 janvier 2022, le volume d’offres d’emploi* sur Indeed France se situait 29,7 % au-dessus de son niveau de référence pré-pandémie du 1er février 2020. Les entreprises recrutent encore à grande échelle. »

 

Dans l’ensemble, ce sont toujours les professions dites « essentielles » (santé, soins à domicile, transport, logistique, sécurité) qui affichent les progressions les plus importantes, avec un volume d’offres en augmentation de 71,9 % en moyenne par rapport au 1er février 2020.
Les recrutements dans les métiers du tourisme et de la restauration se stabilisent (+41,6 % par rapport au 1er février 2020). Les professions « non essentielles » et des métiers du bâtiment et de l’habitat (essentiellement composés de l’architecture, de la construction, de l’installation et de la maintenance et de l’immobilier) affichent des progressions plus mesurées de 21,1 % et 17,8 % respectivement. 

Dans le détail, des disparités toujours importantes persistent selon les métiers. Certains métiers de la santé (les soins infirmiers, la pharmacie et l’assistance médico-technique), les soins personnels ou à domicile et les métiers de la propreté et de l’hygiène affichent toujours un volume d’annonces plus de deux fois supérieur à celui d’avant-crise.
À l’inverse, les recrutements dans les sciences humaines et sociales, l’ingénierie mécanique ou civile et le support informatique pâtissent toujours de la crise, avec des baisses de volume d’annonces de 4 % à 20 % par rapport au 1er février 2020. Sur un an glissant, ce sont les métiers de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration qui ont le plus augmenté leur volume de projets de recrutements. Enfin, sur les deux dernières semaines, on notera la poursuite de la reprise du secteur aérien (+ 10,7 points).

 

L’intérêt des candidats ne suit pas l’accroissement du volume d’offres et donc la « tension » sur les métiers des soins personnels et à domicile, les soins infirmiers ou encore la restauration s’accroît.
À l’inverse, les métiers de l’ingénierie ou le support informatique affichent des progressions de clics par annonce importantes, alors que l’on observe toujours une baisse du nombre d’offres d’emploi.
Pour autant, certains métiers ont vu leur attractivité relative augmenter avec la crise : les métiers faisant appel aux mathématiques et aux statistiques (data scientist notamment) affichent par exemple des progressions importantes malgré un accroissement des tensions sur l’année écoulée, alors que leur volume d’offres reste inchangé par rapport à avant la crise. Sur un an glissant, les tensions se sont en outre particulièrement accrues dans les ressources humaines, l’ingénierie mécanique ou l’hôtellerie-tourisme


Des inégalités territoriales


Le contraste en termes de volume d’offres entre l’Île-de-France et le reste du pays s’accroît encore, puisque la région francilienne affiche une hausse de 11,0 % par rapport à l’avant crise, en progression de 2,1 points par rapport au 7 janvier dernier. La région continue de tirer la moyenne nationale vers le bas : toutes les autres régions se situent au-dessus des 27,9 % de progression du volume total des offres.

*une mesure en temps réel de l’activité du marché du travail, corrigée des variations saisonnières

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1er Novembre 2022 Temps de lecture : 2 min  Alors que la plupart des entreprises rencontres des difficultés pour recruter, le taux de chômage des

Interview de Dirigeant – Frank BARONE

Fondée en 1904, TETRA Médical est une ETI familiale française comptant 214 collaborateurs, spécialisée dans le domaine de la santé et basée en Rhône-Alpes. Cette entreprise est à l’origine de la création de la compresse stérile 4 épaisseurs. De plus, c’est un fournisseur majeur de produits à usage unique, destinés aux hôpitaux, cliniques ainsi qu’aux officines, prestataires de soins à domicile et revendeurs de matériel médical. Elle propose des produits et services premium, sur-mesure, selon les besoins des clients.

TETRA Médical est positionné à l’international de par sa présence dans 49 pays et 3 continents. Son chiffre d’affaires annuel est de 50 millions d’euros en 2020.

Une valeur fondamentale pour la société est d’être inscrite dans une perpétuelle démarche d’innovation sur ses produits, avec près de 250 produits développés en moyenne chaque année.

Votre histoire, votre entreprise

J’ai suivi des études en école de commerce, plus précisément à l’ESCP Europe. Durant ma carrière, j’ai eu des postes de Contrôleur de Gestion, puis Directeur Financier et enfin plusieurs postes de Direction Générale dans le domaine de la santé tout d’abord chez LVL Médical puis aujourd’hui chez TETRA Médical. Ce que j’aime avant tout, ce sont les sociétés familiales.

Je travaille dans le domaine de la santé depuis 2012. L’opportunité d’intégrer TETRA Médical m’est parvenue car cette société était déjà connue dans le secteur des soins à domicile. D’où l’importance d’entretenir son réseau.

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Je n’ai pas vraiment d’image particulière mais la devise de Tetra Médical “Le meilleur du soin” illustre parfaitement l’entreprise, car nous sommes à la recherche d’une qualité sans faille pour nos produits.

Pour preuve que cela est primordial pour nous, 10% de notre effectif travaille dans le secteur de la qualité et du réglementaire.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Pour moi, les 3 enjeux stratégiques majeurs de TETRA Médical sont :

1er enjeu :

  • Qualité produit / Stérilité du produit / Respect des normes tel que le Marquage CE

2ème enjeu :

  • Compétitivité au niveau des prix. Nous sommes en concurrence avec des régions à bas coûts telles que l’Asie.

3ème enjeu :

  • Innovation et capacité à répondre aux demandes des clients (compétitivité prix)

Dans le cadre de votre enjeu d’Engagement, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

En effet l’enjeu d’engagement nous correspond très bien car nous sommes engagés pour transformer la société, lancer de nouveaux produits et adresser de nouveaux segments de clientèles.

Notre projet d’entreprise a consisté à engager la transformation de la société pour s’adapter aux évolutions rapides et profondes de nos marchés, tout en respectant notre ADN.

Il ne faut pas oublier que nous sommes une entreprise familiale et, de ce fait, nous avons moins de moyens que les grands groupes. L’ensemble des salariés ont aussi été associés via des ateliers à cette démarche pour qu’ils puissent eux-mêmes s’engager dans ce projet.

Cela permet donc une réelle remise en mouvement de notre entreprise.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Je pense que selon les secteurs d’activités, tout peut être très différent.

Je pense que le conseil majeur est surtout d’y croire, malgré le manque de visibilité de cette période compliquée

(nouvelles contraintes sanitaires, confinement et couvre-feu affectant la demande, etc). Il faut rester à la fois très responsable dans notre discours et nos actes vis à vis des employés, fournisseurs et clients, car nous sommes tous dans la même situation.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Une image me vient en tête : des petits organismes vivant comme des cellules qui s’adaptent, qui se transforment pour réussir à se développer, traverser les mutations de nos environnements et accompagner l’évolution de nos marchés.

