Interview de Dirigeant – Pierre-Eric BRENIER

C’PRO est une entreprise spécialisée dans le traitement de l’information. Elle offre des solutions dans le domaine des systèmes d’information, permettant un accompagnement des projets numériques des TPE jusqu’aux grands comptes publics et privés. L’entreprise a été créée il y a 30 ans, le 1er en avril 1991 suite au rachat, par Monsieur Pieric Brenier, du distributeur des photocopieurs Toshiba à Valence pour la Drôme et l’Ardèche.

En plus de son expertise dans le domaine de  l’impression, C’PRO s’est développé au fil des acquisitions avec deux métiers complémentaires : l’informatique et le télécom.

Aujourd’hui, le Groupe C’PRO se compose de 2485 salariés, 163 agences en France et 76 000 clients. Le chiffre d’affaires de 586 millions d’euros.

Grâce à des méthodes de management fondées sur l’écoute, l’employabilité et le développement des collaborateurs, l’entreprise a obtenu sur la région AURA et pour la 8ème année consécutive le label Great Place To Work, “l’entreprise où il fait bon travailler”.

Votre histoire, votre entreprise

Avez-vous une image, métaphore ou citation qui illustre le mieux selon vous votre entreprise ?

La doctrine de C’PRO est “travailler sérieusement sans se prendre au sérieux”, c’est-à-dire prendre du plaisir dans son travail tout en le faisant sérieusement.

Selon vous, quels seraient les 3 enjeux stratégiques majeurs de votre entreprise et pourquoi ?

C’PRO est une entreprise vendant des solutions d’impression d’informatique et de télécommunication aux grandes et moyennes entreprises.

Les 3 enjeux stratégiques sont :

  • faire du cross selling entre toutes les business units
  • que les nouveaux collaborateurs issus des nombreuses acquisitions adhérent au projet ; cela veut dire embarquer les coéquipiers, qu’ils soient “fiers de porter le maillot”
  • satisfaire les collaborateurs afin qu’ils aient une fierté d’appartenance et de valorisation RSE que ce soit au niveau environnemental ou au niveau de l’économie circulaire.

Dans le cadre de votre enjeu humain, avez-vous mis en place une pratique dans ce domaine ou avez-vous démarré un chantier de travail à ce sujet ?

Pour moi, la satisfaction des clients est essentielle, car c’est eux qui font vivre l’entreprise. Si une attitude positive est instaurée et si les engagements sont respectés, alors nos clients seront satisfaits et continueront de collaborer avec l’entreprise.

L’entreprise C’PRO a obtenu pour la neuvième année consécutive le label Great Place To Work.
Il est important pour nous de fêter les succès et les victoires. D’ailleurs, nous dépensons beaucoup dans l’organisation d’événements pour fêter nos réussites.

Par exemple, l’an prochain, C’PRO changera de nom et en cet honneur nous organisons un séminaire à Marrakech avec les collaborateurs.

Nous avons également mis en place un fond commun afin que tous les collaborateurs soient actionnaires de l’entreprise.

Tout cela s’inscrit dans la logique “Human First” et tout le reste en sont des conséquences.

En tant que chef d’entreprise, quel(s) conseil(s) aimeriez-vous partager à vos pairs entrepreneurs pour saisir le rebond de 2021 ?

N’ayant pas été touché par la crise sanitaire du coronavirus, je ne préfère pas donner de conseils. La seule chose que je recommande c’est de rester focus sur ses projets et de croire en ses équipes ainsi qu’en soi-même.

Sous la forme d’une analogie, d’un proverbe ou d’un personnage, comment présenteriez-vous les PME et ETI de demain ?

La richesse de l’entreprise, c’est l’humain. Nous avons besoin les uns des autres, pour s’élever ensemble !

Je souhaite vous partager le proverbe africain suivant : “Pour élever un enfant, il faut tout un village”.

Cela illustre métaphoriquement que nous sommes des villages, et qu’il faut nous construire ensemble pour grandir et s’élever.

La richesse de l’entreprise, c’est le capital social, c’est l’humain.

Qu’attendez-vous des nouveaux collaborateurs qui rejoindront votre entreprise ?

Ce que j’attends c’est avant tout, qu’ils prennent du plaisir dans leur travail, de cette manière ils seront engagés et alors, on en tirera les bénéfices.

Pour les futurs collaborateurs, je vous conseille de  prendre du plaisir et de choisir l’entreprise qui vous plaît. Mettez le projet humain et le sens avant le salaire et le nombre de RTT que vous aurez et soyez MOTIVÉS.

J’aime la phrase “La chance, c’est une compétence”.
Vous savez quand une personne réussit, on dit qu’il a eu de la chance. Moi je réponds à cela : “Oui j’ai eu la chance de travailler pour être là où je suis ! Notre destin nous l’avons tous dans nos mains. Il faut savoir être entrepreneur de notre vie.

La chance, c’est une compétence.

Qu’apporte aujourd’hui votre entreprise pour attirer et fidéliser ces futurs collaborateurs ?

Nous travaillons sur notre marque employeur, car nous pensons qu’un collaborateur est un ambassadeur de son entreprise. On dit souvent que quand un collaborateur rentre dans une entreprise, c’est pour son projet. Mais quand il la quitte, 1 fois sur 2, il quitte son manageur.

Notre société fait un focus assez fort sur la formation et l’accompagnement. Pour cela, nous avons créé la « C’PRO Université », une fois par an nous réunissons l’ensemble des managers autour de différents sujets : formation avec philosophes, réflexion sur le bonheur au travail etc…

Mon métier, c’est de faire que mes collaborateurs ne soient plus jamais défiants. Pour cela, il faut compter sur le manageur, donner du sens, savoir vraiment écouter les personnes et les remercier. 

En réalité, cela reste plus facile à dire qu’à faire ! 

Vos engagements aux côtés de l’Entreprise DU FUTUR

Qu’attendez-vous de l’Entreprise DU FUTUR et de cette dynamique collective de dirigeants de PME et ETI ?

J’aime partager, si mon témoignage intéresse alors je suis prêt à le donner pour aider d’autres dirigeants de l’écosystème. J’ai également besoin de recevoir de mes pairs entrepreneurs.

Prévoyez-vous d’être présent à la prochaine édition du Congrès Annuel de l’Entreprise DU FUTUR, le 1er juillet 2021 ?

 Oui, certainement.

– Interview réalisée par Eva ABDILLAHI, Alixia ZEITOUN et Ethel MUSEUX, étudiants de l’EM Lyon Business School.