Les PME ont autant d’enjeux à transformer que les très grands groupes. Toute la société est engagée. Il est important aussi de s’adapter et de rester souple pour voir les opportunités qui se présentent, malgré les difficultés.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Les qualités qui me semblent fondamentales sont la combativité et le sens des responsabilités.

Il faut avoir des gens sur qui compter, qui sont force de proposition et surtout qui présentent une réelle capacité d’initiative. 

La rigueur et l’exigence envers soi-même et envers les autres sont aussi des qualités fondamentales.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Nous sommes installés à Annonay, en Ardèche. C’est peut-être moins central que Lyon ou d’autres très grandes villes.

Mais je pense que L’ADN de notre entreprise, sa culture, le fait que l’on cherche à donner la chance aux jeunes, nos projets, la possibilité d’évolution et s’investir dans des domaines, sont des réels plus.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’attends vraiment une mise en relation, qui permet d’ouvrir son réseau et son esprit sur ce qui existe dans d’autres entreprises et d’autres pays, via des moments d’échanges aux formats variés : soirées, matinées d’ateliers, des moments de réflexion.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

Si je peux oui, très volontiers, j’y serai !

– Interview réalisée par Camille DELORME , Thomas DEVALQUENAIRE et Lisa FILIPPI, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Vincent HILAIRE

La mission de MECAPOLE Energie est de permettre à ses clients de produire de l’énergie bas carbone et de garantir la sécurité, la sûreté et la performance de leurs installations.

Leur ADN métier est le travail des métaux, de la mise en forme à l’assemblage de matériaux homogènes et hétérogènes et de l’enlèvement de matière par des procédés d’usinage.

Mecapole Energie complète son offre métiers par des activités de bureaux d’études, de gestion de projets, de supply chain, de rédaction de documents réglementaires, d’opérations de contrôles et d’inspection en environnements nucléaires.

Ils sont spécialisés dans la maintenance nucléaire, la conception et la réalisation d’équipements spécifiques pour les grands marchés de l’énergie. La société Mecapole Energie est plus particulièrement présente sur les marchés du nucléaire et du gaz.

Le groupe est implanté en Rhône-Alpes, avec 4 sites de production en France, un chiffre d’affaires consolidé de 18 millions d’euros, avec 120 collaborateurs.

Votre histoire, votre entreprise

Je suis Vincent HILAIRE, Président de MECAPOLE Energie. J’évolue depuis une trentaine d’années dans un environnement industriel et ce, pour différentes entreprises. J’ai notamment travaillé dans les secteurs de l’automobile, de l’ingénierie et de la mécanique industrielle, à la fois pour des grands groupes comme pour des PME.

Ce qui m’anime au quotidien, c’est fédérer mes équipes en donnant du sens à un projet stratégique, dans l’objectif de moderniser et développer mon entreprise.

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

L’action, ce sont les hommes au milieu des circonstances.

Je partage souvent cette citation du Général de Gaulle. Cela signifie que le développement d’une entreprise passe par l’action au quotidien sur le terrai. Cela se vérifie dans nos ateliers et chez nos clients, dans l’objectif d’assurer une collaboration à long terme grâce au développement de partenariats.

J’attache de l’intérêt au sens et c’est sur le terrain que nous puisons les ressources nécessaires pour faire avancer toutes nos parties prenantes.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Selon moi, le premier enjeu est l’humain. Il est notre priorité et est au cœur de l’entreprise. Les attentes de nos collaborateurs évoluent, et nous devons savoir y répondre pour pouvoir créer un contexte de motivation.

Le recrutement des compétences doit être en lien avec la stratégie. C’est à nous de proposer les conditions essentielles pour que les gens travaillent dans un lieu agréable. Car quand on est épanoui, on atteint la performance et c’est une capacité à créer de la valeur. C’est l’individu qui crée cette valeur !

C’est l’addition des performances collectives qui fait la force de l’entreprise.

De plus, je pense qu’aujourd’hui, il faut revoir l’équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle. La qualité de vie au travail en est un élément important, de même que la gestion des compétences.

En effet, une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) peut projeter les différentes compétences en fonction du temps, pour permettre d’éviter l’obsolescence des compétences et donc, pour assurer la pérennité de l’employabilité.

Le deuxième enjeu est la transformation numérique et le digital dans les entreprises.

Le troisième enjeu est d’apprendre à faire du business en respectant notre planète.

Dans le cadre de votre enjeu Humain, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Aujourd’hui, l’humain est un actif au sens noble du terme avec un grand H. Prendre soin des collaborateurs est la clé de nos succès stratégiques futurs.

Il ne faut certes pas tout accepter, mais c’est en prenant soin de nos collaborateurs que l’on développe une entreprise et que l’on va créer des emplois.

Il faut avoir une démarche GPEC. Ce processus permet d’être proche des collaborateurs, de projeter les stratégies à 5/10/15 ans. Les plans de formations permettent de former au quotidien, d’anticiper, de sortir de sa zone de confort, pour augmenter sa curiosité à apprendre.

Je peux prendre l’exemple d’un jeune collaborateur qui était Opérateur, puis Chargé d’affaires et aujourd’hui un brillant Commercial.

Nous avons un double objectif à travers notre démarche GPEC : faire évoluer nos collaborateurs et développer notre entreprise par la création de valeur.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Je ne suis pas certain d’avoir toute la légitimité pour donner des conseils.

Je suis convaincu que nous devons saisir toutes les opportunités qui se présentent, garder une ligne de conduite, ajuster notre trajectoire en fonction du contexte actuel et garder le cap !
Il faut travailler en collaboration avec d’autres dirigeants, savoir prendre et donner en retour. Il ne faut pas hésiter à confronter ses idées et à se connecter à l’écosystème de l’Entreprise DU FUTUR. Cela favorise l’entraide, dans une logique d’ouverture aux autres où la remise en question et le partage sont nécessaires pour faire face aux grands enjeux qui sont les nôtres.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Je vois l’entreprise comme un arbre. 
Une entreprise se cultive, le tronc représente les fondations et son origine, les racines vont puiser les ressources très loin, les branches sont les ramifications de l’entreprise, les feuilles sont les collaborateurs qui fleurissent quand le temps est bon et les fruits représentent les clients.

L’entreprise a une longue durée de vie, et il faut assurer sa pérennité dans le temps. Elle doit savoir s’adapter à son environnement, comme un arbre.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Il faut que les nouveaux collaborateurs résonnent de façon globale et qu’ils aient des compétences émotionnelles.

Il faut que les nouveaux collaborateurs résonnent de façon globale, non plus linéaire et qu’ils aient de fortes compétences émotionnelles.

Le travail en groupe est primordial pour permettre d’avoir des résultats.

Les collaborateurs doivent prendre l’initiative de se former, sortir de leur zone de confort pour prendre des risques et avancer.

Enfin, chacun doit contribuer à un climat de confiance au sein de l’entreprise.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

MECAPOLE Energie apporte une réelle perspective pour nos collaborateurs, une liberté de créer. Nous permettons le droit à l’erreur. En effet, même le chef d’entreprise peut faire des erreurs, donc les collaborateurs également.

Je pense aussi que notre entreprise prône la tolérance, au sens large.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Entreprise DU FUTUR doit me permettre de mieux connaître l’écosystème des dirigeants.
Je souhaiterais aussi avoir l’occasion de me connecter avec d’autres chefs d’entreprise et d’autres dirigeants. Ils viennent de tous les secteurs, et cela me permettrait d’échanger avec des personnes qui ont sûrement des idées innovantes.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

Je serai évidemment présent au rendez-vous !

– Interview réalisée par Victoire RAVILLON, Annie KURKDJIAN et Sammy TECHE, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Jean-Pascal REY

Jean-Pascal REY est l’un des 3 fondateurs de l’entreprise Odicéo, créée en 2000 en région Rhône-Alpes.

Odicéo est un cabinet d’expertise-comptable, d’audit et de conseils multi-compétences, animé par 10 associés et plus de 100 collaborateurs.

D’abord composé d’une seule agence, leurs prestations sont aujourd’hui relayées sur 6 implantations régionales.  Leur siège social est à Villeurbanne.

En plus d’une activité réglementée d’expert-comptable, Odicéo place sa stratégie entrepreneuriale et l’innovation au cœur de sa réflexion.

Le cabinet propose une offre transversale autour des besoins du dirigeant et des entreprises en croissance. Il offre des conseils d’accompagnement opérationnel du dirigeant, de gestion financière et reporting / BI, de direction financière externalisée, d’organisation & de contrôle interne… L’objectif est d’apporter un service complet pour accompagner le dirigeant et lui permettre de se consacrer à son cœur de métier.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

L’esprit entrepreneurial est au premier plan.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Le premier enjeu auquel fait face Odicéo est l’agilité. C’est une condition pour pouvoir s’adapter aux demandes de nos clients.

Le second serait le concept de collaboration lors de nos interventions. Nous devons avoir la capacité de traiter des sujets de manière commune, en interne comme en externe. L’objectif est de permettre au dirigeant de pouvoir réaliser des choix qui résultent d’un consensus commun.

Le dernier enjeu qui nous est propre est la bienveillance en entreprise. Être bienveillant est à la base d’une relation privilégiée avec ses clients et cela se vérifie sur le long terme.

Dans le cadre de votre enjeu Révolutionnaire, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Odicéo s’est basé sur un concept innovant : une diversification de ses services et un mode de relation engagé avec ses clients, dans un métier traditionnellement très normé.

C’est ce qui fait notre force !

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Le conseil que je pourrais donner serait de ne pas rester seul !

Plus que jamais, nous avons dû faire preuve d’agilité pendant la crise sanitaire, car il était de notre devoir d’aider les dirigeants à gérer la crise (gestion avec les banques, avec l’État pour le chômage partiel, etc.)

Le conseil que je pourrais donner serait de ne pas rester seul !
Il ne faut pas s’enfermer dans ses certitudes, il faut se faire conseiller. Le collectif et l’échange de vécu est très important !

Il est primordial d’adhérer à des organisations patronales, échanger sur ses expériences, prendre le temps de discuter avec ses pairs…

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Ce n’est pas parce que vous mettez de la farine, des œufs et des pommes sur la table, que vous ferez un bon gâteau ! La cuisson est un élément important pour une recette réussie.

Autrement dit, les compétences sont une chose, mais ce sont les soft-skills qui permettent une mise en œuvre réussie !

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Cela pourrait être avoir des compétences en intelligence émotionnelle. Il faut avoir des compétences techniques, mais il faut aussi savoir les faire fusionner avec celles des autres.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Notre entreprise a la volonté de permettre à ses salariés de continuer à développer leurs compétences techniques.

Pour cela, l’entreprise favorise le travail en équipe et la fusion des connaissances. Cela permet à nos collaborateurs de s’enrichir sur des domaines qu’ils ne maîtrisent pas forcément.

Egalement, nous favorisons une bonne ambiance de travail, à travers des espaces de détente et de collaboration.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’attends de l’Entreprise DU FUTUR qu’elle me permette de « m’activer les neurones » et d’élargir ma vision de l’entreprise.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

 Oui, je devrais être présent.

– Interview réalisée par Tom PERRET, Agathe BANNIER et Léonie CALMELS, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Jullien BREZUN

Jullien Brezun a travaillé dans le secteur de la cosmétique et du luxe pendant plus de 15 ans, avant de devenir le Directeur Général de Great Place to Work France, il y a deux ans. 

Great Place to Work (GPTW) est né de l’intuition de Robert Levering, soutenu par l’Université de Wharton (Philadelphie, Pennsylvanie), qui, après avoir fait le tour des Etats-Unis, a écrit un livre sur les pratiques des entreprises où il fait bon travailler. Au travers de ses recherches académiques et de terrain, il met en lumière le lien entre haut niveau de confiance et qualité de vie au travail. Celle-ci se construit en s’appuyant sur la perception que les collaborateurs peuvent avoir de crédibilité, d’équité, de respect, sur la fierté et la convivialité.

Aujourd’hui, le siège Monde est basé à San Francisco, mais GPTW est présent dans environ 60 pays, de manière indépendante. Il s’agit d’un réseau d’experts de l’expérience collaborateur, qui se donne pour mission de « construire une société meilleure en aidant les organisations à devenir des great places to work pour tous ».

La méthodologie part du constat que la qualité de l’expérience de tous les collaborateurs est étroitement corrélée au niveau de confiance perçue dans l’organisation. GPTW diagnostique donc le niveau de confiance existant dans l’organisation et identifie les axes d’amélioration possibles.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Ce qui se mesure s’améliore.

Les collaborateurs et les collaboratrices sont le moteur de l’organisation. Il faut donc essayer d’en optimiser le fonctionnement et l’efficacité. Le défi est donc de bien comprendre et de rendre mesurable et clair les perceptions de toutes et tous.  C’est le travail de GPTW de faire ce diagnostic, cet état des lieux. Nous sommes convaincus que sur cette base on peut s’améliorer.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Le premier enjeu correspond au traitement des données : « faire parler la data ». 

Il nous faut trouver des angles d’analyse nouveaux qui viennent nourrir les plans d’action des organisations que l’on diagnostique. Quel est l’impact du télétravail, quelle la perception croisée des hommes et des femmes…

On souhaite digitaliser tous nos process pour aller plus vite et garantir le plus haut niveau de sécurité possible car nous avons accès à des données très personnelles.

Enfin le dernier enjeu, c’est d’avoir un impact sociétal positif. Dans cet esprit nous avons lancé la labellisation BCorp. 

L’objectif c’est de devenir une entreprise qui essaie de « Contribuer positivement ».

Dans le cadre de vos enjeux sur l’Humain et l’Engagement, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Sur ce thème on essaie, en plus de notre démarche B Corp, d’aller encore plus loin :

On calcule aussi notre index d’égalité professionnelle, alors que nous ne sommes pas tenus de le faire. Nous sommes à 0.94, on a gagné 9 points par rapport à l’année dernière mais ce n’est pas parfait. Sur ce point, nous avons particulièrement travaillé le sujet de la parentalité.

Ensuite, pour le côté Humain, sur l’évaluation de la performance, nous avons mis en place un outil spécifique. Les évaluations sont croisées (service, fonction, pairs…) via une méthodologie unique qui permet à chacun d’être à la fois précis et honnête dans l’évaluation qu’il porte sur lui, ses pairs, ses managers.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Je voudrais partager 2 conseils : s’appuyer sur ses collaborateurs et être curieux.

Travailler avec ses collaborateurs pour se réinventer. Le rôle du manager est essentiel, mais sa première qualité c’est l’humilité. Il ne faut pas capter le succès de son équipe mais contribuer à rendre celui-ci possible.

Si on doit retenir une leçon de cette crise qu’on traverse, c’est vraiment la capacité à imaginer l’impossible. Celle-ci nous enseigne donc à être toujours plus curieux, tant en interne qu’en externe. Rester ouvert et disponible pour identifier les signaux faibles et les opportunités de croissance me semble, plus que jamais essentiel.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Pour aller plus loin, il faut être dans des stratégies d’alliance, de « coopétition », de réseaux d’entreprises.  

« Il y a pleins de personnes, d’organisations, qui font des choses supers autour de nous. Prenons le temps d’être curieux et ouverts pour s’allier et devenir plus performant. » Personnellement je crois beaucoup à la force de la collaboration agile, sur un projet, entre différents acteurs, qui opèrent sur le même terrain de jeu.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

J’attends plus de personnalité que de compétence ! Les compétences s’apprennent, s’acquièrent tout au long de la vie professionnelle,

De mon point de vue, les éléments clés sont : une capacité de collaboration, de l’autonomie, de l’honnêteté, de l’initiative. Et il faut aussi insister sur la passion pour la mission de notre organisation.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Toute notre approche est construite autour de la confiance. Cette confiance est régulièrement diagnostiquée. Suite à cela, des plans d’amélioration continue sont mis en place sur différents volets : management, cadre de travail, process de prise de décision, démarche d’évaluation de performance…

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

La communauté d’Entreprise DU FUTUR doit être un lieu d’échanges sincères et honnêtes. 

C’est une grande chance de pouvoir rompre l’isolement du dirigeant et trouver des pairs avec qui échanger en toute confiance.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

Malheureusement non, j’ai un rendez-vous de prévu depuis longtemps. En revanche, si le congrès est virtuel ou retransmis, je pourrai y assister en partie.

– Interview réalisée par Camille NUOVO, Valentin FROIDEVAUX et Maylis GILLET, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Pieric BRENIER

KOESIO est une entreprise spécialisée dans le traitement de l’information. Elle offre des solutions dans le domaine des systèmes d’information, permettant un accompagnement des projets numériques des TPE jusqu’aux grands comptes publics et privés. L’entreprise a été créée il y a 30 ans, le 1er en avril 1991 suite au rachat, par Monsieur Pieric Brenier, du distributeur des photocopieurs Toshiba à Valence pour la Drôme et l’Ardèche.

En plus de son expertise dans le domaine de  l’impression, KOESIO s’est développé au fil des acquisitions avec deux métiers complémentaires : l’informatique et le télécom.

Aujourd’hui, le Groupe KOESIO se compose de 2485 salariés, 163 agences en France et 76 000 clients. Le chiffre d’affaires de 586 millions d’euros.

Grâce à des méthodes de management fondées sur l’écoute, l’employabilité et le développement des collaborateurs, l’entreprise a obtenu sur la région AURA et pour la 8ème année consécutive le label Great Place To Work, “l’entreprise où il fait bon travailler”.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

La doctrine du Groupe KOESIO est “travailler sérieusement sans se prendre au sérieux”, c’est-à-dire prendre du plaisir dans son travail tout en le faisant sérieusement.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

KOESIO est une entreprise vendant des solutions d’impression d’informatique et de télécommunication aux grandes et moyennes entreprises.

Les 3 enjeux stratégiques sont :

  • faire du cross selling entre toutes les business units
  • que les nouveaux collaborateurs issus des nombreuses acquisitions adhérent au projet ; cela veut dire embarquer les coéquipiers, qu’ils soient “fiers de porter le maillot”
  • satisfaire les collaborateurs afin qu’ils aient une fierté d’appartenance et de valorisation RSE que ce soit au niveau environnemental ou au niveau de l’économie circulaire.

Dans le cadre de votre enjeu humain, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Pour moi, la satisfaction des clients est essentielle, car c’est eux qui font vivre l’entreprise. Si une attitude positive est instaurée et si les engagements sont respectés, alors nos clients seront satisfaits et continueront de collaborer avec l’entreprise.

L’entreprise KOESIO a obtenu pour la neuvième année consécutive le label Great Place To Work.
Il est important pour nous de fêter les succès et les victoires. D’ailleurs, nous dépensons beaucoup dans l’organisation d’événements pour fêter nos réussites.

Par exemple, le groupe à changé de nom et en cet honneur nous avons organisé un séminaire à Marrakech avec les collaborateurs.

Nous avons également mis en place un fond commun afin que tous les collaborateurs soient actionnaires de l’entreprise.

Tout cela s’inscrit dans la logique “Human First” et tout le reste en sont des conséquences.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

N’ayant pas été touché par la crise sanitaire du coronavirus, je ne préfère pas donner de conseils. La seule chose que je recommande c’est de rester focus sur ses projets et de croire en ses équipes ainsi qu’en soi-même.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

La richesse de l’entreprise, c’est l’humain. Nous avons besoin les uns des autres, pour s’élever ensemble !

Je souhaite vous partager le proverbe africain suivant : “Pour élever un enfant, il faut tout un village”.

Cela illustre métaphoriquement que nous sommes des villages, et qu’il faut nous construire ensemble pour grandir et s’élever.

La richesse de l’entreprise, c’est le capital social, c’est l’humain.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Ce que j’attends c’est avant tout, qu’ils prennent du plaisir dans leur travail, de cette manière ils seront engagés et alors, on en tirera les bénéfices.

Pour les futurs collaborateurs, je vous conseille de  prendre du plaisir et de choisir l’entreprise qui vous plaît. Mettez le projet humain et le sens avant le salaire et le nombre de RTT que vous aurez et soyez MOTIVÉS.

J’aime la phrase “La chance, c’est une compétence”.
Vous savez quand une personne réussit, on dit qu’il a eu de la chance. Moi je réponds à cela : “Oui j’ai eu la chance de travailler pour être là où je suis ! Notre destin nous l’avons tous dans nos mains. Il faut savoir être entrepreneur de notre vie.

La chance, c’est une compétence.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Nous travaillons sur notre marque employeur, car nous pensons qu’un collaborateur est un ambassadeur de son entreprise. On dit souvent que quand un collaborateur rentre dans une entreprise, c’est pour son projet. Mais quand il la quitte, 1 fois sur 2, il quitte son manageur.

Notre société fait un focus assez fort sur la formation et l’accompagnement. Pour cela, nous avons créé la « C’PRO Université », une fois par an nous réunissons l’ensemble des managers autour de différents sujets : formation avec philosophes, réflexion sur le bonheur au travail etc…

Mon métier, c’est de faire que mes collaborateurs ne soient plus jamais défiants. Pour cela, il faut compter sur le manageur, donner du sens, savoir vraiment écouter les personnes et les remercier. 

En réalité, cela reste plus facile à dire qu’à faire ! 

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’aime partager, si mon témoignage intéresse alors je suis prêt à le donner pour aider d’autres dirigeants de l’écosystème. J’ai également besoin de recevoir de mes pairs entrepreneurs.

– Interview réalisée par Eva ABDILLAHI, Alixia ZEITOUN et Ethel MUSEUX, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Stéphane BRUNET

Créée en 1978, VapéRail est une entreprise française qui propose des solutions d’infrastructures ferroviaires pour les réseaux de train, métros, tramways et tunnels.
L’entreprise emploie aujourd’hui 50 collaborateurs et est dirigée par Stéphane Brunet, depuis 2012. Elle génère 10 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.
Axée sur l’innovation et l’implication client dans ses projets, VapéRail repense le mode “gestion de projet“ pour répondre aux cahiers des charges les plus exigeants de l’infrastructure ferroviaire et proposer des solutions adaptées pour chaque projet.
Depuis 2014, VapéRail développe une infrastructure numérique pour le réseau ferroviaire.
L’entreprise se définit comme une “start-up industrielle”. Cette signature représentant la dualité entre l’activité industrielle de l’entreprise (depuis plus de 40 ans) et son aspect novateur, incluant sa nouvelle gamme d’écosystème digital, créée en mode “startuper”.

Comment votre parcours vous a-t-il amené à occuper votre fonction actuelle, au sein de votre organisation ?

Je suis issu d’une formation d’ingénieur à l’HEI Lille.
J’ai d’abord intégré des grands groupes à des postes très “corporate”. J’ai pu redresser tour à tour plusieurs entreprises. Cependant, ces postes ne m’apportaient pas ce dont j’avais besoin : de l’adrénaline.

J’ai une ADN d’entrepreneur.

J’ai donc racheté une entreprise de 5 personnes, avec mes propres moyens. En 2 ans, cette entreprise a bien bougé, mais il restait un problème pour que je m’épanouisse pleinement. Encadrer 5 personnes n’est clairement pas la même chose qu’en encadrer 250. J’avais besoin de plus de défis. J’ai donc revendu cette entreprise et en ai cherché une nouvelle.

Je voulais acheter une boîte à 10 millions et l’amener à 100 millions.

J’ai donc racheté VapéRail à 6 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’époque, en tant qu’actionnaire minoritaire. Depuis 2019, j’en suis actionnaire majoritaire, avec un fond géré par la Banque Publique d’Investissement.
J’ai toujours su que je créerai ma boîte. L’entreprenariat on l’a ou on ne l’a pas, et ce n’est pas grave ! Vous pouvez avoir les outils, mais si vous n’avez pas ça en vous, ça ne marchera pas.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Nous évoluons dans un écosystème où les concurrents sont des grands groupes, à plus de 300 millions de chiffre d’affaires. Avec nos 10 millions de chiffre d’affaires, nous sommes vraiment tout petits. Petits, mais très forts, à l’image d’un ristretto.

Cette petite taille nous donne un avantage en termes d’agilité. Il est plus facile de manier une petite entreprise qu’un grand groupe.

Quand je donne un coup de volant, j’aime sentir que ça bouge aussitôt. Les paquebots, les grands groupes, c’est sympa, mais moi je suis plutôt Zodiac.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Nous avons 3 enjeux stratégiques. Ils sont tous d’égale importance et complémentaires.

Le premier est que la voie de demain sera durable. Il faut arrêter de consommer d’un point de vue économique et environnemental. Rendre la voie durable, c’est baisser ses coûts et son impact écologique.

Le second est d’utiliser comme levier majeur le digital. Il permet en effet d’accéder aux informations sur les voies et notamment aux statuts des différentes pièces à moindre coût. Grâce à cela, nous ne consommons que le “juste nécessaire” : un pas vers la voie durable.

Le dernier, indissociable des autres, est la fondation de l’entreprise : la maîtrise de l’ingénierie de l’infrastructure ferroviaire.

Pour résumer, on peut dire que nous utilisons des briques technologiques, que sont le digital, sur la fondation de l’ingénierie, dans le but de construire une voie durable.

Dans le cadre de vos enjeux humains, engagés et révolutionnaires, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

L’humain est primordial. 

Je gère une PME de 20 personnes et 30 autres personnes en production. Il règne une certaine proximité en interne. C’est très important pour moi. D’ailleurs, je n’imagine pas de technologie qui déshumanise le client, il faut que cela reste un outil.

L’intelligence artificielle ne peut être qu’une aide à la décision et ne doit en aucun cas avoir vocation à remplacer l’humain.

Une entreprise se doit aussi d’être engagée pour une cause. Cette cause servie doit être à la fois une réduction des coûts, donc de l’impact économique et de l’impact écologique.

Une entreprise se doit aussi d’être engagée pour une cause. Cette cause servie doit être à la fois une réduction des coûts, donc de l’impact économique et de l’impact écologique.

À mon sens, l’enjeu révolutionnaire colle parfaitement à l’ADN de VapéRail. 

Nous étions une entreprise spécialisée dans la boulonnerie. Nous évoluons dans un secteur traditionnel mais qui traite de la sécurité de tous. Il est donc très difficile de faire bouger les normes. Cependant, nous avons réussi à prendre le tournant du numérique et nous sommes donc entrés dans la révolution de l’infrastructure ferroviaire.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

En un seul mot : “Foncez !”

Il y a plein de choses à faire, n’écoutez pas la télé : ce qu’on vous raconte ce n’est pas la vraie vie !

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Selon moi, la PME de demain est l’industrie qui va porter des solutions vertueuses par le digital.

Dans le secteur ferroviaire, demain, je vois des trains qui circulent à l’hydrogène sur des voies ferroviaires durables.
L’industrie française de demain va mettre en œuvre des concepts, vers une économie circulaire durable et vertueuse.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Il faut qu’ils aient l’envie d’apprendre. Et moi, j’ai envie de leur donner envie. 

Mes futurs collaborateurs sont au cœur de la mobilité, ils vont la rendre durable. Ce métier a beaucoup de sens, j’ai besoin qu’il soit compris et vécu par mes collaborateurs.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Tout d’abord, VapéRail dispose d’un lieu particulier : le lab. Il s’agit d’un lieu d’innovation, à l’ambiance startup. 

Nous disposons d’une usine de production juste à côté de ce lab. Tout est centralisé. Nous sommes particulièrement attachés aux composantes ESG de l’entreprise. Nous maîtrisons notre énergie, lançons des initiatives sur la partie durable en interne et nous créons des produits durables.
Sur le plan sociétal, nous lançons des démarches participatives : ce qui nous donne une certaine transparence et une certaine délégation qui motive nos salariés.
Enfin, en termes de gouvernance, je m’attache à garder beaucoup de transparence.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’aime être informé de tout ce qui se passe autour de moi. C’est en ce sens que le partenariat avec Entreprise DU FUTUR est important. Je souhaite connaître l’émergence d’une nouvelle brique technologique ou l’évolution d’une des briques existantes.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

Oui, je serai présent.

– Interview réalisée par Clara BERNARD, Mathieu MONNERET et Carla BONNAL, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Nicolas ROUSSET

EVOLEM est la structure d’investissement d’un entrepreneur, Bruno Rousset, fondateur du groupe d’assurance APRIL. Son approche entrepreneuriale de l’investissement et de la philanthropie repose sur une vision stratégique à long terme, partagée avec le management et un accompagnement actif.

EVOLEM est un family office, catalyseur d’initiatives entrepreneuriales responsables. Son objectif est d’accompagner des entreprises, des start-ups et des projets d’intérêt général en faveur du développement de l’économie, de l’emploi, de l’éducation et de l’environnement.

Votre histoire, votre entreprise

J’ai un parcours pour le moins atypique. En effet, je suis ingénieur informatique EPITA. Après avoir travaillé pendant une quinzaine d’années dans le numérique et été administrateur de la société EVOLEM, j’ai rejoint le family office pour succéder à mon père à la tête de la société. L’objectif était de développer un projet philanthropique familial et continuer à investir dans des PME, des ETI et des start-ups.

Nous croyons beaucoup à la force de la complémentarité du monde économique et des organisations à but non lucratif, pour avoir un impact positif sur la société.

Chez EVOLEM, nous parlons de philanthropie plutôt que de mécénat, car c’est un sujet familial avec une vision entrepreneuriale.

Nous nous appuyons sur notre ADN d’entrepreneur et d’investisseur pour soutenir et essaimer des projets à but non lucratif qui proposent des solutions concrètes au double défi, climatique et social, auquel nous sommes confrontés.

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

– Identifier et convaincre des entrepreneurs que nous pouvons les aider à se développer durablement, en devenant actionnaire à leur côté, avec la force de notre modèle hybride.

– Conjuguer la performance sociétale et la performance économique, en utilisant le levier actionnarial.

– Développer les compétences humaines et l’intelligence collective.

Dans le cadre de votre enjeu d’engagement, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Nous avons un axe stratégique autour de notre rôle d’investisseur responsable et de la finance durable.

L’équipe se fait accompagner et travaille sur le combien et le quand, pour améliorer nos pratiques d’investissement et d’accompagnement des entreprises. L’objectif est de mieux répondre aux défis sociaux et climatiques.

Je suis attentif au comment et je rappelle le pourquoi.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

La période que nous traversons fragilise et bouleverse les êtres humains.

Il faudra donc en priorité soigner l’humain, qui est le moteur de l’entreprise. Cela passera par le sens du travail (vision, mission, ambition), l’exemplarité du dirigeant et l’évolution des pratiques de management.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

La chrysalide des PME et ETI est bouleversée par la pandémie. Ces entreprises sont elles-mêmes bousculées par le déploiement du digital, le télétravail, les défis climatiques. Elles sont parfois contraintes et forcées de se transformer.

La crise sanitaire est une formidable opportunité pour accélérer cette mue vers un capitalisme plus responsable.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Evolem recherche la double compétence financière et responsable (impact social et environnemental positif).

Il est important que les nouveaux collaborateurs aient toujours l’envie d’apprendre, d’entreprendre, de s’ouvrir sur le monde, pour faire différemment et s’adapter aux besoins des entreprises et des projets que nous accompagnons.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

La possibilité de contribuer à un projet commun, de s’engager et d’investir sur le long terme autour d’une mission porteuse de sens. Le tout, en préservant son équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Le but est d’accompagner des structures sur la durée, d’œuvrer pour leur pérennité et leur rentabilité. Tout cela passe par un développement durable.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

En adhérant à la communauté Entreprise DU FUTUR, je souhaite pouvoir échanger avec des dirigeants de PME, autour des difficultés qu’ils peuvent rencontrer. L’objectif est de voir si nous pouvons leur apporter notre aide, en tant qu’investisseur et actionnaire citoyen.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

Oui, bien-sûr, c’est prévu.

– Interview réalisée par Thomas JOUBERT, Lee AMIEL et Ines BEN AMOR, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Pascal BLANDIN

Crowe Avvens est un cabinet de conseils, d’audit et d’expertise comptable, implanté en région Rhône-Alpes et à Paris à travers 6 bureaux. Outre les activités traditionnelles, Crowe Avvens a développé une offre large de services dans le domaine social, de l’informatique, des opérations de haut de bilan et de la consolidation.

Votre histoire, votre entreprise

J’ai intégré le groupe Crowe Avvens en 1998 comme directeur de mission, puis en tant qu’associé en 2000.

En 2010, le groupe a connu un virage important après le départ à la retraite de ses fondateurs. Mes associés m’ont alors confié la présidence du groupe.

Nous avons choisi un projet stratégique tourné vers les PME et ETI. Fort d’une soixantaine de collaborateurs et de 6 millions d’euros de chiffre d’affaires, nous nous sommes développés par croissance organique, grâce à l’élargissement de notre offre et par croissance externe, pour réaliser en 2020 15,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, aux côtés de 160 collaborateurs.

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

Avec la crise sanitaire actuelle, j’ai l’impression d’être capitaine d’un bateau dans une tempête où il faut rester à flot et garder son cap. 

On nous parle d’économie fragilisée et de sociétés en difficulté, mais notre bateau à nous traverse lentement cette période, car nous avons le bon modèle et anticipons les événements. 

Piloter c’est anticiper les évènements. Notre bateau est certes secoué mais je sens que nous nous dirigeons vers un beau ciel bleu.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

La maîtrise de l’humain en interne est primordiale. Il est important d’avoir des collaborateurs bien dans leurs têtes, qui viennent au travail avec plaisir, motivés, sachant écouter leurs clients et identifier leurs besoins. 

L’entreprise qui saura maîtriser l’humain et qui a un bon produit sera championne du monde.
Second sujet, la maîtrise des systèmes IT : maîtriser la data, les systèmes, les process, la digitalisation et la sécurité informatique. Ce sont les enjeux de demain, c’est pourquoi nous avons créé notre propre société de conseil informatique.

Il ne faut pas avoir peur de changement et de l’évolution des générations.

Notre profession évolue énormément et l’entrepreneur a besoin d’aide et de soutien. Les entreprises souhaitent se concentrer sur leur cœur de métier, sans avoir à gérer les problèmes d’IT, de gestion d’équipe et les problèmes administratifs. Nous aurons donc encore beaucoup à offrir.

Dans le cadre de votre enjeu d’engagement, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Au sein de notre entreprise, l’enjeu de l’humain est très important. Nos stratégies ont évolué avec le temps et se développent. Au départ, nous étions une équipe de sept, les sept mercenaires. Nous travaillions jours et nuits. J’en garde de beaux souvenirs mais c’était une façon de vivre qui ne correspond plus à l’esprit actuel.

Aujourd’hui, les collaborateurs sont libres, il n’y a plus d’horaires, mais notre métier reste riche et difficile sur le plan technique et il faut réunir de belles compétences pour travailler sur des dossiers de qualité. Notre métier a la particularité d’offrir de nombreux défis à relever pour des gens curieux et ouverts à de nouvelles techniques, tout en restant très exigeant pour nos clients.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Il faut être capable de remettre en question tous les modèles de pensée, de travail et de vision économique, et cette crise nous démontre partout que c’est possible.
Un dirigeant n’est pas quelqu’un qui est compétent sur tout : ce n’est pas être le meilleur technicien de sa boîte, c’est celui qui regarde les choses avec de la hauteur et qui est capable de prendre des décisions, quitte à s’entourer de conseils. 

Le dirigeant sait discuter, échanger, écouter et de se remettre en question.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Christophe Collomb : imaginer, rêver, convaincre, persévérer, essayer, réussir, recommencer.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Les anciens doivent être à l’écoute et les jeunes doivent être force de proposition, dans leurs projets et dans leurs solutions.

Ils doivent faire preuve d’initiative et montrer leurs compétences.
Une entreprise fonctionne parce qu’elle gagne de l’argent pour investir en moyens et en équipe. Il va alors falloir trouver, dans le monde de l’économie sociale et écologique qui semble prometteuse, comment en gagner car il n’existe pas de modèle économique sans équilibre financier.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs n’est pas chose facile. Il est primordial de multiplier les contacts, notamment avec les étudiants, à travers nos interventions dans les écoles et dans les forums. 

La taille et la qualité de nos clients, nos relations avec nos collaborateurs, la qualité de nos services font partie de notre stratégie, ainsi que le réseau international auquel nous appartenons.
Le bouche-à-oreille pèse plus que n’importe quelle autre stratégie, même si nous travaillons aussi sur les réseaux sociaux.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Je suis très intéressé par le débat sur les changements de modèles des entreprises et notamment sur l’évolution de la mentalité des dirigeants à ce sujet. 

J’aime participer au débat autour de la société du futur sur le plan comportemental, car c’est un bon moyen de comprendre la vision des dirigeants de demain.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

Oui, bien sûr, avec plaisir.


– Interview réalisée par Mélodie BEGON, Claire ROZENBERG et Aurélie DUBUC, étudiantes de l’EM Lyon Business School.

Interview de Dirigeant – Alain LOYER

Filiale du Groupe Bouygues, Bouygues Construction est présent dans tous les secteurs du bâtiment (logements, bureaux, industrie, équipements publics), représentant près de 78% du chiffre d’affaires du groupe, pour plus de 58 000 collaborateurs.

Après 38 ans passés dans le groupe, Alain LOYER est Directeur Général Adjoint de Bouygues Bâtiment France Europe, chargé des filiales constructions dans le Nord-Est et le Sud-Est de la France ainsi qu’en Europe centrale. Il a débuté en tant qu’Ingénieur de chantier et a notamment travaillé en Afrique du Nord, en Asie et en Suisse.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

S’il y a un mot qui décrit le mieux notre entreprise, c’est le verbe “servir”. 

Notre mission principale est de répondre aux besoins de nos clients, tout en satisfaisant les collaborateurs et les actionnaires. Nous n’avons pas de produit à vendre, nous existons uniquement grâce à nos clients. Il faut donc les satisfaire au mieux. 

De plus, l’épanouissement des collaborateurs est primordial afin qu’ils apportent toute leur motivation au profit de cet écosystème.

Il y a une formule que j’aime, de Martin Bouygues :

Il n’y a pas de leadership sans prise de risque et donc, sans droit à l’erreur.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

Nous avons adopté une baseline depuis quelque temps : “responsable et engagé”. 

Nous voulons participer activement aux enjeux actuels, que cela soit en matière de santé et sécurité au travail, mais également en matière de stratégie climat. 

C’est un engagement stratégique fort : nous ne cherchons plus à bien faire, mais à mieux faire. Cela passe par la mesure, au quotidien, de la qualité et de la performance de nos produits. Le but est de prendre en compte les attentes de toutes les parties prenantes. 

Enfin, notre nouvel enjeu est celui de la maîtrise de la data, afin d’accompagner la réflexion sur les enjeux précédents.

Dans le cadre de vos enjeux d’engagement et de responsabilité, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Les chantiers sont multiples, qu’ils soient au niveau de la responsabilité sociétale ou environnementale. Chacun de nos ouvrages est unique, nous avons donc une responsabilité très importante concernant l’après-vente.

Pour optimiser la qualité de notre engagement environnemental, nous avons enclenché un chantier de plus d’un an, afin de comprendre notre consommation de carbone sur nos chantiers. Pour cela, nous formons l’ensemble des collaborateurs, du compagnon au directeur général, afin que tout le monde comprenne l’objectif d’une réduction de 30% sur la consommation de carbone. 

Pour la réalisation de cet objectif, nous privilégions l’utilisation du bois local plutôt que du béton dans nos chantiers. Nous agissons également sur la gestion de nos déplacements quotidiens et sur notre consommation d’énergie.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

Le rôle d’un dirigeant, c’est avant tout d’anticiper les demandes de l’ensemble des parties prenantes. Finalement, ce n’est pas un conseil spécifique à cette situation, c’est un effort à faire au quotidien ! 

Par exemple, dans le bâtiment, il faut sans cesse imaginer comment les besoins des utilisateurs, riverains et investisseurs vont évoluer dans les années à venir. En effet, les projets que nous livrons aujourd’hui, nous les avons imaginés il y a 3 ou 4 ans. La crise du Covid-19 nous encourage à trouver des solutions pour raccourcir ce délai d’adaptation.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

Ils sont les bâtisseurs des cathédrales du XXIème siècle. 

J’aime beaucoup cette analogie, car une cathédrale est une somme de détails. Chaque PME et ETI, experte dans son domaine, participe à l’édification de la cathédrale et la richesse de notre environnement résulte de cette somme.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

En premier lieu, le sens de l’équipe ! Aujourd’hui, personne ne peut se vanter de savoir construire un bâtiment de bureaux seul. Le bâtisseur a besoin d’architectes, les architectes ont besoin d’ingénieurs, etc. 

Derrière cela, ce sont la créativité, la capacité d’écoute et l’éthique qui sont importantes.

Il faut savoir écouter les personnes qui pensent différemment.

Par exemple, un chirurgien connaît ses besoins en tant que médecin, mais ne sait pas nécessairement les traduire en termes d’architecture : c’est ici que nous devons être capables d’intervenir. 

C’est de cette richesse de points de vue que naissent les projets réussis, ceux qui seront les mieux adaptés aux attentes de tous les utilisateurs. 

Ensuite, il faut savoir bien faire du premier coup. Je crois que l’exploitation de la data peut grandement nous aider sur ce point.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Nous avons la chance d’être une grande entreprise. Nous mettons donc en avant la possibilité de faire un parcours diversifié dans des équipes qui partagent des valeurs communes. Chaque collaborateur a l’opportunité de changer son cœur de métier au cours de sa carrière. Notre rayonnement international nous permet également de leur offrir une grande mobilité.

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

Il faut anticiper l’avenir grâce à une vision. Pour avoir une vision claire de l’avenir, il faut savoir confronter ses idées à d’autres entrepreneurs et chefs d’entreprises, et ce, de manière libre, sans concurrence. Il faut apprécier le partage de bonnes pratiques pour progresser collectivement et individuellement. 

L’Entreprise DU FUTUR, c’est la richesse de l’ensemble des membres regroupée au travers des différents échanges.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

Bouygues Bâtiment Sud-Est et Denis URCULLU, DGA Auvergne-Rhône-Alpes, seront présents sans aucun doute.


– Interview réalisée par Vincent FAVOT, Guillaume RIMAUD et Capucine BROUSSAUDIER, étudiants de l’EM Lyon Business School.

Barometre semestre 1

LE BAROMÈTRE TRIMESTRIEL 2021 DE L’ENTREPRISE DU FUTUR

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Chaque trimestre nous interrogeons 1200 Présidents et Directeurs Généraux de PME & ETI, pour dégager les grandes tendances de leurs actions et orientations stratégiques autour de 5 enjeux clés.


Retrouvez ci-dessous les résultats du 1er trimestre 2021 !

/ humain

86 % 

des entreprises ont fait le choix de revoir leur stratégie financière au service du développement du chiffre d’affaires (45%) ou de l’augmentation de la marge (25%), alors que 1 entreprise/5 n’a pas changé sa stratégie financière.

1 entreprise sur 2 

prévoit de revoir le schéma de son organisation et de ses activités financières dans les prochains mois.

41% 

des entreprises n’ont demandé aucune aide d’État, car elles n’ont pas connu de difficultés financières (27%) ou ont su être autonomes face aux difficultés (20%).

/ engagement

60%

des entreprises ont prévu d’intégrer la transition écologique dans leurs grands enjeux stratégiques 2021.

62%

des entreprises ont déjà déployé depuis plusieurs années, des projets sociaux et sociétaux au sein de leur entreprise et n’ont pas attendu la crise pour les lancer.

56%

des entreprises ont maintenu tous leurs engagements solidaires (mécénats, dons,…) malgré la crise.

/ révolutionnaire

89%

des dirigeants indiquent que leur modèle économique est résilient face à la crise. Toutefois 55% d’entre eux travaillent déjà sur leur futur modèle.

2 enjeux majeurs

Pour les entreprises en 2021, les 2 enjeux majeurs d’accélération de la transformation digitale sont centrés sur la croissance économique pour : le développement de nouveaux marchés (63%) et/ou par la performance commerciale (62%).

3 freins majeurs

à la transformation digitale des entreprises sont : le manque de temps (36%), la complexité de mise en œuvre (28%) et le manque de compétence interne (17%).

/ orchestrateur

70%

prévoit de revoir le schéma de son organisation et de ses activités financières dans les prochains mois.

1 entreprise sur 3

Pour les entreprises en 2021, les 2 enjeux majeurs d’accélération de la transformation digitale sont centrés sur la croissance économique pour : le développement de nouveaux marchés (63%) et/ou par la performance commerciale (62%).

47%

des entreprises n’ont demandé aucune aide d’État, car elles n’ont pas connu de difficultés financières (27%) ou ont su être autonomes face aux difficultés (20%).

/ STRATège

1/2 entreprise

va privilégier ses investissements 2021 sur l’enjeu de L’HUMAIN : talents, management, organisation.

2 leviers majeurs

du rebond économique pour les entreprises seront centrés sur l’innovation de nouveaux produits et services (61%) et la conquête de nouvelles parts de marchés (54%).

83%

des entreprises prévoient de maintenir (41%), voire renforcer et accélérer (42%) leurs investissements en 2021 en innovation et R&D.

Enquête réalisée par l’Entreprise DU FUTUR et implid en février 2021,
auprès de 1200 dirigeants de PME & ETI de tous secteurs d’activité, avec 20% de répondant.

Interviews de dirigeant

Chaque semaine nous donnons la parole à nos membres dirigeants de PME / ETI, pour mettre en lumière leurs expériences et partager leurs visions à la communauté. 

Découvrez ci-dessous les interviews de ces dirigeants et échangez avec eux en rejoignant l’Entreprise DU FUTUR.